Dimanche 21 juin 2009
L'idée originale des Beaux gosses est d'avoir fait d'une certaine pub pour un produit bancaire un flim. Riad Sattouf est plutôt iconoclaste, en général c'est le contraire. Il faut dire que les thèmes de la jeunesse et des images, il avait déjà donné grâce à La vie des jeunes publiée chaque semaine dans Charlie Hebdo  et qui me faisait moyennement rire. Le passage au cinéma est un peu plus réussi mais la satire est, comme la publicité, facile. Quant à l'art... Pourtant il y a toutes les copines à Desplechin dans ce flim. Des femmes toutes très bien. Je te jure. Faites des beaux gosses.

Sinon dans la catégorie facilité, également, les producteurs de Eternal sunshine of the spotless mind et ceux de Little miss sunshine ont cru que la clef du succès résidait en fait en un mot. Malheureusement Sunshine cleaning malgrè sa facture Sundance festival reste juste tiède. Pas de quoi être éblouie quoi. Alors que j'ai tant besoin de soleil dans la face. Je veux une luxthérapie. Vite.
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Lundi 8 juin 2009
Terminator Renaissance, c'est trop fort.

Je veux dire, le SON EST TROP FORT : VROOOMMM, SCRIIIIIIIIIIIIICHHHHHHHH, GLING GLING, VROOOOM, I'LL BE BACK, SMOUTCH, SMOUTCH, TATATATATA, VROOOOOM.

En fait, ça faisait bien depuis 1991 avec Terminator 2 :  le jugement  dernier que je n'avais pas vu un flim AUSSI FORT : VROOOMMM, SCRIIIIIIIIIIIIICHHHHHHHH, GLING GLING, VROOOOM, I'LL BE BACK, SMOUTCH, SMOUTCH, TATATATATA, VROOOOOM. Tout pareil en fait. Sauf qu'à l'époque je m'étais mise au premier rang pour être bien sûre de ne pas perdre une miette du jeu d'acteur du très prometteur Edward Furlong et que je me disais, ma petite bête tes tympans en ont pour leur pesant de coquillettes mais au moins tu en as plein les mirettes. En fait, c'était juste la marque de fabrique des films de machines, ils sont juste trop forts.

Tout ça pour dire, qu'est ce que j'ai hâte d'aller voir le second évènement trop fort de l'année, j'ai nommé le Concert de Britney  le 4 juillet à Bercy. J'ai déjà ma place. Cherche pas, il y en a plus.
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Mardi 12 mai 2009

Par exemple des vrais gens ferment leurs vrais blogs.

Après la mise en pause du fantasme absolu de tout le world wide web, l'extinction de la plus rutilante étoile du CAC40 laisse dans le palais déserté de la blogosphère (ohhh) un goût triste amer. Et c'est sans parler qu'Evelyn est presque cliniquement dead et que Boultan ne nous parle plus que de la Nouvelle Star. Il n'y a bien guère que Sébi qui nous enterrera tous avec ses amis les cyborgs. biiipp......biiiiiip.....bcouic.

Bref, toi aussi tu l'auras remarqué, la blogosphère est en phase d'épuisement. Ce formidable forum anarchique démocratique d'où jaillissait la libre pensée non encore arrivée à l'état d'expression et bien tu peux t'assoir dessus. Finis les débats passionnés sur notre grand président, éteints les billets enflammés, tues les voix dissidentes. Ce puissant outil des temps post-modernes grâce auquel le quidam pouvait d'un seul coup de clavier, d'un seul, devenir à loisir essayiste, critique cinéma et même, perche no, pouet pouet,...

Bref, liberté, où vais-je bien pouvoir écrire ton nom?

Bref, au boulot, du coup, ben tu bosses. Comme finalement, quand tu vas plus clubber en semaine et que tu ne passes plus les trois quarts de tes journées à somnoler devant internet, tu découvres que tu avais pas mal d'énergie en réserve, autour de toi ça se remarque. Et puis, paf, comme t'es dans une société bien comme il faut, en conséquence de quoi ils t'augmentent ton salaire. Et tes heures par la même occasion. Tu passes ton temps à t'(e faire) éclater(ée) professionnellement et puis tu perds un peu le goût du reste. Il faut dire que tu n'as plus trop le temps pour penser à la gaudriole.

