Samedi 20 octobre 2007
"Une belle Melody pop, pour t'embarquer aller hop, vers des sentiments faciles"

Comme tous les 20 octobre , j'étais persuadée que  ma fête c'était aujourd'hui.
Comme tous les 20 octobre, j'étais vexée à mort que personne ne m'ait appelée pour l'occasion.

"Un mec  qui revient de loin, un mec qui n'en pense pas moins"


Jeudi 18 octobre 2007
Mon innocent petit chaton a été victime ce jeudi 14 septembre* d'un immonde commerce. C'est en rentrant ce soir que je l'ai trouvée dans tous ses états, vous pouvez imaginer, les joues rouges de honte d'avoir eu à soubir les perversions abominables d'êtres mal léchés fréquentant ma chambre à coucher. Alors, je m'insurge, je m'indigne, je crie, je pleure et je dis non! non! arrêtons là ce jeu de massacre! Non à la guerre! Oui à la vie! Et je vous préviens, on gardera les petits.
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nota bene : les photos de l'horreur.


* les dates ont été changées pour préserver l'anonymat des protagonistes
Mardi 16 octobre 2007
Je déteste les quiproquos.  Par exemple,  si mon réveil sonne à  7:58 ce samedi -là,  je me dis qu'il y a eu méprise et je suis  toute ronchon pour tout le week end voire même la semaine s'il s'avise de refaire ce mauvais coup le lundi.
 
J'abhorre les quiproquos. Cette disposition entraîne, quel malchance!, que je n'irai jamais voir des pièces comme Boeing Boeing malgré le talent immense de Jacques Ballutin. Non seulement les pièces de boulevard ne me font pas rire mais elles m'exaspèrent. C'est mon côté droite dans mes bottes (bien que je vote à gauche)(mais le monde est plein de contradictions), mon penchant consensuel, mon inclinaison à dire "mettons nous autour d'un verre et buvons discutons". J'aime que les choses soient claires. Du moins chez les autres.

Et bien croyez le ou non, le dernier Sidney Lumet, ça a été pour moi un vaste quiproquo et malheureusement pas que dans son titre (en français, je vous l'accorde). J'ai vécu exactement les mêmes exaspérations que dans Le mari de Madame etc. C'est dire. En effet, dans son film, les situations inextricables s'enchaînent implacablement par la maladresse/bêtise/manque de bol des deux principaux losers-protagonistes. Enfin, quand je dis s'enchaînent je suis gentille (c'est vrai, irl, je suis gentille), c'est sans compter les interminables flash back qui nous font sans arrêt retourner en arrière et qui permettent à la narration d'avancer tranquillement au rythme de cinq minutes toutes les demies heures. A un moment, j'ai eu très peur qu'il dure effectivement 7:58. Pas la peine de vous raconter l'histoire, comme dirait un journal déchaîné, vous pouvez ne pas aller le voir.

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nota bene : ça m'a jamais fait rire. Et même tous les jours, 'c'est le drame'.
par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 14 octobre 2007
Si vous prenez le temps (2:39) d'aller voir L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford et si vous êtes du genre à être comme moi (tiens, c'est un bon test), vous trouverez dans ce très beau film tout pour votre bonheur : des qualités littéraires, des bons et beaux acteurs, des cieux qui défilent, de la complexité, de l'esthétique et une histoire d'amour tarie. Avec une mention spéciale pour l'introduction avec la présentation des personnages (des trucs du style 'when he was in a room, everything seemed harder' qui vous restent un peu gravés dans le ciboulot).

La scène qui fait toujours son effet : la main de Jesse James qui frôle des épis de blé alors qu'il marche dans un champ. Je l'avais déjà vue quelque part mais si je fais un film un jour, je crois que pour me faire plais je filmerais ça.

Là où on comprend que quand même il y a quelqu'un qui a pensé au scénario :  au moment pile où je me suis demandée pourquoi Robert Ford trahissait l'homme qu'il avait admiré durant toutes ces années, la petite fille de Jesse James chante une contine où il est question de désamour. Vous avez remarqué vous aussi? Puissant.
par Melimelo publié dans : Flims
Jeudi 11 octobre 2007
Une fois n'est pas bitume, je tiens à vous faire partager un grand moment de cinéma. Avec du sexe, de la peur et des gâteaux dedans, c'est ma vie comme dans mes rêves sauf que je m'en souviens au réveil. Les Studios Lolo sont heureux de vous présenter J'aurais pas dû reprendre de truffes, maintenant je fais des cauchemars.

Scène première : C'est l'enterrement de vie de jeune fille de mon amie Valérie. Nous sommes une dizaine, toutes habillées en petit pull jacquart et robe marine plissée. C'est pas vraiment la fête et pour tout dire, on tire même un peu la tronche. Autour de nous, d'autres filles 'grelin grelin t'as vu mes seins' fêtent dans les règles d'autres enterrements de vie d'autres jeunes filles. Nous, on s'est rassemblées autour d'une boule gelatineuse transparente assez jolie avec des pousses de lentilles vertes dedans. Valérie doit en manger un peu. Je sais que cette boule a été faite avec de la graisse de cuisse de femmes. Mais c'est très beau. Valérie nous dit que le goût est neutre. Bien. Une fois le rite accompli, on quitte le lieu en petite procession.

Scène deuxième : On se retrouve dans une salle des fêtes pour la partie cocktail de l'évènement. Il a dû se passer plein de choses dont de la bonne musique, mais moi je suis absorbée par les délicieuses réductions sucrées que j'absorbe d'ailleurs les unes après les autres. Le thème est la framboise délicatement posée sur des feuilles de chocolat.

Scène finale et tragique : J'ai regagné mes pénates et je suis dans la chambre du gîte loué pour l'occasion. Je suis couchée sur le bidon dans le noir et je me dis confusément que je devrais me tourner parce que la pression est à la limite du supportable quand j'entends quelqu'un rentrer dans ma chambre. Je sais que c'est un homme et j'ai même une petite idée que ça pourrait être Robert, le bon vieux pote de prépa qui ne m'a jamais attirée et que je n'ai pas vu depuis sept ans. Mais bon, l'occasion faisant le larron, je me dis Robert, pourquoi pas? Il s'approche de moi par derrière et je sens ses mains me toucher la nuque et le dos, de manière assez volontaire. Il me retourne et alors, là, même dans le noir je vois Jacques Martin tout nu. Rayonnant. Bedonnant. Je comprends alors que je suis Cécilia, que j'ai douze ans et que Jacquou va me croquer pour de bon.

The end. Driiiiiiiiiiing.
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