Retour prévu fin mai.
En attendant, un regard bleu.
Et une arcade balafrée.
Pour faire peur aux corsaires.
En attendant, un regard bleu.
Et une arcade balafrée.
Pour faire peur aux corsaires.
par Melimelo
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Voyage voyage
Ce soir j'ai envie de vous (re)donner envie. Comme je ne peux pas faire la danse du ventre là tout de suite, ni faire un strip quasi comic, je vais juste vous donner un bon conseil mais qui vaut
son pesant de polenta. Parce que je suis certaine que Ciao Stefano vous seriez passés à côté. C'est vrai que la bande annonce à l'air gentillet. Bon le rocker punk italien (ahahahahah) de
35 ans qui connaît un passage à vide et qui quitte Roma pour revenir dans son Emilia Romagna natale, ça casse pas forcément une patte à un toutou. Sauf que si tu ajoutes le regard de Stefano qui
contemple la tragédie burlesque de la vie de famille avec un curieux mélange de détachement et d'affection, tu obtiens une vision foncièrement contemporaine de l'Italie. Et vous savez quoi? Ca me
donne furieusement envie.
par Melimelo
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Flims
Se jouer des clichés. Même s'ils ont la rétine dure à cuire.
par Melimelo
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lux fiat
et hop comment perdre ses cinq lecteurs.
Mais aujourd'hui est un jour spécial puisque par une heureuse conjonction des astres, le ciel rejoint enfin la terre. La fête du travail (plus, feignasse) coïncide avec l'ascension (il paraît que quand la tête est passée, le corps vient tout seul). Le rouge et le noir quoi. D'ailleurs, à l'heure qu'il est j'hésite encore entre une petite manif merguez ou me taper trois heures de messe à la radio. Tout compte fait, je pense que je ne vais rien faire. Ah si, ressusciter le blogounet, quoique tu t'en balances pas mal puisque tu es en week end, béni soit le muguet, mais je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Enjoy.
Quand tu meurs, ta vie défile à toute vitesse devant tes yeux. Donc depuis une semaine que I lay dying, je vous fais un petit résumé du grand défilé. Mais vite fait, comme disent les jeunes d'aujourd'hui.
The eye ne m'a même pas fait peur, je l'ai trouvé seulement ridicule. Evidemment il y a Jessica Alba, mais à la surprise générale cela ne suffit pas à nous terroriser. Circulez, il n'y a vraiment RAV.
Penelope petite mignardise sucrée montre que même avec un nez de cochon Christina Ricci reste infiniment sexy. Je ne suis pas certaine que cela serait le cas pour Jessica Alba. Par contre les paris sont ouverts pour Scarlett (gruiiiik gruiiiik, fais le cochon pour ceux qui ont des références cinématographiques).
L'heure d'été d'Assays mérite certainement mieux que trois lignes. Je dirai seulement qu'on retrouve Jérémie Renier quatre ans après l'avoir laissé dans Violence des échanges en milieu tempéré dans la continuité de son personnage. Bourgeoisie sans complexe et mondialisée, égoïste par dessus tout. Mais malgré la critique sociale, malgré le douloureux constat que le choses ont parfois plus de mémoire que les hommes, la force d'Assayas est de ne jamais condamner, de toujours trouver ce qui sauve. Et puis il n'a pas pu s'empêcher d'ajouter des adolescents sautillants sur Loser des Plasticines, parce qu'après tout c'est quand même ce qu'il sait le mieux faire.
27 robes a été un flim compliqué dans l'état de mort cérébrale où je me trouvais hier soir. Les 20 premières minutes je n'ai absolument rien compris. Mais pourquoi cette fille allait à tous ces mariages? de quel complot médiatico financier parlent-ils? c'est bizarre sa boîte ne ressemble pas à celle d'un traiteur?... Mais que voulez vous après une longue absence, il faut le temps de reprendre ses marques. Vite fait.
