Comme tu l'as peut être remarqué ce blog a un peu perdu son cap éditorial. C'est un peu la dérive, le laisseraller, le jmenfoutisme, le vaavollo. D'aucun dirait la débandade. Mais d'aucun est un
peu obsédé donc on a décidé de fermer nos écoutilles à ses grivoiseries. C'est que, ami lecteur, la programmation de ces derniers jours ne me fait pas vraiment triper. Ni rêver. Or le rêve c'est
important, d'ailleurs, j'aimerais bien m'en souvenir de temps en temps de mes hypothétiques rêves, au moins ça ferait quelquechose d'autre que la crise des subprimes à raconter à ma psy. Ou à mon
blog.
Dans le désordre et sans numéro complémentaire, je te fais donc la liste des films que je n'irai pas voir, tout simplement parce que je peux les critiquer SANS les avoir vus. Très fort.
- Astérix aux jeux Olympiques : parce que j'ai pas vu les autres alors j'ai peur d'être un peu larguée;
- le dernier Ken Loach : parce que Le vent souffle sur le Conemara ça m'avait gavée grave et je suis pas dans le mood (je sens que je suis mûre pour faire critique aux Cahiers). En plus, j'en ai marre de me sentir obligée d'aller voir les films des monsieurs réalisateurs qui ont certes fait des chefs d'oeuvre mais dont on connaît l'univers par coeur. Au bout d'un moment ça lasse et puisqu'il n'y a pas d'enfants entre nous, ni de chien, on se sent un peu plus libre d'aller marivauder vers d'autres horizons;
- le dernier Tim Burton : pour les mêmes raisons.
Evidemment, je me suis quand même laissée à voir avec le dernier Coen(s) No country for old men qui est sans conteste brillant. Une belle histoire très violente et très choquante, bien menée, bien montée et complétement amorale. Dans ce film, le vieux shérif Jones y laisse ses certitudes, le jeune inconscient y laisse sa vie, le très méchant pas beau y laisse seulement un bras et les frérots y laissent leur trace. Indéniablement. Mais bon sang, j'ai pas envie de bling bling (une overdose?), j'ai envie de surprise surprise! J'ai envie d'imprévu! d'univers parallèles et étranges!
Encore un peu et on va être obligés de faire soi-même ses films. Le problème c'est que le mien, il risque vite de tourner à One night in Paris. Ou à une publicité de jeux pour téléphone portable (disponible sur simple demande à la maîtresse de maison).

nota bene : et hop une photo RAV qui symbolise le monde de la finance mais aussi le voyage vers un au-delà fantomatique et énigmatique un mercredi matin à 10:17. Bien au hasard.
Dans le désordre et sans numéro complémentaire, je te fais donc la liste des films que je n'irai pas voir, tout simplement parce que je peux les critiquer SANS les avoir vus. Très fort.
- Astérix aux jeux Olympiques : parce que j'ai pas vu les autres alors j'ai peur d'être un peu larguée;
- le dernier Ken Loach : parce que Le vent souffle sur le Conemara ça m'avait gavée grave et je suis pas dans le mood (je sens que je suis mûre pour faire critique aux Cahiers). En plus, j'en ai marre de me sentir obligée d'aller voir les films des monsieurs réalisateurs qui ont certes fait des chefs d'oeuvre mais dont on connaît l'univers par coeur. Au bout d'un moment ça lasse et puisqu'il n'y a pas d'enfants entre nous, ni de chien, on se sent un peu plus libre d'aller marivauder vers d'autres horizons;
- le dernier Tim Burton : pour les mêmes raisons.
Evidemment, je me suis quand même laissée à voir avec le dernier Coen(s) No country for old men qui est sans conteste brillant. Une belle histoire très violente et très choquante, bien menée, bien montée et complétement amorale. Dans ce film, le vieux shérif Jones y laisse ses certitudes, le jeune inconscient y laisse sa vie, le très méchant pas beau y laisse seulement un bras et les frérots y laissent leur trace. Indéniablement. Mais bon sang, j'ai pas envie de bling bling (une overdose?), j'ai envie de surprise surprise! J'ai envie d'imprévu! d'univers parallèles et étranges!
Encore un peu et on va être obligés de faire soi-même ses films. Le problème c'est que le mien, il risque vite de tourner à One night in Paris. Ou à une publicité de jeux pour téléphone portable (disponible sur simple demande à la maîtresse de maison).
nota bene : et hop une photo RAV qui symbolise le monde de la finance mais aussi le voyage vers un au-delà fantomatique et énigmatique un mercredi matin à 10:17. Bien au hasard.
par Melimelo
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Flims
nota bene : chez Régine, le jeudi soir, c'est soirée tasspées filles. Tout est gratuit, le buffet, l'atelier maquillage, les boissons, le spectacle de chippens. On s'y
amuse comme des petites folles. La musique est à chier mais les piaillements ne laisseraient aucun espoir à aucun dj de toute façon. Seulement, à 23:30, une fois que ces damoiselles sont bien
excitées/alcoolisées/fatiguées, bref plus en état de vraiment réaliser ce qu'il se passe, il y a le "lacher de garçons" (eux ont payé bien sûr)(très cher). J'ai essayé de vendre ça à "Le droit de
savoir" mais ils m'ont répondu que tout le monde savait.
par Melimelo
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lux fiat
nota bene : j'ai deux bibliothèques Bully, une étagère Haneke, trois chaises Sant qui attendent depuis bientôt une semaine d'être assemblées et qui prennent racines dans ma chambre.
