Samedi 8 septembre 2007
Je me souvenais d'Adrienne Shelly dans Trust d'Hal Hartley, autant vous dire que quand j'ai vu qu'elle était passée de l'autre côté de la caméra, je me suis ruée voir Waitress, pas à l'avant première mais presque. J'aurais peut-être pu prendre mon temps. Au final, il reste un petit film sympathique avec une morale à six sous : les femmes, on est mieux ensemble, les mecs ce sont soit des brutes épaisses, soit des petits garçons (dans leur tête) soit des vieillards (dans leurs os) qu'il convient juste de gaver à coup de pies (heuh tartes)(enfin tourtes). L'homme est trompeur, imbécile, violent, lubrique, souvent désespéré. Joli portrait pour vous Messieurs. Le salut, il vient juste de trouver sa voie entre poules, même si ça se limite à une relation mère-fille. 

Ce qui est rigolo à voir, c'est quand même que la grossesse n'est pas forcément épanouissante pour une femme et le rejet a priori de la mère pour son alien dans le bidon. Le film est assez féroce (et du coup jouissif)(il faut que j'en parle à ma psy) sur ce point. C'est juste dommage, que le "je respecte son droit à la vie" lui fasse définitivement prendre une voie différente de celle de Trust. Adrienne Shelly à cette époque n'avait pas tant de sensiblerie.

Et sinon, vous avez remarqué que le blogounet, il est orphelin d'images vous? J'ai perdu mon appareil photo, c'est un désastre. Enfin une vraie catastrophe dans ma vie.
par Melimelo publié dans : Flims
Mercredi 5 septembre 2007
J'ai découvert avec horreur (et presque stupéfaction) qu'avec toutes mes acquisitions de cette année, la totalité de mes livres rentrait désormais dans les boîtes à chaussures qui s'accumulent dans mon dressing. A l'heure de l'inventaire, le constat est sévère. Tous les mots enfermés dans ces cartons  qui délimitent exactement le peu de temps que je consacre à la lecture depuis quelques mois et la masse d'argent que je dépense pour briller en soirée pour trouver chaussure à mon pied. Comme des petits tombaux. Pourtant, il y en a des mots si doux. Des mots en italien et en américain. Ils doivent sérieusement commencer à devenir claustro. Le truc pas mal, c'est que je remercie mes parents et mes amis pour avoir toujours évité de m'offrir le Da vinci Code. Comme ça mes pas libres livres, certes ils sont serrés, certes ils sont asphyxiés mais au moins ils ne mourront pas de mauvaise compagnie. Je peux les conserver en toute quiétude et ne pas avoir à rougir du contenu des mes boîtes à chaussures. A la limite m'assoire dessus. Ma culture est sécurisée. Et vitrifiée pour toujours.

Une nouvelle époque commence.
Dimanche 2 septembre 2007

Qu'Asia Argento aime à porter des petites culottes boxer, on commence à le comprendre. C'est un peu sa marque de fabrique. Ca et se frotter en grognant aux pantalons des hommes.
Qu'Olivier Assayas aime à faire des films où ses héroïnes se retrouvent seules à affronter une nouvelle vie, on commence à le comprendre aussi.
En gros, dans Boarding Gate, on prend des recettes bien éculées et hop on fait un long métrage qui garde l'apparence bien lissée du film d'auteur. Ce sont des ficelles qui marchent sauf qu'on a l'impression de voir un mix d'Une vieille maîtresse et de Clean. Un peu comme si Asia et Olivier s'étaient enfermés dans le même film chacun, qu'ils répètent à l'envie jusqu'à la lie. Boarding Gate est juste la fusion de ces deux films. Et ça donne une sensation étrange.
Mais le pire, c'est que sur mon esprit de midinénettes, il y a quand même des traitements qui font encore leur petite impression et quelques frissons. Par exemple, j'adore comment Assayas filme ses femmes fatales dans des situations de travail (Maggie en serveuse dans un resto chinois, Asia dans un hangar d'import export). Et j'adore, mais j'adore les plans qu'il fait quand un personnage est de dos sans se douter de rien et que quelque chose de très fort est en train de se jouer pour l'autre qui le regarde de derrière. Comme dans le court métrage fait pour Paris je t'aime, vous vous souvenez de la scène du distributeur? On dirait du temps suspendu par la grâce. Mais d'un autre côté je ne suis qu'une midinette.

par Melimelo publié dans : Flims
Samedi 1 septembre 2007
Des films sur l'adolescence, j'en ai vu pas mal. Et justement des pas mal, il n'y en a pas des tonnes. Mais Naissance des pieuvres, j'adhère et j'adore. C'est un peu un traitement à la Hal Hartley dans le monde de Doillon. Céline Sciamma nous livre un film à la lumière froide, aux dialogues épurés, aux personnages torturés. 

Un trio amoureux et féminin s'essaie aux premières fois, plutôt de manière "pas très normale", "mais on s'en fout d'être normales". Le milieu ringard de la natation synchronisée permet d'introduire un rapport aux corps nus dans les sanctuaires que sont les vestiaires des fiiiiilles et une thématique de l'eau. Alors je vous le dis tout net, l'image de l'eau, cela signifie jouissance féminine. Par exemple, dans la chanson "Aux marches du palais", les paroles "dans le mitan du lit, la rivière est profonde, tous les chevaux du roi pourraient y boire ensemble", il ne faut pas chercher à couper la fille en deux, il faut bien sûr comprendre ce que je vous laisse comprendre. 

Et puis il y a cette image sous marine des jambes des nageuses qui s'agitent, qui s'agitent comme les tentacules d'une pieuvre. Tiens, j'aurais pu en rêver.

Sinon, dans le registre rien à voir, ma copine de bringue et moi, on a été élues stars de la soirée (c'est facile, on est blondes) hier au Batofar. Obligées de faire gogodanseuses pour arrondir nos fins de mois. Je te jure.



par Melimelo publié dans : Flims
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