En prime et en time, je vous corrige les sujets du bac de philo vite fait. Et oui, j'ai pas de skyblog mais je reste à la page. Toujours jeune dans ma tête. Quoi qu'à l'époque, j'avais eu une
bonne note en philo. Il faut dire, qu'en cette matière comme en beaucoup d'autres, ce qui compte mon ami, c'est de répondre aux attentes de ton lecteur. Alors, voici quelques ficelles qui
pourront toujours t'être utiles. Pour l'année prochaine.
Série L (littéraire), coefficient 7 :
- Toute prise de conscience est-elle libératrice?
Correction
Et bien, ça dépend. Mais si tu veux avoir une bonne note à ta dissertation de philo, il faut répondre oui.
- Les oeuvres d'art sont-elles des réalités commes les autres?
Correction
Et bien, ça dépend. Mais si tu veux avoir une bonne note à ta dissertation de philo, il faut répondre non.
Série S (scientifique) coefficient 3 :
Cette année, contre toute attente, les sujets du bac scientifique sont d'une difficuluté extrême, nettement supérieure à ceux de la série L. On peut lire en filigrane la question
philosophique du nouveau ministre de l'éducation nationale : La série L sert-elle à quelque chose?
- Le désir peut-il se satisfaire de la réalité?
Correction
Chaud le sujet! Il y a des gens qui passent cinq années en thérapie pour répondre oui à cette question. Alors là, pour paraître branchouille, tu peux parler d'internet, des
phantasmes virtuels. Les profs adorent parce que pour leur génération, c'est vrai qu'internet ça reste un phantasme. Tu peux aussi parler de Laetitia Casta mais ça n'assurera peut être pas la
moyenne.
- Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel?
Correction
Dans une bonne dissertation de philo, mieux vaut chercher le consensus. Ainsi, pourquoi opposer le travail manuel et le travail intellectuel alors qu'un équilibre devrait être ce vers quoi
tendent tous nos efforts? Mettre une petite citation latine, mens sans in corpore sano. Ne pas oublier son public (professorat de philosophie) et conclure comme quoi le travail
intellectuel est quand même un tantinet plus important. Si on devait classer les choses. Mais bein sûr, on n'est pas obligé. Mais si on devait.
Série ES (économique et social) coefficient 4 :
- Peut-on en finir avec les préjugés?
Correction
Commencer par une bonne définition car rien n'est plus utile que d'enfoncer des portes ouvertes. Un préjugé est une opinion que l'on se forme sans avoir pris la peine de juger. D'où c'est mal.
D'où c'est mieux de les éliminer. La question se pose alors des moyens. Il y a longtemps qu'on ne s'interroge plus sur les fins. Enfin, pas dans une dissert de philo. Kikoo, bizouxxx. Pour en
finir avec les préjugés, tu peux proposer de leur créer un Etat.
- Que gagnons-nous à travailler?
Correction
Attention, ce sujet est hautement politique. Mais même dans la filière ES, il n'est pas certain que tu détectes de toi même la bonne réponse. En travaillant PLUS, on gagne PLUS. Les enfants, on
répète. En travaillant PLUS, on gagne PLUS. Ceux qui ont parlé de la triple torture, du 'tu gagneras ta vie à la sueur de ton front et ta femme enfantera dans la douleur (par le travail, tiens,
tiens, tiens)' et de toute forme d'aliénation méritent le travail forcé à perpétuité. Où ils apprendront à trimer pour rien.
Les autres filières n'étant pas de vraies filières, pas de corrections nécessaires.
nota bene : t'inquiète, Saint Jérome aussi, il avait du mal...
Bref, tout cela est franchement détendant mais il y a une chose qu'on ne supporte plus. C'est que dans les mises en situation ridicules de ce couillon de CDrom (lui, hein) censées rendre plus pédagogique le blabla sur la courbe des taux et les trois jambes des Swap, dans le rôle du candide qui pose les questions idiotes, ils mettent toujours une femme. Blonde.
Sinon, vous pouvez aussi voter aux légilslatives. Parce que le domaine de la loi est (quasi) illimité, parce que le Parlement peut être à l'origine d'une proposition de loi, parce que la cohabition c'est tellement tendance. Et la France, c'est quand même la référence mondiale de la mode. Mais pas encore de la movida. Dommage. Pour nous.
Décidément, malgré mes efforts répétés pour ne pas m'intéresser de près ou de loin à la campagne présidentielle (histoire de faire un choix enlighted), elle a finalement fini par faire irruption dans ma vie, mais comme toujours en ce qui me concerne, par le petit bout de la lorgnette. Là où je l'attends le moins. C'est à dire dans mes rêves.
Hier nuit, j'étais dans une ville inconnue où plusieurs meetings avaient lieu. L'atmosphère était très tendue et les gens se déplaçaient par meutes en gesticulant très fort. Moi personnellement, j'étais pour Ségolène alors je devais me rendre à une conférence du PS qui avait lieu sur la place du village avec des estrades pour les supporters. La candidate commence son discours et comme les trois autres personnes autour de moi je me lève, enthousiaste, en applaudissant très fort. Et à ce moment, on se rend compte qu'on est les seuls à s'être levés et tout le monde nous regarde de façon très antipathique. On comprend trop tard qu'on est une minorité qui sera bientôt opprimée. En attendant, face à Ségolène apparaît Cécilia (elle-même!!!!)(mais comme je ne savais plus trop comment la représenter dans mon rêve elle prenait les traits de Nathalie Marquay), elle est vêtue de Dior de la tête aux pieds et porte des immenses colliers dorés. Les deux commencent à se tirer les cheveux et le chaos le plus total s'installe dans l'arène. C'est alors qu'on en profite, des garçons et moi, pour faire l'amour sous les gradins.
Comme je voulais faire mentir mon adage personnel comme quoi mes nuits sont plus belles que mes jours, le lendemain je me suis pointée au premier meeting politique sous la main pour voir s'il y avait moyen de se faire serrer. Manque de bol, c'était Bayrou à Bercy. Merci pour le centre mou. Les jeunes de l'udf même pas dans mes rêves. Bayrou, de gauche, ahahha, t'as qu'à aller à ses meetings pour voir s'il a l'air bien propre sur lui le peuple de gauche. Pas du genre à traîner à République. Sinon, la démagogie à fond les ballons a bien marché à voir l'air réjoui de mes voisins. Moi, comme un ballon, ça m'a aussi vite gonflée, parce que ce qu'il représente c'est surtout le vide laissé par une campagne ratée. Une baudruche en somme. En attendant de faire psshhhiiiittt....

nota bene : le meeting de Bayrou, ça m'a fait penser aux soirées seven to one. Tu crois que c'est une soirée/de la politique, et non, en fait, c'est le club Mickey.

nota bene : François Bayrou comme dans un rêve. Je me suis cassée quand il a cité un poème d'Aragon, un centriste renommé.
La bonne nouvelle du jour, c'est qu'on est samedi 14 et que donc on a tous survécu à hier. Youpi tralala.
Sinon, j'ai vu Lou Doillon dans une lecture de Lettres Intimes (ne cherche pas, si t'es pas à Paris, Lou, elle se déplace pas) et c'était très frais, joyeux, sensible et parfois émouvant. Et surtout, qu'est ce qu'elle est belle. Mon dieu, ce qu'elle est belle.
Et la bonne nouvelle de la nuit, c'est que je ne vais peut être pas louper le dernier métro pour enfin sortir ce soir. Merci mon petit coeur.

ps: non, finalement on l'a loupé. Et il a fallu attendre six heures pour finalement avoir la bonne nouvelle du matin.