Mardi 3 juin 2008
Petites vanités.

Je dois être particulièrement mimie aujourd'hui. Pour preuve, en l'espace d'une journée mon chef m'a offert une boîte de chocolats, un contrôleur de la ratp m'a accompagnée tout un trajet parce que je n'avais pas de billet et que "ce serait dommage que je me fasse attrapée quand même!", et pour finir, le monsieur à qui j'ai demandé de prendre mon quatre heures sur sa note pour squizzer la queue du "Bonne journée" me l'a grâcieusement offert.



Mais bref, ceci n'est pas un blog sur ma vie qui devient si facile avec un wonderbra, mais un blog sur le cinéma. Et l'évènemement du moment, c'est bien sûr le film dérivé de la série culte sur quatre new yorkaises libérées. Vous voyez peut-être de quoi je veux parler? Non parce que moi, je n'avais jamais vu. Et c'est donc l'esprit léger et réjoui à l'idée de pouvoir éviter de me taper les saisons 1 à 10 en compressant un peu tout ça en 2:25 que je me dirigeais vers l'ugc ciné cité des halles - parce qu'il faut aider les petites salles de quartier - où curieusement le mec de la caisse m'a fait payer ma place. Mais c'était hier.

Film fleuve au long court, Sex in the Kiky reprend les thématiques chères à la série comme le sex, les fringues, NYC, le girl power, le judaïsme, laissant développer leurs méandres sans jamais donner la solution, ni la démonstration. A l'opposé du calcul glacé sur les chances de réussite du mariage de Carrie, les réponses sont emportées par le courant narratif. Film ô combien riche, film ouvert qui appelle la discussion, film disert mais pas prolyxe, film livre.
(oh ciel, ça marche aussi!)(vive la critique unique pour film long!)
Sinon, j'ai trouvé ce film enthousiasmant (la scène où samantha sort la deuxième bouteille de champagne, j'aurais pas dit mieux), seulement à la quarantaine force est de constater que c'est plus Fringues&the city que Sex. Que de délices merveilleux me réserve mon futur.

par Melimelo publié dans : Flims
Samedi 24 mai 2008
Cette année en compétition au ciné en bas de chez moi, il y avait Un Conte de Noël, Roubaix! et Teeth. Comme je ne suis pas bégueule, j'ai décidé d'aller voir les deux. Mais pas en même temps, comme les gens bien comme il faut.

Tout d'abord, je suis contente. Emmanuelle Devos et Mathieu Amalrichouchou se sont enfin remis ensemble après leur cuisante séparation dans Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) qui semblait définitive si on en croyait Rois et reine. Ca fait toujours plaisir dans les chaumières, c'est un vrai cadeau de Noël et ça fait surtout une bonne accroche pas trop intello pour un film qui se place définitivement du côté du mythe. Film fleuve au long court, Un Conte de Noël reprend les thématiques chères à Desplechin comme la folie, la filiation, Roubaix, Paul Dedalus, le judaïsme, laissant développer leurs méandres sans jamais donner la solution, ni la démonstration. A l'opposé du calcul glacé sur les chances de survie de Junon, les réponses sont emportées par le courant narratif. Film ô combien riche, film ouvert qui appelle la discussion, film disert mais pas prolyxe, film livre.

Dans une toute autre catégorie, se trouve Teeth dont le principal attrait est, je cite, de "au moins, je ne me suis pas ennuyé". A part ça pas grand chose. L'affiche fait vaguement penser à American beauty, je me suis d'ailleurs laissée vaguement avoir. Alors qu'en fait, on se retrouve devant le type d'objet cinématographique non identifié dont on se doute qu'il n'y aura pas de suite. Du type de May, Nouvelle cuisine ou Bug pour les connoisseurs. La jeune américaine militant pour l'abstinence avant le mariage qui se retrouve dotée de dents castratrices dans son vagin, je vous laisse deviner la suite. Quoi, j'ai dévoilé le film? Mais enfin, qu'est ce qu'on s'en fout, vous n'irez pas le voir et vous ferez bien.

