Dimanche 13 janvier 2008
30 jours de nuit, c'est tout un programme mais en réalité ça vaut pas tripette. Le niveau zéro du film de vampires je dirais. Vous prenez une petite ville d'Alaska isolée, comme c'est bien au nord, la nuit dure un peu longtemps là-bas, un jour vous verrez, vous irez, genre un mois. Vous prenez un sherif et une sherifette Ken et Barbie. Vous prenez une bande de VampAïres très hype qui n'auraient aucun souci à rentrer au Paris Paris et surtout qui ont très très faim. Vous secouez le shaker, un coup en l'air, un coup en bas et vous obtenez un Bloody Bath un peu fadasse même avec les meilleurs efforts du monde à sursauter un coup en l'air, un coup en bas. A part les 20 premières minutes, je n'ai même pas eu peur. Ca c'est un signe. Disons, que le body guard, j'aurais mieux fait de le réserver pour ma nuit de samedi à Pigalle où avec ma copine de bringue, on a déambulé en très petites tenues rouges et noires allant de soirées en soirées. Et là confusément, je sentais que mes parents n'auraient pas été fiers de moi. Et qu'il y a plus inquiétant que des vampires la nuit. Finalement.

Sinon, le programme de ce soir c'est Into the wild, ou comment un gars qui n'a pas vu 30 jours de nuit cherche à aller en Alaska.
par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 6 janvier 2008
Tu pensais que le Meloblog du côté cinéma, c'était plutôt mort. Tu supputais que les clichés de Kitty la croupe en l'air et quelques photos prises de ci de là-bas allaient remplacer les avis dithyrambiques voire ampoulés sur des films improbables voire fulgurants. Et quelque part, tu t'en foutais.

Alors lecteur, arrête ton char et descends un peu voir ici si je te bats de vitesse. Par ce que quelque part, ça se pourrait. Car je suis comme Melo, je cours comme un ruisseau. Déjà trois films pour 2008. En bref, ça donne : bof, bof et bang! En un poil plus long, tu peux lire ça :

Mon premier est je suis une Actrice(s) mais je veux aussi jouer à être réalisatrice. Du moment que ça reste en famille. Le problème c'est qu'avec Valéria Bruni Tedeschi, ça devient vite incestueux. Certes, elle nous épargne la romance de son ex top modèle de soeur mais par contre, la place particulière de Louis (oh oui!) Garrel, le rôle de sa mère Marisa Borini, les parties données aux amis Amalric, Lvovsky, etc.. tout ça tourne un peu en rond avec un melimelo d'autobiographie pas si intéressante que ça et de fiction pour donner le change en monnaie de singe. Mais c'est vrai que les films sur les acteurs, à part Esther Kahn,... Ce petit mais long métrage sans conséquence m'a juste donné envie de revoir Un mois à la campagne de Tourguéniev. Au suivant!

Mon deuxième est une mignardise bien policée au royaume du petit pull en angora et du trench Burberry. Un baiser s'il vous plaît, à ne pas confondre avec Embrasse-moi mortellement, oscille entre ridicule et légereté. Ou disons qu'il est ridiculement léger (l'inverse n'étant pas vrai). Les personnages sont crispants de candeur. Et je le déclare tout net, ce film n'est pas du tout, mais alors pas du tout crédible. Il est absolument impossible de quitter Stefano Accorsi. Il est beau, il est italien, il est beau, il est italien, il est beau, il est... Au suivant!

Mon troisième est un objet cinématographique au genre indéterminé. XXY, film franco spagnolo argentino traite de l'hermaphrodisme chez une jeune adolescente de quinze ans. Tourné en lumière surexposée permanente sur les côtes sauvages uruguayennes, il suit Alex et le trouble qu'elle provoque chez son entourage. Entre la perfection et la monstruosité, le corps d'Alex attire, répulse, intrigue. On ne peut s'empêcher de l'imaginer, de le phantasmer pour se rendre compte que peut être, contre toute attente, ça n'a pas tant d'importance. D'une position spontannée de pro-opération, on en vient à accompagner Alex dans son cheminement à la recherche de son identité. Ou comment elle/il transforme une difformité en une unicité qui la/le rend d'autant plus désirable. Non, mais il faut dire qu'Alex a de ces yeux...Donc, comme il faut quand même garder une attitude critique, je reprocherai à XXY une tendance à marquer de manière appuyée les conflits psychiques par des images un peu trop évidentes (la mère qui coupe une carrotte, les tortues mutilées etc) et une concentration, pour les besoins narratifs, de toute la tension de cette condition particulière qui s'inscrit nécessairement dans la durée, sur la seule visite d'amis ce qui donne un petit arrière goût d'artifice. Mais bang quand même, on est d'accord!

Sinon, je cherche quelqu'un pour aller voir 30 jours de nuit, parce que j'ai peur d'avoir peur toute seule dans la salle obscure.
par Melimelo publié dans : Flims
Mardi 25 décembre 2007

Je ne sais si c'est parce que j'étais légèrement énervée cette nuit là mais à la fin de La graine et le mulet, j'ai tout simplement failli crier/pleurer de joie. Et j'ai dû me trémousser en soufflant plusieurs fois pour me contenir, à tel point que ça en devenait presque douloureux. Oui, ok, j'ai eu un orgasme cinématographique, oui, ok, il fallait que je vous en cause.

Pourtant, comme dans les belles histoires de sexe, c'était pas forcément bien parti. J'avais vaguement fait le lien avec L'esquive, mais putain, l'affiche de La graine et le mulet, elle est quand même pas top sexy. Disons que j'y suis allée à reculons et disons que les premières minutes ont confirmé mon préjugé de petit film d'auteur sympathique sur la vie d'une famille immigrée de Sète avec ses problèmes de travail, d'intégration, de relations intrafamiliales. C'est dingue comme on peut se tromper. C'est pas un petit film ce truc, c'est un drame shakespearien. C'est une épopée antique. C'est du pur classique de celui des grands romans qui vous restent gravés dans la mémoire et vous accompagnent pour le reste de ce qui vous sert accessoirement de vie. Et même dans une autre. 

Au fur et à mesure qu'avance ce film d'amour, les personnages quittent progressivement la critique sociale pour revêtir leur costume de mythe et rentrer de plein pied dans leur légende. Un père insignifiant devient Roi perdu dans les cours hallucinées d'une cité nocturne, une fille adoptive crâneuse et énervante se transforme en Salomé dansant pour sauver un rêve, mais dansant avec une telle intensité que tous les notables mi racistes, mi mafieux de la ville veulent bien oublier pour un instant l'absence de la graine. La grande absente qui sera rendue par la nouvelle concubine qui devra ravaler sa fierté pour donner au monde ce qu'un fils prodigue avait perdu. Quand je vous dis qu'on plane très haut et que ça fait mal au bas du ventre tellement c'est bon.

par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 23 décembre 2007

Vous n'avez pas pu louper la sortie de I am a Legend, c'est facile, tu fais un pas dans le métro tu tombes sur la belle gueule d'amour de Will Smith et tu es presque d'accord pour le choix du titre. Comme votre sémillante serviteur est un peu une naze ces derniers temps, elle l'a loupé quand même. Qu'à cela ne tienne, après avoir squatté les commentaires depuis quelques mois, ce soir c'est Sébi qui passe de l'autre côté du miroir et met son fil à la patte. Du (j'ai pas osé mettre fin) fond du un trois, voici une critique de cinéma par un monsieur qui d'habitude se vante de ne pas en faire! Mais en ce moment c'est Noël tous les jours :

"On lit ça et là que I Am Legend serait la version sous stéroïdes de 28 Days Later. Bon.

 
Alors oui, New York abandonné c'est assez sympa.
Oui aussi, Will Smith est plus baraqué que Cillian Murphy, même sans trucage.
Oui encore, les monstres ils sont vraiment très très rapides et très très costauds.
Oui toujours, le 35 mm et la belle musique c'est plus chic que la vidéo et de la pop dégueulasse.
Oui enfin, la terrible séparation entre le père et sa femme et sa fille, c'est du mélo plus tire-larmes que le bref retour à la maison de Machin dans 28 Days Later.
 
Mais merde. Justement parce que les bébêtes ressemblent plus à des extraterrestres (ou à des Olmèques des Merveilleuses Cités d'Or), justement parce que Will Smith est présenté d'emblée comme une sorte de super-héros immunisé au mal, justement parce qu'on a affaire là à bon vieux gros film bien foutu des familles, au final c'est chouette et on s'amuse bien, mais le lendemain on oublie.
 
[MODE SPOIL ON]La question qu'on se pose : comment fait Will Smith pour assommer un contaminé d'un simple coup de coude (celui qu'il capture pour ses expériences)(d'ailleurs on l'entendrait presque dire "c'est ce que j'appelle une rencontre du troisième type", mais il l'a déjà fait) alors que les mêmes contaminés peuvent se fracasser contre un 4x4 ou contre du plexiglas et se relever aussitôt ?
 
Bon et si quelqu'un a compris le paiement de fin sur le papillon, qui fait tout comprendre à Robert, je veux bien une explication.
 
Et pis j'en ai marre que dans les films les Américains ont toujours une solution simple à tous les problèmes même les plus radicaux, [MODE SPOIL OFF] et que dans la vraie vie pour relever des défis bien pire (comme le changement climatique, par exemple)(cf. Bali l'autre jour), cassos. 
 

Bref I Am Legend c'est un divertissement sympa, mais qui traumatise beaucoup moins (et beaucoup moins longtemps) que 28 Days/Weeks Later. Les stéroïdes on les gardera pour le marketing. Moi je préfère la terreur british."

Merci copain! J'ai la réponse à aucune de tes questions mais tu as gagné une superbe photo de Kitty suppliciée (ben oui, tu es père de famille quand même).

par Melimelo publié dans : Flims
Mercredi 19 décembre 2007
Oui pardon Elizabeth, mon nom n'est pas Elizabeth. J'avais loupé ton accession au trône, je te retrouve reine femme. Toujours vierge. Priant, aimant, gouvernant. Dure mais femme mais faible. Dommage que tu aies été coincée dans un film rempli de ces conventions pour mieux nous raconter l'histoire. Comme s'il fallait qu'il y ait une histoire. Facile à suivre. Avec des bons et des méchants. Les méchants sont en noir et ils parlent espagnol. Jusque là, ça va, on n'est pas perdu. Dommage Elizabeth. Pourtant Cate est belle. Un rendez-vous manqué. Oui pardon Elizabeth mais c'est pas easy easy de faire une critique avec une bouteille de sancerre dans le sang. Amen.
par Melimelo publié dans : Flims
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