Mais aujourd'hui est un jour spécial puisque par une heureuse conjonction des astres, le ciel rejoint enfin la terre. La fête du travail (plus, feignasse) coïncide avec l'ascension (il paraît que quand la tête est passée, le corps vient tout seul). Le rouge et le noir quoi. D'ailleurs, à l'heure qu'il est j'hésite encore entre une petite manif merguez ou me taper trois heures de messe à la radio. Tout compte fait, je pense que je ne vais rien faire. Ah si, ressusciter le blogounet, quoique tu t'en balances pas mal puisque tu es en week end, béni soit le muguet, mais je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Enjoy.
Quand tu meurs, ta vie défile à toute vitesse devant tes yeux. Donc depuis une semaine que I lay dying, je vous fais un petit résumé du grand défilé. Mais vite fait, comme disent les jeunes d'aujourd'hui.
The eye ne m'a même pas fait peur, je l'ai trouvé seulement ridicule. Evidemment il y a Jessica Alba, mais à la surprise générale cela ne suffit pas à nous terroriser. Circulez, il n'y a vraiment RAV.
Penelope petite mignardise sucrée montre que même avec un nez de cochon Christina Ricci reste infiniment sexy. Je ne suis pas certaine que cela serait le cas pour Jessica Alba. Par contre les paris sont ouverts pour Scarlett (gruiiiik gruiiiik, fais le cochon pour ceux qui ont des références cinématographiques).
L'heure d'été d'Assays mérite certainement mieux que trois lignes. Je dirai seulement qu'on retrouve Jérémie Renier quatre ans après l'avoir laissé dans Violence des échanges en milieu tempéré dans la continuité de son personnage. Bourgeoisie sans complexe et mondialisée, égoïste par dessus tout. Mais malgré la critique sociale, malgré le douloureux constat que le choses ont parfois plus de mémoire que les hommes, la force d'Assayas est de ne jamais condamner, de toujours trouver ce qui sauve. Et puis il n'a pas pu s'empêcher d'ajouter des adolescents sautillants sur Loser des Plasticines, parce qu'après tout c'est quand même ce qu'il sait le mieux faire.
27 robes a été un flim compliqué dans l'état de mort cérébrale où je me trouvais hier soir. Les 20 premières minutes je n'ai absolument rien compris. Mais pourquoi cette fille allait à tous ces mariages? de quel complot médiatico financier parlent-ils? c'est bizarre sa boîte ne ressemble pas à celle d'un traiteur?... Mais que voulez vous après une longue absence, il faut le temps de reprendre ses marques. Vite fait.
par Melimelo
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Flims
Je sais pas si tu t'intéresses à l'actualité française, et pourtant tu devrais, mais il y avait un truc très tendance il y a quelques années sur les blogs. Des jeunes filles s'amusaient à
échanger leurs expériences gastronomiques à coups de 'hier j'ai mangé trois feuilles de salades, je suis trop une championne', 'pour se faire vomir pas besoin de médicaments, un index, un majeur
et le tour est joué', 'les laxatifs évidemment ça te nique les intestins mais l'effet est super, j'ai perdu 4 kilos en une semaine', 'j'adore mon corps, mes 39 kilos me vont comme une reine, bien
sûr je perds mes cheveux mais franchement encore un petit effort et je serai parfaite'. Je le sais, je les ai lues. au hasard d'un travail étudiant. et par pur voyeurisme aussi bien sûr. et il
fallait les voir ces photos de petits squelettes. et lire leur poésie/douleur aussi. et comprendre leur douceur adolescente. C'était en 2003. Des psychiatres avaient tiré la sonnette d'alarme en
affirmant qu'internet permettait à ces communautés de se former et d'entretenir la pathologie en l'agravant. Il fallait agir. et vite.
Avril 2008, une député UMP dépose une proposition de loi sanctionnant de deux ans de prison max et de 30 000 EUR d'amende pour toute incitation à l'anorexie. Les blogs pro-ana se sentent visés. avec raison.
Le meloblog, émanation d'un divorce mal digéré, resté de plus en plus famélique à cause d'une sous-alimentation chronique, se sent visé. avec raison. Il décide alors de franchir la border line et commence une grève de la FIN qui le conduira à une mort certaine. Il sera BEAU, il sera PARFAIT. il ne pésera PLUS UNE LIGNE.
