Alors que je m'obstine à photographier les flocons de neige tombant sur les petits chalets cro cro meugnons de la jolie montagne, me laissant aller à un esthétisme de 11 novembre triomphant, il ne manquerait plus que je fasse des vers à terre, à en tomber par terre. Mais heureusement le sol est doux et froid comme ta bouche. Il me retient de tomber. Comme ces flocons sur ces chalets tellement qu'on se croirait dans un conte de Noël sauf qu'il n'y a pas de dinde. Et que je fais des moches photos.
nota bene : et voici en prime et en time, le cliché refusé au grand concours de cartes postales tristes. Trop de guimauve académique pour être honnête.
Alors que je m'obstine à photographier les petits flocons imbéciles, disais-je, ma très belle petite nièce de sept ans et demi qui a des cheveux d'ange et une petite tête de triangle en malice a
cru bon de s'essayer elle aussi à la photographie. Le résultat est une vue décalée sur le monde (plutôt vers le bas) tout en psychédélisme et contre plongées. Le monde halluciné de l'enfance, à
l'image des jeux qu'on lui fait faire. Imaginez faire cela toute la journée et en sortir indemne. Pas étonnant qu'on soit un peu (si peu) fatigués une
fois adultes. On a tellement donné du côté artistique déjà.
nota bene : une prise de position arty que je pourrais retrouver facilement dans une galerie du marais. Je suis un peu jalouse là. Mais avec ce temps qui court et ces trente années qui rampent, comment voulez-vous? Comment me voulez-vous?
Maintenant, je passe à la vitesse supérieure : Verveine, Menthe, Tilleul, le triptyque gagnant. Ca va faire mal.
nota bene : mais ma boîte de relaxation préférée elle est rose comme les petits bonbons qu'il y a dedans.
Again. A new camera. Again.