Samedi 16 juin 2007
Je sais qu'il y a matière à débat mais Boulevard de la mort, ça m'a fait franchement marrer. Bien sûr, c'est loin d'être un grand film et tous les teenagers de la planète ne l'auront pas en poster sur le mur de leur chambre, mais on sent bien que Tarantino s'en tamponne largement. S'il a envie de filmer une lapdance avec une fille qui a un peu de bide, bingo c'est parti et s'il a envie de défoncer la tête de ladite fille (au sens propre, genre plus de visage après) quelques minutes plus tard et par la même occasion celles de toutes ses copines qui nous ont bien gonflés pendant la moitié du film, Quentin ne va quand même pas se gêner. Et là on comprend que le monsieur n'est pas réellement féministe. Mais pas misogyne non plus, parce que quand il reprend sur quatre autres minettes qui assument elles aussi totalement leur superficialité, la revanche qu'il leur offre est d'une jouissance extrême. Parce que si la première partie nous montre comment des filles qui se croient fortes sont en fait sans défense face au loup, la seconde inverse le schéma et grâce au cinéma et à la Nouvelle Zélande, ce sont enfin les femmes qui poursuivent leur agresseur et l'achèvent à coup de santiagues. Girls just want to have fun. And be left alone.
par Melimelo publié dans : Flims
Mercredi 13 juin 2007
Ou comment je ne suis pas allée à la gym suédoise et du coup j'ai pu voir Frank Black au Paris Paris pour un petit concert confidentiel et gratuit. Mister Black ne s'appelle pas Jack mais il a lalala la pêche et c'était beaucoup (plus)(encore) mieux que les Pixies qui lors de leur reformation d'il y a trois ans (déjà, le temps, pfff. puis. plus rien) m'avaient parus tous mous du genou. Suck you. Suck you very much.

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nota bene : rond comme un ballon, jaune comme un citron...
Mardi 12 juin 2007

En prime et en time, je vous corrige les sujets du bac de philo vite fait. Et oui, j'ai pas de skyblog mais je reste à la page. Toujours jeune dans ma tête. Quoi qu'à l'époque, j'avais eu une bonne note en philo. Il faut dire, qu'en cette matière comme en beaucoup d'autres, ce qui compte mon ami, c'est de répondre aux attentes de ton lecteur. Alors, voici quelques ficelles qui pourront toujours t'être utiles. Pour l'année prochaine.

Série L (littéraire), coefficient 7 : 

-
Toute prise de conscience est-elle libératrice?

Correction

Et bien, ça dépend. Mais si tu veux avoir une bonne note à ta dissertation de philo, il faut répondre oui.

- Les oeuvres d'art sont-elles des réalités commes les autres?

Correction

Et bien, ça dépend. Mais si tu veux avoir une bonne note à ta dissertation de philo, il faut répondre non.

Série S (scientifique) coefficient 3 :

Cette année, contre toute attente, les sujets du bac scientifique sont d'une difficuluté extrême, nettement supérieure à ceux de la série L. On peut lire en filigrane la question philosophique du nouveau ministre de l'éducation nationale : La série L sert-elle à quelque chose?

- Le désir peut-il se satisfaire de la réalité?

Correction

Chaud le sujet! Il y a des gens qui passent cinq années en thérapie pour répondre oui à cette question. Alors là, pour paraître branchouille, tu peux parler d'internet, des phantasmes virtuels. Les profs adorent parce que pour leur génération, c'est vrai qu'internet ça reste un phantasme. Tu peux aussi parler de Laetitia Casta mais ça n'assurera peut être pas la moyenne.

- Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel?

Correction

Dans une bonne dissertation de philo, mieux vaut chercher le consensus. Ainsi, pourquoi opposer le travail manuel et le travail intellectuel alors qu'un équilibre devrait être ce vers quoi tendent tous nos efforts? Mettre une petite citation latine, mens sans in corpore sano. Ne pas oublier son public (professorat de philosophie) et conclure comme quoi le travail intellectuel est quand même un tantinet plus important. Si on devait classer les choses. Mais bein sûr, on n'est pas obligé. Mais si on devait.

Série ES (économique et social) coefficient 4 : 

- Peut-on en finir avec les préjugés?