Mais ce week end, j'ai terriblement envie d'aller au cinéma. Que faire? Où vais-je? Dans quelle...stop!
par Melimelo
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Ô quotidien
L'homme du jour, c'est bien sûr Jérôme Kerviel (il était encore sur facebook cet après midi, si vous voulez le poker, je pense qu'il appréciera votre geste à sa fair value), qui grâce à son
immense génie a fait perdre à lui tout seul plus de thunes que toute la crise des subprimes à la SG. Récession aux Etats-Unis, naufrages des monolines, effondrement des cours, tout ça mon
gars c'est rien comparé aux 4,9 GEUR que le jeune trader a perdus ce mercredi noir. Nique le système man!! surtout quand on pense que l'escroquerie a été réalisée sans aucun enrichissement
personnel de notre homme. Anarchiste? Militant d'al-Qaida? les journalistes s'interrogent encore et feraient mieux de le lui demander avant qu'il ne tombe par accident sur le dos et sur un
couteau. Bon, on en saura plus dans quelques jours. On regrette seulement pour le spectacle qu'il se soit arrêté en si bon chemin parce qu'étant donné qu'il n'avait plus aucune limite, s'il avait
juste doublé ou triplé ses pertes (scenario même pas stressé), c'est toute la SG qui y passait. A la louche 100000 personnes worldwide à la porte et Bouton obligé de mettre la clef des deux tours
sous le paillasson. Le grand show. Nous vivons une époque formidable.
A propos d'époque formidable, hier j'ai vu un petit bijou de film 57000 km entre nous. C'est du cinéma comme je l'aime, c'est à dire pas forcément du grand mais du proche (57000 km c'est une blague, en fait on est tous sur la même planète, je vous rassure), du identifiant pas très identifiable. Et en plus c'est un film qui prend comme sujet les relations sur internet. Voyez vous ça. Enfin voyez vous-mêmes, petits voyeurs que vous êtes de lire un blog! Parce que les blogs c'est sale, pouah, ce sont des gens torturés qui exhibitionnent leur médiocrité quotidienne à la tête de quelques autres torturés qui cherchent un ailleurs dans un vide sidéral. Bien des journalistes vous le diront. Dans le film, on montre ainsi une famille qui bat du vent autour de la webcam du beau père, un fracassé un cibouleau jouant au bébé virtuel devant une mineure qu'il appelle compulsivement Princesse (Mathieu Amalric mon chouchou est de plus en plus mon chouchou), et certes, il y a de tout cela sur internet. C'est pas moi qui dirai le contraire. Seulement et on la remercie, la réalisatrice ne s'arrête pas là. Parce que les deux jeunes protagonistes ont parfaitement intégré ce mode nouveau de relations, ils le font leur et le vide de toute la part malsaine que leurs parents qui ont bien des problèmes à régler lui ont incorporée. Alors oui, il est possible de tomber amoureux alors qu'on n'a plus d'espoir, il est possible de se promener virtuellement dans une ville alors qu'on est cloué à l'hôpital, il est possible de se rencontrer alors qu'on est à 57000 km de distance. Internet n'est pas vain, c'est juste l'âge des possibles, c'est ce que nous en faisons et c'est pourquoi parfois j'ai tant honte.
A propos d'époque formidable, hier j'ai vu un petit bijou de film 57000 km entre nous. C'est du cinéma comme je l'aime, c'est à dire pas forcément du grand mais du proche (57000 km c'est une blague, en fait on est tous sur la même planète, je vous rassure), du identifiant pas très identifiable. Et en plus c'est un film qui prend comme sujet les relations sur internet. Voyez vous ça. Enfin voyez vous-mêmes, petits voyeurs que vous êtes de lire un blog! Parce que les blogs c'est sale, pouah, ce sont des gens torturés qui exhibitionnent leur médiocrité quotidienne à la tête de quelques autres torturés qui cherchent un ailleurs dans un vide sidéral. Bien des journalistes vous le diront. Dans le film, on montre ainsi une famille qui bat du vent autour de la webcam du beau père, un fracassé un cibouleau jouant au bébé virtuel devant une mineure qu'il appelle compulsivement Princesse (Mathieu Amalric mon chouchou est de plus en plus mon chouchou), et certes, il y a de tout cela sur internet. C'est pas moi qui dirai le contraire. Seulement et on la remercie, la réalisatrice ne s'arrête pas là. Parce que les deux jeunes protagonistes ont parfaitement intégré ce mode nouveau de relations, ils le font leur et le vide de toute la part malsaine que leurs parents qui ont bien des problèmes à régler lui ont incorporée. Alors oui, il est possible de tomber amoureux alors qu'on n'a plus d'espoir, il est possible de se promener virtuellement dans une ville alors qu'on est cloué à l'hôpital, il est possible de se rencontrer alors qu'on est à 57000 km de distance. Internet n'est pas vain, c'est juste l'âge des possibles, c'est ce que nous en faisons et c'est pourquoi parfois j'ai tant honte.
par Melimelo
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Flims
nota bene : mais passer du mi-cuit aux 4/5 ça serait déjà pas mal. En plus, je fais ça gratis!
par Melimelo
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Ô quotidien