Avril 2008, une député UMP dépose une proposition de loi sanctionnant de deux ans de prison max et de 30 000 EUR d'amende pour toute incitation à l'anorexie. Les blogs pro-ana se sentent visés. avec raison.
Le meloblog, émanation d'un divorce mal digéré, resté de plus en plus famélique à cause d'une sous-alimentation chronique, se sent visé. avec raison. Il décide alors de franchir la border line et commence une grève de la FIN qui le conduira à une mort certaine. Il sera BEAU, il sera PARFAIT. il ne pésera PLUS UNE LIGNE.
par Melimelo
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Ô quotidien
Je sais pas si tu t'interesses a la mode mais il y avait un truc tres tendance il y a quelque mois sur les blogs. Une espece de chaine du bonheur dont le jeu consistait surtout a parler de soi le
plus possible. En effet, un bel homme dans un cafe me faisait remarquer que pour tenir un blog il fallait surtout avoir une passion. A part la passion de soi, je ne crois pas que ce soit
reellement necessaire. Donc, il y a un certain temps Neil le magnifique me tagait dans le pur style "ecris 6 choses insignifiantes sur toi et passe le bebe a 6 de tes amis". Dans sa grande
delicatesse il avait omis la suite "si tu ne le fais pas tu subiras 6 ans de malheur pour toi et les 6 generations qui te suivront si tu as la chance d'avoir des enfants avant de mourir dans
d'attroces 6 souffrances". Donc sort injuste et cruel, ca n'est plus la peine de t'acharner sur moi, j'avais commence un faux semblant de reponse. Donc tu es gentil, tu laisses ma carriere
tranquille ainsi que ma petite Kitty qui a deja bien assez de soucis et de traumatismes comme ca.
Comme il n'y a pas mieux que ses proches pour parler de soi, dans un sursaut d'originalite j'avais envoye le sms suivant a 4 personnes susceptibles de m'aider (oui, je sais que 4 n'est pas egal a 6 mais je n'avais pas trouve l'option envoi de sms groupes a l'epoque et a un certain moment j'ai eu mal au pouce, le moment etant egal a 4) :
"coucou, tu peux me dire un truc insignifiant sur moi? kikoololbigbisous"
Au bout de 6 secondes (premiere reponse)(on a des copines de 24 ans ou bien), 6 heures (deuxieme reponse)(on a aussi des copines de 30 ans), 6 jours (troisieme reponse)(mais vous savez faire un reply pour ma mere ca n'a pas ete toujours une evidence), je recois les reponses suivantes :
- "rire et derision. pas facile ce que tu demandes.bisous"
- "Gentille.??"
- "mais tu n'as rien d'insignifiant ma cherie. bisous"
Tout d'abord un grand merci a ma maman qui a toujours trouve les mots et eux ne sont ni fragiles, ni futiles mais sonnent d'un grand reconfort. J'en profite pour dire un grand merci egalement a mon papa sans qui rien de tout cela n'aurait ete possible ainsi qu'a ma grand mere, a mon papy, a email, a dico, a la minette qui ont forme la grande roue de la vie de famille. et je peux vous dire que c'etait pas marrant tous les jours mais souvent plus qu'a sont tour.
Ensuite pour les reponses de mes trois poulettes je me fais un peu plus de mouron. D'abord, il y en a une qui a prefere rester silencieuse et ca ce n'est pas forcement une bonne nouvelle, ensuite mes cheries d'amour, vous ne savez vraiment pas lire ou vous pensez sincerement que la gentillesse et l'ironie sont deux aspects insignifiants de mon caractere??? Devant le peu de sens que representait cette experience interdite, j'avais decide de la suspendre jusqu'a nouvel ordre, il n'y avait vraiment pas de quoi faire un post on est d'accord. Alors maintenant que je me suis acquittee des devoirs de la matrice, je veux la roue de la Fortune tous les jours. Et je choisis l'aspirateur.