par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 4 mai 2008
Ce soir j'ai envie de vous (re)donner envie. Comme je ne peux pas faire la danse du ventre là tout de suite, ni faire un strip quasi comic, je vais juste vous donner un bon conseil mais qui vaut son pesant de polenta. Parce que je suis certaine que Ciao Stefano vous seriez passés à côté. C'est vrai que la bande annonce à l'air gentillet. Bon le rocker punk italien (ahahahahah) de 35 ans qui connaît un passage à vide et qui quitte Roma pour revenir dans son Emilia Romagna natale, ça casse pas forcément une patte à un toutou. Sauf que si tu ajoutes le regard de Stefano qui contemple la tragédie burlesque de la vie de famille avec un curieux mélange de détachement et d'affection, tu obtiens une vision foncièrement contemporaine de l'Italie. Et vous savez quoi? Ca me donne furieusement envie.
par Melimelo publié dans : Flims
Jeudi 1 mai 2008
et hop comment perdre ses cinq lecteurs.

Mais aujourd'hui est un jour spécial puisque par une heureuse conjonction des astres, le ciel rejoint enfin la terre. La fête du travail (plus, feignasse) coïncide avec l'ascension (il paraît que quand la tête est passée, le corps vient tout seul). Le rouge et le noir quoi. D'ailleurs, à l'heure qu'il est j'hésite encore entre une petite manif merguez ou me taper trois heures de messe à la radio. Tout compte fait, je pense que je ne vais rien faire. Ah si, ressusciter le blogounet, quoique tu t'en balances pas mal puisque tu es en week end, béni soit le muguet, mais je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.

Enjoy.

Quand tu meurs, ta vie défile à toute vitesse devant tes yeux. Donc depuis une semaine que I lay dying, je vous fais un petit résumé du grand défilé. Mais vite fait, comme disent les jeunes d'aujourd'hui.
The eye ne m'a même pas fait peur, je l'ai trouvé seulement ridicule. Evidemment il y a Jessica Alba, mais à la surprise générale cela ne suffit pas à nous terroriser. Circulez, il n'y a vraiment RAV.
Penelope petite mignardise sucrée montre que même avec un nez de cochon Christina Ricci reste infiniment sexy. Je ne suis pas certaine que cela serait le cas pour Jessica Alba. Par contre les paris sont ouverts pour Scarlett (gruiiiik gruiiiik, fais le cochon pour ceux qui ont des références cinématographiques).
L'heure d'été d'Assays mérite certainement mieux que trois lignes. Je dirai seulement qu'on retrouve Jérémie Renier quatre ans après l'avoir laissé dans Violence des échanges en milieu tempéré dans la continuité de son personnage. Bourgeoisie sans complexe et mondialisée, égoïste par dessus tout. Mais malgré la critique sociale, malgré le douloureux constat que le choses ont parfois plus de mémoire que les hommes, la force d'Assayas est de ne jamais condamner, de toujours trouver ce qui sauve. Et puis il n'a pas pu s'empêcher d'ajouter des adolescents sautillants sur Loser des Plasticines, parce qu'après tout c'est quand même ce qu'il sait le mieux faire.
27 robes a été un flim compliqué dans l'état de mort cérébrale où je me trouvais hier soir. Les 20 premières minutes je n'ai absolument rien compris. Mais pourquoi cette fille allait à tous ces mariages? de quel complot médiatico financier parlent-ils? c'est bizarre sa boîte ne ressemble pas à celle d'un traiteur?... Mais que voulez vous après une longue absence, il faut le temps de reprendre ses marques. Vite fait.

par Melimelo publié dans : Flims
Mercredi 9 avril 2008
En ce moment mon dada c'est la zonzon. Un thème social, foucaldien, poignant. Et puis, ça change des cuicuis. Du coup, je me documente vachement, enfin à la hauteur de mes moyens, en allant voir plein de fictions. Enfin deux. C'est ça qui est bien aussi avec mes dadas, ils ne durent jamais bien longtemps, alors profitez-en et en voiture Simone.



Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.

Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.

Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et  Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.

(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
par Melimelo publié dans : Flims
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