Je vais pas me mentir plus longtemps, le dernier Wes Anderson est dans la lignée des Derniers. C'est à dire qu'on connaît par coeur les ficelles, les atmosphères, les acteurs. Mais à la
différence des frères Cohen, d'Allen et j'en passe mais pas des meilleurs, cet univers là, je ne crains pas de me le passer en boucle ad nauseam. Genre la scène de The Royal Tenenbaums avec Needle in the Hay d'Elliott Smith, la revoir 42 fois d'affilée, c'est un peu mon quotidien.
Alors avec The Darjeeling Limited, on reste en famille et c'est tant mieux. Trois frères essaient de dépasser le Père en allant à la recherche d'une Mère évanescente au fin
fond de l'Inde. Ainsi, ils vont laisser sur le quai dans leur sprint pour sauter dans le train qui s'éloigne, tant un Bill Murray essoufflé (La vie aquatique non? si)
pour la scène d'ouverture, que les valises Vuitton paternelles pour la scène finale. Physique et symbolique. The Darjeeling Limited ce sont donc des personnages hauts en
couleurs (bleu, orange, jaune pour les intérieurs), une bo d'enfer (the Kinks non? si), des monstres (un vrai tigre au lieu d'un requin tigre), des relations humaines complicated. Mais c'est
aussi un court métrage introductif Hôtel Chevalier avec une vue sur Paris de toute beauté et une Natalie Portman toute bleutée. Sauf que je pense qu'il s'est planté, c'était
pas les Champs Elysées. Mais passons. Donc malgrè les trucs à creuser, malgrè que c'est encore sur le mode mineur, moi je le qualifierais bien de jubilessant et ne venez pas me contredire,
vous n'avez qu'à aller au ciné.
par Melimelo
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Flims
Quand tu reviens de Lugdunum toute cassée et un peu dégoûtée de reprendre le boulot, tu as deux options pour te remonter le moral :
- soit tu prends des photos de la vue qu'elle est belle de ton bureau même si tu lui tournes le dos plus souvent qu'à son tour. Tu te crois une artiste, qui plus est incomprise. Et même si dans la phrase précédente, une seule assertion est vraie, tu te dis qu'une sur deux c'est déjà pas mal, il y en a qui ont bâti leur vie sur des malentendus, et puis fuck the system!
- soit tu prends des photos de la vue qu'elle est belle de ton bureau même si tu lui tournes le dos plus souvent qu'à son tour. Tu te crois une artiste, qui plus est incomprise. Et même si dans la phrase précédente, une seule assertion est vraie, tu te dis qu'une sur deux c'est déjà pas mal, il y en a qui ont bâti leur vie sur des malentendus, et puis fuck the system!
- soit tu écoutes Shakira en boucle jusqu'à 02:08 am. Et tu te dis que lors de ta soirée, ça va onduler, ça va chalouper hard core. Je vous fais profiter des lyrics tout en sensualité et chaleur
hispanique (j'ai censuré la partie un peu politique où elle parle de la CIA et des réfugiés) :
I never really knew that she could dance like this
She makes a man want to speak Spanish,
Como se llama, bonita, mi casa, su casa
Shakira, Shakira
Oh baby when you talk like that
You make a woman go mad
So be wise and keep on
Reading the signs of my body
And I'm on tonight
You know my hips don't lie
And I'm starting to feel it's right
All the attraction, the tension
Don't you see baby, this is perfection
Hey Girl, I can see your body moving
And it's driving me crazy
And I didn't have the slightest idea
Until I saw you dancing
And when you walk up on the dance floor
Nobody cannot ignore the way you move
your body, girl
And everything so unexpected - the way
you right and left it
So you can keep on shaking it
Oh boy, I can see your body moving
Half animal, half man
I don't, don't really know what I'm doing
But you seem to have a plan
My will and self restraint
Have come to fail now, fail now
See, I am doing what I can, but I can't so
you know
That's a bit too hard to explain
Perso, j'ai pris les deux options avec le supplément parmesan et ça va beaucoup mieux merci. La prochaine fois je vous parlerai de cinéma parce qu'il paraît qu'il y a des films du siècle qui sont
sortis.
par Melimelo
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Ô quotidien
J'aurais pu vous parler de toutes les finesses de There will be blood, de l'excellentissime Daniel D. L, du pétrole qui ressemble plus à du sang poisseux qu'à de l'or. De la
relation au père, au Père, au frère.