Autrement dit, ça n'est pas que virtuellement que tu deviens chiant. J'en étais à ce point dans mes ruminations printanières quand je me rendis compte qu'on était mardi soir. Chic, pile in prime, j'allais pouvoir user mon super nouvel écran plasma plat.

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Lundi 13 avril 2009

Le film le plus kawaï, le plus mignon, le plus 'oh mon dieu je veux la même dans un bocal', c'est bien le tant attendu, le tant désiré Ponyo sur la falaise. C'est juste craquant. D'ailleurs, la question se pose si c'est pas juste un peu juste pour faire un film. Parce que l'histoire c'est un petit garçon qui trouve Ponyo, petit poisson à tête de petite fille qui devient petite fille puis re-poisson mais qui surtout aime le jambon. Et tout ça pendant environ deux heures.

Alors en gros de deux choses l'une : dis "Ponyo" tout haut (même si tu lis ce blog au boulot)(ahahah, lâche). Si tu trouves ça trop trop mignon, c'est bon, tu as atteint la maturité désirée pour aller voir le film. Sinon, il te faudra attendre de parcourir encore quelques années-lumière sur la voie de la sagesse. Avec du Captain Igloo matin, midi et soir.

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Mardi 7 avril 2009

Hey les gars, hey les gens! Quoi il n'y a plus personne? C'est juste en passant pour vous dire que ça y est, j'ai vu le flim que tout le monde il l'a vu et que tout le monde il l'a aimé. Gran torino c'est l'histoire d'un cow boy qui en fait fabriquait des voitures mais tout ça c'est du passé parce que maintenant adesso il est à la retraite, veuf, dans sa vieille bicoque. Il déteste tout le monde (alors que tout le monde aime ses flims)(mais tout le monde est un peu concon parfois) et surtout les estrangers. Parce que lui est un vrai américain venu de Pologne certes mais qui a fait la guerre de Corée. Et là on comprend que ça vous forge un cow boy. Iiiiii ha. Je ne veux pas dévoiler la fin du flim, mais bon le lucky luke il devient gentil à la fin. Une surprise qui plaira sans doute à tout le monde. Quitte à en faire trop.

Sinon, il y a un film qui mérite aussi trois pattes à un canard et je trouve qu'on en parle pas assez dans les milieux autorisés. A parler. Et non ce n'est pas Ponyo (c'est demain ça)(j'ai hâte)(hiiiiiiiiiiiii), c'est Loin de la terre brûlée. Une très belle fresque sur trois générations de fifilles. Ca commence par le drame de la caravane qui explose, sous le soleil, exactement. Dans la chaleur du nouveau Mexique. Et puis l'humidité du nord des States où on troque l'ocre pour le bleu et l'amour pour du sexe à pas cher. Et puis les générations, je vous ai déjà dit tout ça, mais vous ne m'écoutez plus.

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Lundi 30 mars 2009
Pourquoi me donne-je (parfois) comme devoir moral de voir certains films? Est-ce que je suis payée pour ça? Est-ce pour la gloire? Est-ce pour le vice? Est-ce pour mon blog?

Que les raisons soient plus plates que tout cela m'attriste quelque peu. Car, hélas, trois fois lasse, devant le miroir narcissique du grand Linternet, je veux bien vous l'avouer, à vous ombres silencieuses, c'est par pur "esprit systématique". Le même qui m'oblige à lire *toutes* les notes de bas de page d'un livre déjà bien assez long par ailleurs (où ça?), le même (lui-même) qui me force à refaire toutes les équations avant de pouvoir espérer comprendre une démonstration. Butée ou minutieuse, c'est selon. Bref, j'ai une liste dans la tête et mon but dans la vie c'est de mettre des petites croix en face. Tu admettras que c'est pas plus con que le soduku.