Comme il n'y a pas mieux que ses proches pour parler de soi, dans un sursaut d'originalite j'avais envoye le sms suivant a 4 personnes susceptibles de m'aider (oui, je sais que 4 n'est pas egal a 6 mais je n'avais pas trouve l'option envoi de sms groupes a l'epoque et a un certain moment j'ai eu mal au pouce, le moment etant egal a 4) :
"coucou, tu peux me dire un truc insignifiant sur moi? kikoololbigbisous"
Au bout de 6 secondes (premiere reponse)(on a des copines de 24 ans ou bien), 6 heures (deuxieme reponse)(on a aussi des copines de 30 ans), 6 jours (troisieme reponse)(mais vous savez faire un reply pour ma mere ca n'a pas ete toujours une evidence), je recois les reponses suivantes :
- "rire et derision. pas facile ce que tu demandes.bisous"
- "Gentille.??"
- "mais tu n'as rien d'insignifiant ma cherie. bisous"
Tout d'abord un grand merci a ma maman qui a toujours trouve les mots et eux ne sont ni fragiles, ni futiles mais sonnent d'un grand reconfort. J'en profite pour dire un grand merci egalement a mon papa sans qui rien de tout cela n'aurait ete possible ainsi qu'a ma grand mere, a mon papy, a email, a dico, a la minette qui ont forme la grande roue de la vie de famille. et je peux vous dire que c'etait pas marrant tous les jours mais souvent plus qu'a sont tour.
Ensuite pour les reponses de mes trois poulettes je me fais un peu plus de mouron. D'abord, il y en a une qui a prefere rester silencieuse et ca ce n'est pas forcement une bonne nouvelle, ensuite mes cheries d'amour, vous ne savez vraiment pas lire ou vous pensez sincerement que la gentillesse et l'ironie sont deux aspects insignifiants de mon caractere??? Devant le peu de sens que representait cette experience interdite, j'avais decide de la suspendre jusqu'a nouvel ordre, il n'y avait vraiment pas de quoi faire un post on est d'accord. Alors maintenant que je me suis acquittee des devoirs de la matrice, je veux la roue de la Fortune tous les jours. Et je choisis l'aspirateur.
par Melimelo
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Ô quotidien
Je suis a Londres en voyage d'affaires. J'adore ecrire cette phrase. Je suis a London for business purposes. La City, l'argent facile, le sexe, Madonna, l'Eurostar, les beans, ca merite largement
le detour mais a l'heure qu'il est j'ai decide d'aller visiter Coney Island pour profiter de mon week end sur place et j'attends le ferry dans le brouillard le plus total. La bay est silencieuse.
Clapoti clapota, c'est a peine si j'entends le bateau qui s'approche. J'ai toujours reve de voir la statue de la liberte. Je monte sur le matelas a l'arriere ou la fatigue me cloue a ras de
l'eau. Je flotte. Le brouillard se fait plus dense. Autour de moi, des ailerons. Je prends bien garde a ne pas laisser depasser mes gambettes du matelas mais je decide de minder the gap et de
descendre au prochain stop, la bienheureuse Indiana.
Indiana ressemble un peu a Coney Island. Enfin d'apres ce que je peux en imaginer dans mes reves les plus foufous. Des ruelles napolitaines que j'entreprends de gravir. A mi-chemin entre le rien et le vide, je rencontre Anne. Elle aussi vient d'Annecy aux origines du monde. On n'etait pas particulierement amies a l'epoque mais elle semble tres enthousiaste. Elle me raconte la diaspora a Indiana, les conditions difficiles. Elle m'invite dans son petit appartement au dernier etage sans ascenseur certes, mais avec terrasse. Avec terrasse donnant sur la cage d'escalier ou les voisins ont decide de rejouer la scene d'Underground avec la fanfare certes, mais avec transats en bois massif. Anne me montre la dizaine de transats alignes en m'expliquant que ses futurs babes y seront tous bien installes. Je suis de plus en plus fatiguee, je decide de prendre l'air et de monter la falaise par le chemin ou les balises sont jaunes et non pas celui ou elles sont blanches.