J'aurais pu vous parler du téléfilm de seconde zone qu'est Les femmes de l'ombre avec sa brochette d'actrices toutes aussi inutiles les unes que les autres.
Mais nan, nan, bande de petits veinards, j'ai plutôt choisi de vous parler de :
Je ne comprends pas, ça fait maintenant bien dix ans que je suis à Paris et je n'ai toujours pas été Taken par des affreux, mais vraiment affreux, albanais, même qu'avant ils sont arrivés à 20 et que maintenant il y en a des centaines (sic). Ils font la chasse aux jeunes filles (stupides)(et sur ressorts) pour les droguer et les prostituer. Ca, le père de Kimmy, du fond de sa Californie, l'a bien compris et durant les 96 heures qu'il a devant lui, il n'hésitera à traverser un océan, à torturer, à tuer, à violer lois et bienséance, à apprendre le serbo croate, pour tenter de sauver sa fille en proie à un horrible réseau. Quel scénario! Quelle imagination!! Mais c'est vrai qu'essayer de sonder l'inconscient de Luc Besson à qui l'on doit cette incroyable bouse est vraiment passionnant. Parce que devant le Grand Vide, on est toujours pris de vertige, voire d'asphyxie mentale. La panique des grands fonds. Rien que pour vous, un focus sur une des dernières scènes : le père après avoir dégommer l'intégralité de la communauté albanaise de la capitale, étreint (sauvagement) sa vièrge de fille devant l'énorme lit qui aurait dû servir d'autel au sacrifice de son innocence (mise à prix 500 KUSD). C'est moi ou je vois le vice partout?
Défi 2008, être Taken. Enfin.
J'aurais pu vous parler du téléfilm de seconde zone qu'est Les femmes de l'ombre avec sa brochette d'actrices toutes aussi inutiles les unes que les autres.
Mais nan, nan, bande de petits veinards, j'ai plutôt choisi de vous parler de :
Je ne comprends pas, ça fait maintenant bien dix ans que je suis à Paris et je n'ai toujours pas été Taken par des affreux, mais vraiment affreux, albanais, même qu'avant ils sont arrivés à 20 et que maintenant il y en a des centaines (sic). Ils font la chasse aux jeunes filles (stupides)(et sur ressorts) pour les droguer et les prostituer. Ca, le père de Kimmy, du fond de sa Californie, l'a bien compris et durant les 96 heures qu'il a devant lui, il n'hésitera à traverser un océan, à torturer, à tuer, à violer lois et bienséance, à apprendre le serbo croate, pour tenter de sauver sa fille en proie à un horrible réseau. Quel scénario! Quelle imagination!! Mais c'est vrai qu'essayer de sonder l'inconscient de Luc Besson à qui l'on doit cette incroyable bouse est vraiment passionnant. Parce que devant le Grand Vide, on est toujours pris de vertige, voire d'asphyxie mentale. La panique des grands fonds. Rien que pour vous, un focus sur une des dernières scènes : le père après avoir dégommer l'intégralité de la communauté albanaise de la capitale, étreint (sauvagement) sa vièrge de fille devant l'énorme lit qui aurait dû servir d'autel au sacrifice de son innocence (mise à prix 500 KUSD). C'est moi ou je vois le vice partout?
Défi 2008, être Taken. Enfin.
par Melimelo
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Flims

nota bene : il fallait bien que je fasse un post pour la journée mondiale de l'eau. Pour peu, elle serait passée complétement inaperçue. Ben oui, pensez-vous, avec mes 30 printemps. Totale eclipse.
par Melimelo
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Ô quotidien
nota bene : parce qu'il est si facile de se cacher derrière un objectif, un écran, un écrit. Et si tentant. Et si trompant. Et si déformant. Je lève mon verre et mon Lumix au trucage permanent de nos vies! A nos surexpositions! A nos doublures! A nos sous-titres! A nos textes malappris et mal à prendre! A nos mises en seine! A nos mises en bière!
Au grand cinéma du grand n'importe quoi!
par Melimelo
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Ô quotidien