Et vas savoir pourquoi, La fille du RER était sur ma liste. Un peu parce que Téchiné, un peu parce que Emilie Dequenne, un peu pour l'histoire. Les faits divers ne font pas souvent rêver mais ils peuvent faire des petits films pas si inintéressants. Et même pas si mal, oserai-je, ce parallèle intergénérationnel des femmes d'une famille qui se refusent aux hommes d'une autre. Même s'ils sont riches et pas vraiment parce qu'ils sont juifs. Mais l'histoire c'est surtout celle d'une grosse menteuse qui raconte n'importe quoi à qui veut bien l'écouter. Et ils sont nombreux. A l'affut.

Un peu plus et elle m'aurait dit qu'il faisait toujours beau à Montpellier. Nimpnawak.
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Vendredi 20 mars 2009
Un millésime.

Cette année la surboom de circonstance fête la fin de l'hiver et le début du dégel. Je te mets un flyer mais quelle idée d'habiter à Saint Gnore lès Provences du Sud.
Tssss.


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Mardi 10 mars 2009
Tu te disais sûrement que j'étais partie en vacances, loin, exagérément loin, dans un endroit du fin du bout du fond du monde. Un pays imbécile où jamais il ne pleut. Où on ne connaît rien d'internet. Enfin, que j'avais cédé, moi, comme tant d'autres, à consommer mon quota outrancier de CO2 d'habitante de pays riche à deux balles pour un exil artificiel. mais toujours loin de l'Eden.
Et ben non.
Et ben raté.
J'ai trimé comme une ânesse et écrasé comme un loire. Fin février début mars, c'est à l'ombre et au vent d'une faillite bancaire que tu pouvais me trouver. Loin du soleil des tropiques. Affirmatif.
Tout ça pour dire que.

Tu peux aller voir Miss Pettigrew si par hasard il joue encore près de chez toi. L'histoire de cette gouvernante entrée presque par effraction chez une Nana dans la Londres de 1939 a ce qu'il faut d'enjoué pour te faire oublier que tu détestes les flims qui se finissent bien.

Tu peux aussi te laisser aller à aller voir le très consensuel Harvey Milk. Tu sortiras comme tout le monde persuadé que Sean est un merveilleux acteur, que l'homophobie pouah, c'est nul. Et comme tout le monde, sous cape et en douce, tu te diras que quand même l'homoparentalité, peut être pas après tout. Faut pas pousser le consensus dans les horties tout de même.

Par contre, si tu as rencart, le jour où tu avais prévu d'aller voir La vague, n'hésite même pas une seconde. Ce petit film allemand au sujet prometteur, un prof qui fait naître chez ses élèves une dérive autocratique, ne mérite pas plus que son résumé. D'ailleurs, je ne vais pas en dire plus. Tiens.

Enfin, Boy A est mon petit joyau de la semaine. A 24 ans, Jack essaie de reconstruire sa vie après avoir passé son adolescence en prison pour un meutre qu'il a commis enfant (j'ai dû lire la critique allocine là). Malgré des petites facilités de scénario, on love parce que c'est l'Angleterre, la vraie, celle des tabloids et des échanges linguistiques dans des banlieues sordides. On love aussi parce que quand même, on a failli pleurer à la fin. Et ça c'est pas tous les jours, croix de fer, foi de coeur de bois.

Et une précision. Le tu n'est pas familier. Il est masculin singulier. Comme toi.
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Mardi 24 février 2009



nota bene : l'effondrement des marchés financiers laissait perplexes les cercles dont Octave Triché avait si difficilement forcé l'entrée. Malgré l'obstination du calendrier, tout cela sentait furieusement la fin de siècle.
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Jeudi 19 février 2009



nota bene : séance annulée pour cause d'yeux qui tombent de fatigue. Et dire que je ne vous ai même pas causé de la saint valentin ni de vendredi13. Mais que sont devenus les marroniers du temps qui passe, que sont devenus les sujets du temps passé?

Apprendrons-nous un jour? Apprendrons-nous jamais?
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