Correction

Commencer par une bonne définition car rien n'est plus utile que d'enfoncer des portes ouvertes. Un préjugé est une opinion que l'on se forme sans avoir pris la peine de juger. D'où c'est mal. D'où c'est mieux de les éliminer. La question se pose alors des moyens. Il y a longtemps qu'on ne s'interroge plus sur les fins. Enfin, pas dans une dissert de philo. Kikoo, bizouxxx. Pour en finir avec les préjugés, tu peux proposer de leur créer un Etat.

- Que gagnons-nous à travailler?

Correction

Attention, ce sujet est hautement politique. Mais même dans la filière ES, il n'est pas certain que tu détectes de toi même la bonne réponse. En travaillant PLUS, on gagne PLUS. Les enfants, on répète. En travaillant PLUS, on gagne PLUS. Ceux qui ont parlé de la triple torture, du 'tu gagneras ta vie à la sueur de ton front et ta femme enfantera dans la douleur (par le travail, tiens, tiens, tiens)' et de toute forme d'aliénation méritent le travail forcé à perpétuité. Où ils apprendront à trimer pour rien.

Les autres filières n'étant pas de vraies filières, pas de corrections nécessaires.

 
nota bene : t'inquiète, Saint Jérome aussi, il avait du mal...

Samedi 9 juin 2007
Quand on fait de la formation professionnelle, c'est rigolo. Surtout quand un immense 8/20 s'affiche sur l'écran de ce stupide ordimini (l'ordi, hein pas moi) alors que votre N+1 vous passe derrière. Surtout après lui avoir tenu le discours "oui, cette formation, elle est pas si mal, mais elle est un peu facile quand même". Surtout quand tout le couloir nous entend glousser parce que notre N+2 a eu la bonne idée de nous mettre toutes les deux ensemble, ma copine collègue et moi (pour créer des synergies)(hihihiiiii). Surtout quand on doit organiser un dîner autrichien pour le soir même et qu'on doit en conséquence gérer un flux continu de mails.

Bref, tout cela est franchement détendant mais il y a une chose qu'on ne supporte plus. C'est que dans les mises en situation ridicules de ce couillon de CDrom (lui, hein) censées rendre plus pédagogique le blabla sur la courbe des taux et les trois jambes des Swap, dans le rôle du candide qui pose les questions idiotes, ils mettent toujours une femme. Blonde.

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nota bene : il est pourtant bien écrit dans le manuel de la parfaite présentation power point de ne pas utiliser les images clipart.
Mardi 5 juin 2007

Une petite carte postale de Wien qui n'est pas la dernière destination de ma tournée des capitales européennes mais qui fut une véritable découverte. 

Découverte d'une langue totalement inconnue tout d'abord. Dankeschun, bitte, pussy, dickman, ober (le concept de crème fraîche est très important à Vienne), kartoffen (le concept de patates est très important à Vienne), ich moche ein Keibab, ich moche ein wurst, ich moche ein sachertorte (mit ober), ich bin schon, tout ça, tout ça, je suis sûre que si j'étais restée un petit peu plus l'allemand n'aurait plus eu de secret pour moi. Et j'aurais aussi eu dix kilos en plus. 

La découverte de ses habitants aussi car étant invitée dans une authentique famille autrichienne, j'ai pu remarquer que l'autrichien est très sportif, mange beaucoup (ya, ya, mit ober), est physiquement avantagé mais parle allemand. L'autrichienne étant en général blonde aux yeux bleus et mince, je n'avais dans ce pays aucun avantage comparatif, d'où mon indécision quant à mon investissement dans cette langue pour une éventuelle expatriation. Rappelons nous que les autrichiens, ils sont revenus de Haider. Finalement des précurseurs par rapport aux français.

Enfin, la découverte d'une capitale de l'Art (dire Kunst). Parce que j'ai vu des musées trop trop beaux (critique très constructive) avec plein de tableaux de Schiele, Klimt dedans. J'ai vu des immeubles art déco trop trop cools (critique très explicative). J'ai vu un opéra trop trop long. Ben, oui, vous êtes à Vienne, vous vous dites quand même il faudrait aller à l'opéra (même si l'opéra tout le monde trouve ça un peu chiant)(mais personne n'ose trop le dire). Alors paf, vous vous tapez Don Carlos. Paf cinq heures. Paf debout (c'est moins cher). Mais in fine, j'étais toute contente. Allez savoir.

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Gros poutous les amis, 

Melody.

ps : sans oublier les cafés viennois où il fait bon s'arrêter. Mit au beurre.   

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nota bene : malgré les apparences, la torte ne se trouve pas au second plan.

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