Mercredi 4 juillet 2007



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nota bene : des photos de vacances pour faire rêver.





Sinon, mon collègue me dit qu'il n'aime pas la natation synchronisée, dois-je en conclure qu'il est de gauche?

Lundi 2 juillet 2007
Il pleut ce jour là. A grosses gouttes. Je me dégoutte. Il pleut depuis la fin des épreuves, exactement, le jeudi à midi où nous sommes sortis, la première goutte, exactement. La première après deux semaines de fournaise. Tellement chaud que durant l'épreuve de physique le stylo me glissait, pouah, des doigts, pouah, ça glissait et moi qui n'arrivait pas a coller cette feuille sur la feuille toute gondolée. La feuille trempée par ma sueur. de peur. aussi la grande peur. L'épreuve d'italien où je me suis trompée de texte. L'épreuve de latin où je suis tombée sur le passage de De brevitate Vitae. Surtout à 18 ans, très brève. Encore si brève. Le même passage exactement que ma meilleure amie. Ma Jule, le même passage pour nous. En souvenir de nos voyages dans la coque d'un grand navire, avec le grincement des mâts, lors de ces cours interminabilis de latinus chiantus. Et puis les mathématiques. La chaleur insoutenable. Le coma de la première heure. Les mathématiques de classes maternelles comme me dira ma professeur de physique deux années plus tard. Minisini! vous n'avez pas vu ça en classes maternelles?! heuh, non, il faisait trop chaud. Il faisait trop chaud et tout d'un coup, il a plu. Juste pour nous gacher nos vacances. 
Il pleut et je me serre contre mon amie. On n'aime personne encore. ou des garçons qui ne nous regardent pas, ça rend les choses plus faciles. Il pleut et on va voir les résultats. Tÿphaïne me traîne, elle n'hésite pas, elle marche pour moi. Elle a envie de savoir. Il n'y a pas grand monde, il y a des parapluies. Elle voit la liste avant moi. 'Très bien'. 'Ah bah'. C'est bon, elle est contentée, on tourne les talons. Tout à l'heure on rejoindra notre Jule pour aller dans une boîte de nuit improbable. En province, les boîtes de nuit sont souvent improbables. L'ambiance sera maussade, la reine du lycée n'a pas eu son bac. Elle fera semblant de s'amuser. Nous on a failli se faire refouler à l'entrée. On semble trop jeunes. Plus tard encore, il y aura l'été. Et après, et après, il y aura ce que j'ai toujours voulu, désiré, adoré. Il y a Paris. Sans mes amies. Le grand vide. 'Ah bah'. La trouille de ma vie.

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nota bene : c'est comme ça...

Dimanche 1 juillet 2007
Tout le monde en parle alors il n'y a pas de raisons. Moi aussi je vais faire la petite chronique de Persepolis, le film d'animation tiré de la bande dessinée de Marjane Satrapi. Pour résumer, c'est l'histoire autobiographique d'une petite iranienne qui se prend une chute de régime du shahmiaou, une révolution islamique et une guerre Iran Irak dans sa petite figure ce qui lui donne très tôt un sens aigu de la politique. Ainsi, dès sa petite enfance, elle prend l'habitude de converser avec Dieu puis avec Marx, d'écouter et de participer aux conversations de sa famille qui parlent ouvertement de tortures, de libertés individuelles, de droits des femmes. Autant vous dire qu'on est loin du club Dorothée. C'est hyper intéressant, c'est fin, c'est esthétique, c'est drôle mais disons que le film est un peu un concentré de son oeuvre principale qui reste pour moi la bande dessinée. Donc, comme destination vacances cet été, Téhéran? Ca tombe bien, IranAir est juste à cent mètres de mon boulot. Et en attendant, il y a la maison de l'Iran qui accueille la chalande le midi. Où je rêve de croiser Marjane Satrapi.

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nota bene : la gay pride c'est pas pour tout de suite en Iran, alors toi aussi soutiens les libertés individuelles et investis dans l'oeuvre multicolore de Marjane (mais le noir et blanc lui va si bien aussi).

par Melimelo publié dans : Flims
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