Mardi 20 février 2007

Alors devant les colibets concernant le niveau orthographique de ce blog, je tiens à exercer mon droit de réponse. Tout d'abord, pour bien comprendre l'ampleur du phénomène, il est nécessaire à mon avis de revenir un petit peu sur le processus créatif de la jeune bloggueuse.

Le processus créatif commence en général tôt le matin, vers 11:27, quand checkant mes mails pour la 21 234ème fois, je commence à me demander ce que je pourrais bien écrire qui puisse me faire battre mon record de stats de fréquentation du blogounet du 18 février 2007. On a les préoccupations qu'on peut. Malheureusement, ça ne peut pas durer longtemps car souvent c'est le moment que Gérard choisit pour "passer une tête" et me parler des résultats du cinquième trimestre de l'inflation de l'agrégat monétaire M3. Sujet ô combien pertinent et intéressant mais qui a l'effet de me faire perdre totalement le fil de mon super projet de roman photo. Le processus créatif est alors stoppé net. Tué dans l'oeuf. Il faut alors attendre le soir, quand coincée dans le RER, ne pouvant plus bouger que mon neurone, je l'agite en vain pour ressusciter le souffle artistique. Généralement, il me vient des idées assez saignantes.

Bref, quand après une longue journée d'inflation, je me retrouve devant l'écran de mon ordi mini, ce que j'écris n'est pas le résultat d'un processus créatif maîtrisé et soigneusement élaboré mais l'expression d'un blanc, d'un inconscient, d'un silence. Un vide finalement. Autant dire que le post, je l'expédie en trois coups de cuieillères à pot, sans le relire. Et ceci explique seulà.

Aller, vous avez gagné un petit haïku du skyblog de Kevin :

"Ben g 1 truc ate
dire regarde par toi
meme sinon cpa
marran si je te le
decrie Enorme bisouxxxx"

 

Dimanche 18 février 2007

"The good German" a normalement tous les ingrédients pour être un bon film. D'abord, il y a les acteurs. George Clooney, Cate Blanchett, Tobey Maguire qui se sont quand même illustrés dans des films reconnus comme des milestones du cinéma américain. Tels que Spiderman. Ils ont un jeu efficace, touchant même pour Cate dont la beauté froide illumine littéralement le film. Surtout qu'il est tourné de manière totalement surexposé. Et là, par une subtile transition, nous passons au deuxième point du pourquoi du comment "The good German" devrait être un bon film. Tourné exclusivement en noir et blanc, on sent qu'il doit y avoir du travail du côté de la photographie pour avoir l'impression qu'il ait été filmé avec les moyens de l'époque. Enfin, l'histoire est quand même assez intéressante avec un brouillage incessant sur le rôle de chacun/e durant la seconde guerre mondiale à Berlin. Temps troublé, ce qu'il faut faire pour survivre, etc.

Et pourtant, on s'ennuie ferme. Il n'y a rien à faire. D'ailleurs, mon voisin a répondu à son téléphone qui sonnait (et le reste du temps, il envoyait des textos). C'est comme ça la vie, dès fois on est jolie, intelligente, (presque) riche et pourtant on ne nous aime pas.

"Ouais, là, j'suis au cinéma" encore plus fort que "Ouais, là, j'suis dans l'train".

par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 18 février 2007

On a la chance d'habiter dans un quartier chinois où on ne l'a pas. Alors pour cette nouvelle année chinoise, peut être que ça se passera mieux pour moi!

nota bene : ils ont mis un petit lampion rouge devant ma porte. Sincérement, ça veut dire quoi??

par Melimelo publié dans : lux fiat
Samedi 17 février 2007

Quand Manu perd son père au début du film, sa mère la prend dans ses bras et la console en lui rappelant qu'elle est jeune, qu'elle s'en sortira, qu'elle a la vie devant elle.

Justement, "L'année suivante" raconte comment Manu ne s'en sort pas. Comment elle se trouve piégée dans cette banlieue lointaine, skotchée à une zone industrielle où son père a été enterré au pied d'une enseigne géante Carrefour. Elle tourne dans ce vide, elle tourne et lentement s'éloigne d'elle-même. Elle ne suit plus ses études, elle se détourne de sa mère. Elle finit par s'insérer parfaitement dans ce monde poli et lisse des centres commerciaux, s'insérer à un tel point qu'elle en devient transparente, qu'elle parlera d'elle-même à la troisième personne. L'année suivante, mais les années d'après aussi.

Manu nous parle d'une blessure qui ne se referme pas, d'un deuil qui ne se fait pas. Pour traiter ce sujet tout en délicatesse et justesse, Isabelle Czajka filme des images magnifiques, des plans esthétiquement touchants de la banale horreur de ces zones entre deux zones, entre le rural et l'urbain où personne ne souhaite s'arrêter vraiment. Temps de transit où Manu est perdue.

Bon, vous l'aurez compris, "L'année suivante" m'a beaucoup touchée mais aussi peut être parce qu'il me rappelle ces films que je voyais à une certaine époque. Si je vous dis "Tous les garçons et les filles de leur âge" peut être verrez vous de quoi je parle. Justement, j'avais 17 ans moi aussi. Justement.

par Melimelo publié dans : Flims
Jeudi 15 février 2007

enfin, pas moi, pas cette année. Bien sûr. A la place je vous donne un petit poème tout ridic' sur le sentiment éternel. Et comme je suis ultra prétentieuse, je l'ai écrit en anglais of course!

 

English is the language of love,

But my mouth is dry now, and I've forgotten the words.

It's been a long time since I hummed that song,

How long I've been here, Lord,

It's been so long.

I knew the tune for sure, it was a lonely song,

I've waited, I've waited and the music is gone.

And now, from time to time I can only feel

The memory of a rhythm on my dusty lips,

The memory of a smile, when English was the language of love,

The soft and gentle music of love.

optimisation site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus