Ce qui est rigolo à voir, c'est quand même que la grossesse n'est pas forcément épanouissante pour une femme et le rejet a priori de la mère pour son alien dans le bidon. Le film est assez féroce (et du coup jouissif)(il faut que j'en parle à ma psy) sur ce point. C'est juste dommage, que le "je respecte son droit à la vie" lui fasse définitivement prendre une voie différente de celle de Trust. Adrienne Shelly à cette époque n'avait pas tant de sensiblerie.
Et sinon, vous avez remarqué que le blogounet, il est orphelin d'images vous? J'ai perdu mon appareil photo, c'est un désastre. Enfin une vraie catastrophe dans ma vie.
Une nouvelle époque commence.
Qu'Asia Argento aime à porter des petites culottes boxer, on commence à le comprendre. C'est un peu sa marque de fabrique. Ca et se frotter en grognant aux pantalons des hommes.
Qu'Olivier Assayas aime à faire des films où ses héroïnes se retrouvent seules à affronter une nouvelle vie, on commence à le comprendre aussi.
En gros, dans Boarding Gate, on prend des recettes bien éculées et hop on fait un long métrage qui garde l'apparence bien lissée du film d'auteur. Ce sont
des ficelles qui marchent sauf qu'on a l'impression de voir un mix d'Une vieille maîtresse et de Clean. Un peu comme si Asia et Olivier s'étaient enfermés
dans le même film chacun, qu'ils répètent à l'envie jusqu'à la lie. Boarding Gate est juste la fusion de ces deux films. Et ça donne une sensation étrange.
Mais le pire, c'est que sur mon esprit de midinénettes, il y a quand même des traitements qui font encore leur petite impression et quelques frissons. Par exemple, j'adore comment Assayas filme
ses femmes fatales dans des situations de travail (Maggie en serveuse dans un resto chinois, Asia dans un hangar d'import export). Et j'adore, mais j'adore les plans qu'il fait quand un
personnage est de dos sans se douter de rien et que quelque chose de très fort est en train de se jouer pour l'autre qui le regarde de derrière. Comme dans le court métrage fait pour
Paris je t'aime, vous vous souvenez de la scène du distributeur? On dirait du temps suspendu par la grâce. Mais d'un autre côté je ne suis qu'une midinette.
Un trio amoureux et féminin s'essaie aux premières fois, plutôt de manière "pas très normale", "mais on s'en fout d'être normales". Le milieu ringard de la natation synchronisée permet d'introduire un rapport aux corps nus dans les sanctuaires que sont les vestiaires des fiiiiilles et une thématique de l'eau. Alors je vous le dis tout net, l'image de l'eau, cela signifie jouissance féminine. Par exemple, dans la chanson "Aux marches du palais", les paroles "dans le mitan du lit, la rivière est profonde, tous les chevaux du roi pourraient y boire ensemble", il ne faut pas chercher à couper la fille en deux, il faut bien sûr comprendre ce que je vous laisse comprendre.
Et puis il y a cette image sous marine des jambes des nageuses qui s'agitent, qui s'agitent comme les tentacules d'une pieuvre. Tiens, j'aurais pu en rêver.
Sinon, dans le registre rien à voir, ma copine de bringue et moi, on a été élues stars de la soirée (c'est facile, on est blondes) hier au Batofar. Obligées de faire gogodanseuses pour arrondir nos fins de mois. Je te jure.