Pour redescendre, je prendrai l'ascenseur avec Tiphaine. Dans la cabine, je nage au-dessus de sa tete en essayant de coller mon visage au sien pour lui expliquer de se mefier. Je suis un requin.
Indiana ressemble un peu a Coney Island. Enfin d'apres ce que je peux en imaginer dans mes reves les plus foufous. Des ruelles napolitaines que j'entreprends de gravir. A mi-chemin entre le rien et le vide, je rencontre Anne. Elle aussi vient d'Annecy aux origines du monde. On n'etait pas particulierement amies a l'epoque mais elle semble tres enthousiaste. Elle me raconte la diaspora a Indiana, les conditions difficiles. Elle m'invite dans son petit appartement au dernier etage sans ascenseur certes, mais avec terrasse. Avec terrasse donnant sur la cage d'escalier ou les voisins ont decide de rejouer la scene d'Underground avec la fanfare certes, mais avec transats en bois massif. Anne me montre la dizaine de transats alignes en m'expliquant que ses futurs babes y seront tous bien installes. Je suis de plus en plus fatiguee, je decide de prendre l'air et de monter la falaise par le chemin ou les balises sont jaunes et non pas celui ou elles sont blanches.
Pour redescendre, je prendrai l'ascenseur avec Tiphaine. Dans la cabine, je nage au-dessus de sa tete en essayant de coller mon visage au sien pour lui expliquer de se mefier. Je suis un requin.
par Melimelo
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Voyage voyage
En ce moment mon dada c'est la zonzon. Un thème social, foucaldien, poignant. Et puis, ça change des cuicuis. Du coup, je me documente vachement, enfin à la hauteur de mes moyens, en allant voir
plein de fictions. Enfin deux. C'est ça qui est bien aussi avec mes dadas, ils ne durent jamais bien longtemps, alors profitez-en et en voiture Simone.
Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.
Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.
Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.
(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.
Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.
Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.
(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
par Melimelo
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Flims
De notre envoyée spéciale en direct live de la nuit noire :

nota bene : à gros flocons vous dis-je, à gros flocons. on n'a jamais vu chat!
"...Demain, je prendrai mes patins pour aller patiner"
mais les demains seront tout gris,
car c'est bien connu
la neige sur paris
c'est seulement quand vous dormez et que je veille.
nota bene : à gros flocons vous dis-je, à gros flocons. on n'a jamais vu chat!
"...Demain, je prendrai mes patins pour aller patiner"
mais les demains seront tout gris,
car c'est bien connu
la neige sur paris
c'est seulement quand vous dormez et que je veille.
par Melimelo
publié dans :
Ô quotidien
Pour moi c'est un retour raté, un rendez-vous manqué, un tout ce que vous voudrez mais pas un bon film. Une fille qui essaie d'oublier son passif de bourgeoise derrière une activité bohème
effrenée, s'éprend d'un loser de première qui l'a plus ou mions violée. Elle le suit hors de Paris et l'aidera à recoler les bouts de sa vie éparpillés dans tous les coins. Comme souvent chez
Doillon, l'histoire n'a pas tant d'importance que cela. Et je ne suis pas forcément contre. Pour les connoisseurs La drôlesse, j'avais adoré par exemple. En fait, j'avais adoré
tous les films de Doillon. Pas pour les scenari compliqués à rebondissements dans les tiroirs donc mais pour les dialogues lumineux. Of course! parce que ça parlote dur. Ca détricote les
relations, ça analyse, ça sentimentalise à mort. Bref, et dans le vaste monde de silence dans lequel je vivais, autant vous dire, que c'étaient des grandes bulles d'oxygène. Bref, avec Le
premier venu, il essaie de nous la refaire mais la magie en moins (à part une mention spéciale pour la bouille gouailleuse de Guillaume Saurrel). Et ça devient juste chiant. Juste plat.
Et ça je connais déjà au quotidien, j'ai pas vraiment besoin de payer pour ça. On en a tous des paroles vides, des regards inutiles, mince on attend du plein, du bien rempli, du truc nourrissant,
je sais pas moi, comme un gros oeuf de paques avec plein de chocolats dedans!
par Melimelo
publié dans :
Flims