Lundi 12 février 2007

Hannibal Lecter est un monstre sanguinaire. Mais est ce qu'il existe des justifications à devenir un monstre? Est-ce que l'igniominie de ce que l'on combat peut légitimer notre propre monstruosité? Ces questions sont le point de départ et d'arrivée de 'Hannibal, les sources du mal'. Le reste n'est que cinéma. Assez fade du reste.

Ces thématiques, je les connais bien. Etant moi-même une petite cannibale, je me suis sentie tout de suite très proche de cet animal d'Hannibal. La monstruosité, ça m'connaît! Alors disons qu'il vaut mieux éviter de se trouver dans de telles situations, répondre poliment 'non merci, j'ai déjà diné' et passer son chemin tout doucement, tout doucement. D'ailleurs, c'est la mode du moment, passer son chemin. Sans s'arrêter. Du moins il paraît. Je ne sais pas, je n'étais pas là, excusez moi. Du peu. J'étais occupée. A grignoter un os de nouveau né.

La monstruostié, c'est moi née.

 

par Melimelo publié dans : Flims
Jeudi 8 février 2007

Il n'y a pas à dire, Leo après "Les inflitrés" et maintenant avec "Blood diamond", en plus d'être beau, tu es vraiment un grand acteur. Et moi je suis infoutue de dire ce que j'ai pensé de ce film! J'étais scotchée durant toute la séance mais in fine qu'est ce qu'il m'en reste? Beaucoup de violence. Beaucoup. Un peu de bons sentiments. Non, beaucoup. De l'action, encore de l'action. Des frissons dans le dos sur ce qu'il s'est passé au Sierra Leone. De bruits et de fureur.

Ce qu'il m'en reste c'est l'image de toi Leo. Comme quoi on peut être blondinet et pas minet et un tantinet craquounet. Comme toi.

 

par Melimelo publié dans : Flims
Mardi 6 février 2007

"Tout savoir". Si on en croit Anna Funder, une personne sur soixante en Allemagne de l'Est aurait été un informateur de la Stasi. Autant dire tout le monde. Ton collègue, ton voisin, ta famille, toi, moi. Et ta vie pouvait basculer comme cela, d'un coup, sans même que tu saches vraiment pourquoi. Un refus à l'université, un proche qui disparaissait, l'impossibilité de trouver un travail. Stasiland, à mon avis, est un excellent recueil de témoignages pour que les nuls en histoire comme moi mesurent un peu l'ampleur de ce que ce fut de vivre à Berlin Est jusqu'en 1989. En 1989!!!! J'avais 11 ans!!

"La vie des autres" reprend ce thème de l'entrave des libertés individuelles par le régime de la RDA avec son appareil de la Sécurité d'Etat qu'était la Stasi (note qui n'a rien à voir, qui a dit que plus il y avait les mots République et Démocratie dans le nom d'un pays, plus son système politique s'en éloignait?). Il le fait un peu maladroitement mais le sujet est tellement fort qu'on lui pardonne. Bien aisément. J'ai eu du mal à accorder une épaisseur aux personnages par exemple. Mais plus que leurs sentiments c'était l'exemplarité de leur histoire qui m'a frappée.

Bref, il vaut le détour. Avant de se faire un petit trip à Berlin Est, où lors d'une visite on apprend, horrifiée, que David Hasselhof fut le premier artiste de l'ouest (et oui, il chante aussi) à être autorisé à se produire à Berlin Est. Il fait froid dans le dos ce régime, non?

par Melimelo publié dans : Flims
Lundi 5 février 2007

Quand mon entreprise nous emmène en stage de management, elle a soin de sélectionner des petits paradis de verdure idylliques dans la campagne chatoyante. Par exemple dans la banlieue de Paris. Par exemple. D'un autre côté, je les comprends, il faut bien le remplir le Village Vacances Françaises et je ne pense pas que des familles s'hasarderaient à passer quelques jours près de la piscine à moitié vide et du mini golf désaffecté. Surtout en janvier.

nota bene : toute ressemblance des bungalows avec des blocs sanitaires serait purement fortuite.

Sinon, le stage de management, ça s'est plutôt bien passé. Après un rapide tour de table, on a tous avoué qu'on avait personne à manager, pas d'ordre à donner, pas de conflits à gérer. Alors on a fait des jeux de rôle. Dans les jeux de rôle, on a fait semblant d'avoir des responsabilités et tout et tout. Il y en a qui sont vachement forts à faire semblant. Il y a même Loulou qui a eu des éclairs de génie et qui a trouvé des formules choc du genre "Oui, c'est ça, envoyez le moi par mail. Et faites en aussi une version papier pendant que vous y êtes, j'ai besoin de remplir ma poubelle". Et il y a même Jeanine et Jean Michel qui se sont fightés pour de vrai. Une réussite totale.

Et puis, quand on a été bien épuisé de faire semblant de diriger ces incapables de non cadres qui vraiment foutent rien mais qu'est ce que vous voulez ma petite dame c'est impossible de les virer blahblahblah, non mais c'est vraiment un problème blahblahblah, ça nous découragerait presque de travailler blahblah et bien on a fait des tests psychologiques pour connaître notre surmoi transactionnel communicatif. On s'est tous découverts manipulatifs/passifs fuyants/agressifs. Finalement, un groupe assez soudé.

Bon, je suis assez cynique mais c'est vrai que j'étais un peu triste dans le car en quittant la colo, parce que c'était la dernière fois, parce que maintenant mes amis sont aussi mes collègues. Et que Loulou il saura être redoutable plus tard. Et qu'on est déjà plus tard.

 

Dimanche 4 février 2007

En allant voir "Pars vite et reviens tard" j'avais voulu prolonger la grande tradition du film du dimanche soir. Malheureusement, je me suis vite retrouvée face à "Cordier, Juge et flic". Un rythme lent, une histoire peu crédible, une atmosphère bien franchouillarde. Le film n'arrive pas à trouver sa place entre "Amélie Poulain" et les "Rivières pourpres". C'est tout dire! Alors que j'étais partie pour voir "Blood diamond" mais que je me suis cassée le nez. Grrrr. J'ai quand même noté qu'apparemment j'étais dans un cycle Olivier Gourmet qui est ici méconnaissable par rapport à Congorama. Maigre, bronzé, sans lunettes. C'est un cocktail que je devrais essayer, tiens.

Donc, un téléfilm moyen. Autant rester à la maison devant Cordier avec Monique.

par Melimelo publié dans : Flims
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