Par exemple des vrais gens ferment leurs vrais blogs.
Après la mise en pause du fantasme absolu de tout le world wide web, l'extinction de la plus rutilante étoile du CAC40 laisse dans le palais déserté de la blogosphère (ohhh) un goût triste amer. Et c'est sans parler qu'Evelyn est presque cliniquement dead et que Boultan ne nous parle plus que de la Nouvelle Star. Il n'y a bien
guère que Sébi qui nous enterrera tous avec ses amis les cyborgs. biiipp......biiiiiip.....bcouic.
Bref, toi aussi tu l'auras remarqué, la blogosphère est en phase d'épuisement. Ce formidable forum anarchique démocratique d'où jaillissait la
libre pensée non encore arrivée à l'état d'expression et bien tu peux t'assoir dessus. Finis les débats passionnés sur notre grand président, éteints les billets enflammés, tues les
voix dissidentes. Ce puissant outil des temps post-modernes grâce auquel le quidam pouvait d'un seul coup de clavier, d'un seul, devenir à loisir essayiste, critique cinéma et même, perche
no, pouet pouet,...
Bref, liberté, où vais-je bien pouvoir écrire ton nom?
Bref, au boulot, du coup, ben tu bosses. Comme finalement, quand tu vas plus clubber en semaine et que tu ne passes plus les trois quarts de tes journées à somnoler devant internet,
tu découvres que tu avais pas mal d'énergie en réserve, autour de toi ça se remarque. Et puis, paf, comme t'es dans une société bien comme il faut, en conséquence de quoi ils
t'augmentent ton salaire. Et tes heures par la même occasion. Tu passes ton temps à t'(e faire) éclater(ée) professionnellement et puis tu perds un peu le goût du reste. Il faut
dire que tu n'as plus trop le temps pour penser à la gaudriole.
Autrement dit, ça n'est pas que virtuellement que tu deviens chiant. J'en étais à ce point dans mes ruminations printanières quand je me rendis compte qu'on était mardi soir. Chic, pile
in prime, j'allais pouvoir user mon super nouvel écran plasma plat.
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Publié dans : Ô quotidien
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Par Melimelo
Le film le plus kawaï, le plus mignon, le plus 'oh mon dieu je veux la même dans un bocal', c'est bien le tant attendu, le tant désiré Ponyo sur la falaise. C'est juste craquant.
D'ailleurs, la question se pose si c'est pas juste un peu juste pour faire un film. Parce que l'histoire c'est un petit garçon qui trouve Ponyo, petit poisson à tête de petite fille qui devient
petite fille puis re-poisson mais qui surtout aime le jambon. Et tout ça pendant environ deux heures.
Alors en gros de deux choses l'une : dis "Ponyo" tout haut (même si tu lis ce blog au boulot)(ahahah, lâche). Si tu trouves ça trop trop mignon, c'est bon, tu as atteint la maturité désirée pour
aller voir le film. Sinon, il te faudra attendre de parcourir encore quelques années-lumière sur la voie de la sagesse. Avec du Captain Igloo matin, midi et soir.
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Publié dans : Flims
9
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Par Melimelo
Hey les gars, hey les gens! Quoi il n'y a plus personne? C'est juste en passant pour vous dire que ça y est, j'ai vu le flim que tout le monde il l'a vu et que tout le monde il l'a aimé.
Gran torino c'est l'histoire d'un cow boy qui en fait fabriquait des voitures mais tout ça c'est du passé parce que maintenant adesso il est à la retraite, veuf, dans sa vieille
bicoque. Il déteste tout le monde (alors que tout le monde aime ses flims)(mais tout le monde est un peu concon parfois) et surtout les estrangers. Parce que lui est un vrai américain venu de
Pologne certes mais qui a fait la guerre de Corée. Et là on comprend que ça vous forge un cow boy. Iiiiii ha. Je ne veux pas dévoiler la fin du flim, mais bon le lucky luke il devient gentil à la
fin. Une surprise qui plaira sans doute à tout le monde. Quitte à en faire trop.
Sinon, il y a un film qui mérite aussi trois pattes à un canard et je trouve qu'on en parle pas assez dans les milieux autorisés. A parler. Et non ce n'est pas Ponyo (c'est
demain ça)(j'ai hâte)(hiiiiiiiiiiiii), c'est Loin de la terre brûlée. Une très belle fresque sur trois générations de fifilles. Ca commence par le drame de la caravane qui
explose, sous le soleil, exactement. Dans la chaleur du nouveau Mexique. Et puis l'humidité du nord des States où on troque l'ocre pour le bleu et l'amour pour du sexe à pas cher. Et puis
les générations, je vous ai déjà dit tout ça, mais vous ne m'écoutez plus.
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Publié dans : Flims
9
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Par Melimelo
Pourquoi me donne-je (parfois) comme devoir moral de voir certains films? Est-ce que je suis payée pour ça? Est-ce pour la gloire? Est-ce pour le vice? Est-ce pour mon blog?
Que les raisons soient plus plates que tout cela m'attriste quelque peu. Car, hélas, trois fois lasse, devant le miroir narcissique du grand Linternet, je veux bien vous l'avouer, à vous ombres
silencieuses, c'est par pur "esprit systématique". Le même qui m'oblige à lire *toutes* les notes de bas de page d'un livre déjà bien assez long par ailleurs (où ça?), le même (lui-même) qui me
force à refaire toutes les équations avant de pouvoir espérer comprendre une démonstration. Butée ou minutieuse, c'est selon. Bref, j'ai une liste dans la tête et mon but dans la vie c'est de
mettre des petites croix en face. Tu admettras que c'est pas plus con que le soduku.
Et vas savoir pourquoi, La fille du RER était sur ma liste. Un peu parce que Téchiné, un peu parce que Emilie Dequenne, un peu pour l'histoire. Les faits divers ne font pas souvent rêver
mais ils peuvent faire des petits films pas si inintéressants. Et même pas si mal, oserai-je, ce parallèle intergénérationnel des femmes d'une famille qui se refusent aux hommes d'une autre. Même
s'ils sont riches et pas vraiment parce qu'ils sont juifs. Mais l'histoire c'est surtout celle d'une grosse menteuse qui raconte n'importe quoi à qui veut bien l'écouter. Et ils sont nombreux. A
l'affut.
Un peu plus et elle m'aurait dit qu'il faisait toujours beau à Montpellier. Nimpnawak.
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Publié dans : Flims
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Par Melimelo
nota bene : l'effondrement des marchés financiers laissait perplexes les cercles dont Octave Triché avait si difficilement forcé l'entrée. Malgré l'obstination du calendrier, tout cela sentait
furieusement la fin de siècle.
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Publié dans : lux fiat
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Par Melimelo
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