nota bene : ne le laisse pas tomber, il est si fragile (mais si, je vous jure, j'ai arrêté Chante France il y a cinq ans)
Elle n'est pas vraiment belle, c'est mieux, elle est faite pour moi... Car si Madrid ne m'a pas ravi l'oeil, elle et moi, on a tout de suite compris qu'on était sur la même longueur d'onde. Autrement dit, toutes les deux, on s'est très bien entendues pour enchaîner les péchés capitaux sans les compter à dormir la journée, à se déchaîner sur les dance floors d'anciens palais libertins, à acheter des robes plus courtes que de raison, à boire du chocolat fondu et que sais-je encore. Si je sais encore.
Mais l'heure de l'expiation est arrivée, adieu veaux, vaches, cochons...et autant vous dire que le chemin des pélerins c'est sur les genoux que je vais devoir le faire. Et avec ma mère.
Les intégristes évangélistes aux USA représentent une force électorale de plus en plus puissante. Le documentaire Jesus Camp présente l'embrigadement des jeunes enfants dans ce mouvement par une pasteur qui ne recule devant rien pour laver les jeunes cervelles. En effet, cette vieille peau a bien compris que les autres religions entraînaient les soldats de Dieu dès le plus jeune âge, alors il n'y a pas de raison, hein, les chrétiens seront près aussi, bien armés jusqu'aux dents quand l'heure du grand choc des civilisations retentira! Les images sont violentes et choquantes de la transe épileptique au sermon sur le crime de l'avortement. Cependant, je pense qu'il faut garder en tête que l'approche de la prière sur le continent américain est loin du recueillement prescrit par la très sainte Eglise catholique. C'est à dire qu'on y pleure et qu'on y crie plus vite qu'à son tour. Et le génie de ces jeunes prêcheurs est quand même à couper le souffle. Donc ce ne sont pas tant les mises en scène et les crises hystériques qui font froid dans le dos mais le discours rétrograde (raciste même vers la fin, mais là, pas de surprise) et la force d'influence que représente ce mouvement. Ce qui glace un petit peu aussi, c'est la parole d'un journaliste que le réalisateur a choisi de mettre en contrepoint de la méthode évangéliste. Car si ce journaliste dénonce les dérives de l'extrêmisme, il ne remet jamais en cause l'existence d'un être divin qu'il faut juste prendre garde à séparer de la vie publique. Autrement dit, l'alternative c'est un Dieu qui reste dans les églises. Et ni Dieu, ni maître, ça existe aux States?
nota bene : Etre ange, c'est étrange dit l'âne.
Mi sono innamorata di questa città. Profondamente. Pazzamente. Con gli occhi e la bocca. Con il cuore e con il sangue. Non so che fare ma Napoli si è sistemata nel mio corpo e credo che vi rimarrà. A lungo.
Je pourrais dire la ville haute et la ville basse. Je pourrais décrire le foutoir de la circulation, la foule bruyante, les cris, les ordures, les seringues. Je pourrais esquisser les palais, les trésors de peinture, l'opéra San Carlo où Stendhal passait toutes ses soirées. Je pourrais raconter les habitants et leur facilité à vous inviter sur des terrasses près du soleil. Je pourrais écrire la paix des collines, le vert, la pluie chaude, le silence. La baie. Le port. L'Italie. Mon Italie. Mi sono innamorata di questa città. Veramente.
Mais, il y a des voyages qui sont comme des rencontres. On ne peut pas tout dire, pas tout décrire, tout esquisser, tout raconter, écrire. On attend. On garde et on observe. On se revoit. On apprend à se connaître dans un glissement. Par des frôlements. Jusqu'à se sentir chez soi. A casa sua.
Mi sono innamorata di questa città e vorrei esserci rimasta. A lungo.

pas de nota bene. parce que là, franchement, c'est plus possible.
oops, tout bien pesé, le commentaire sus-barré est un peu trop explicite. Maintenant qu'on est passé de l'opposition à la résistance, il va falloir faire gaffe et utiliser plein de codes trop rigolos. Par exemple "j'ai les boules de noel, la dinde n'est pas arrivée en finale". On va bien se marrer. Moi, j'ai commencé par m'exiler à Napoli où la pasta è buona. Je répète : la pasta è buona. Sinon, cinq ans fermes les gars. lol. kikoo.