Jeudi 27 septembre 2007
Peut-on parler de prostitution  quand on ne le fait  pas pour l'argent?  Car  dans ce cas,  j'ai remarqué que j'ai une tendance à faire la pute à l'oeil.  Gratis.  Par exemple, quand je m'arrête songeuse devant une certaine affiche Monop parce que je crois reconnaître mes fringues des grands soirs et que je lis fort à propos que les deux jeunesses de cette publicité sont fagotées comme des tepues, alors oui je m'interroge. Mais malheureusement et une fois n'est pas coutume, ce penchant ne s'arrête pas à ma garde robe. En effet, j'ai moi-même tourné dans une publicité. Et même, j'ai tourné dans une publicité gratuitement. Gloops. Bon évidemment, c'était de la figuration. Le hic étant que nous étions seulement quatre figurants. Alors à quatre pour jouer une foule devant une boîte de nuit, il y avait quand même pas mal de chances (25 %) pour je me retrouvasse la première de la file. Sous les spotlights. Bingo! La pute en pleine lumière. Pour une publicité de jeu sur téléphone portable. Peut-on tomber plus bas? (à part une pour une course hippique, je ne vois pas). Alors, à vos postes, en scrutant bien, vers une heure du mat, vous pourrez peut-être voir votre humble servitrice habillée chez Monop se faire refouler devant le "Night Club". Sans aucun enrichissement personnel.

D'un autre côté, je suis aussi quotidiennement payée à ne rien faire.
Dimanche 23 septembre 2007

Breiztouch La Bretagne à Paris
"Pour la première fois, une région française organise, à Paris, un événement d'une grande ampleur. De nombreux lieux seront investis par la Bretagne : les quais de Seine, la Villette, les salles de concert de l'est parisien, ainsi que l'inévitable quartier Montparnasse et même les Champs-Élysées pour une grande parade de bagadoù."




nota bene : hahahahahhahah (au secours!!!!)

Dimanche 16 septembre 2007
Mes soirées électroatroces qui ne plaisent à personne, je les chéris, je me les envie. Pour y aller, je mets mes bas de nuit, mes yeux de nuit et j'oublie ma chemise. Je sors au retable, à la roulette, au rantanplan et je retrouve ma bande de serveurs/chômeurs qui eux savent bouger leur body. Ca tombe bien, nous aussi. Puis les grands boulevards de l'aube. Paris la nuit, c'est pas tout à fait fini. Il faut juste veiller à. Veiller.

Par contre, la technoparade, j'aurais pu éviter. Rassemblement d'adolescents tout juste post pubères qui s'essaient aux premières débauches, ça aurait été presque touchant. Si j'avais bien dormi la nuit d'avant.

Copie-de-Picture-0173.JPGLa technoparade, c'est l'occasion d'apprendre le partage. C'est pas encore gagné. Attends, c'est cher, mec.


Copie-de-Picture-0170.JPGEt le clou du spectable, David Guetta, venu sauver la planète pour l'occasion. Quand je l'ai vu sur son char écologique, je me suis definitivement dit que j'aurais dû rester couchée. Pour l'occasion. En plus, c'est pas mon style les journées ensoleillées.
Lundi 10 septembre 2007
Faire un article sur le dernier film d'Adrienne Shelly en se la racontant un peu, histoire de dire, je suis critique, on ne me la fait pas à moi, je m'y connais en cinéma et conclure par "à cette époque, Adrienne Shelly ne faisait pas tant de sensiblerie" et apprendre le jour d'après qu'elle est décédée depuis presque un an déjà, ce n'est pas la honte suprême mais disons que ça fait un peu partie de mon quotidien. La honte routinière. Comme les fautes d'horthographe dans mes articles de blog. Mais qui ne saurait éclipser mes vrais coups d'éclat.

J'ai remarqué que mon talent excellait particulièrement quand mes neurones sont un peu aidés par les bulles de champagne. Ou de vodka. Un exemple. Après une soirée un peu arrosée, dans le taxi du retour, demander à un jeune homme coréen au doux nom de Cornélius "Et toi, Confucius, tu habites où à Paris?" disons que ça vous donne illico envie de vous jeter du taxi dans la Seine. La honte, c'est ça aussi, ne pas avoir le courage de faire le grand saut et de devoir rester stoïque en faisant semblant qu'il ne se soit rien passé.

Mais il m'arrive aussi d'avoir de l'inspiration en étant complétement sobre. Par exemple, quand dans un restaurant un jeune homme attentionné vous offre, alors que ce n'est même pas votre anniversaire, un porte-clefs en faux diamants en forme de lapin de Playboy et un mini miroir en forme de coeur, s'en aller en oubliant le cadeau en question, c'est pas mal non plus. Surtout quand c'est ledit jeune homme qui vous le fait remarquer.

Aller, je vais me pendre.

(D'un autre côté j'ai vu La vie d'artiste)(alors il me reste encore du chemin à faire)(et non je n'en dirai pas plus sur ce film)(t'as qu'à aller le voir)(hehehe)
Mercredi 5 septembre 2007
J'ai découvert avec horreur (et presque stupéfaction) qu'avec toutes mes acquisitions de cette année, la totalité de mes livres rentrait désormais dans les boîtes à chaussures qui s'accumulent dans mon dressing. A l'heure de l'inventaire, le constat est sévère. Tous les mots enfermés dans ces cartons  qui délimitent exactement le peu de temps que je consacre à la lecture depuis quelques mois et la masse d'argent que je dépense pour briller en soirée pour trouver chaussure à mon pied. Comme des petits tombaux. Pourtant, il y en a des mots si doux. Des mots en italien et en américain. Ils doivent sérieusement commencer à devenir claustro. Le truc pas mal, c'est que je remercie mes parents et mes amis pour avoir toujours évité de m'offrir le Da vinci Code. Comme ça mes pas libres livres, certes ils sont serrés, certes ils sont asphyxiés mais au moins ils ne mourront pas de mauvaise compagnie. Je peux les conserver en toute quiétude et ne pas avoir à rougir du contenu des mes boîtes à chaussures. A la limite m'assoire dessus. Ma culture est sécurisée. Et vitrifiée pour toujours.

Une nouvelle époque commence.
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