Vendredi 30 novembre 2007

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nota bene :  dans ma nouvelle série RAV. Ce blog devient vraiment de plus en plus intéressant.

par Melimelo publié dans : lux fiat
Jeudi 29 novembre 2007

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nota bene : en fait il n'y a aucun rapport entre le film de Wong Kar-Wai et cette photo.
par Melimelo publié dans : lux fiat
Lundi 26 novembre 2007
... quand je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de m'obstiner, que si je trouvais que tout était plat, sans intérêt et stupide, c'était peut-être aussi que je choisissais des grosses daubes et qu'au lieu de croire à tout prix qu'il y avait une lueur d'espoir dans les thrillers français, il fallait un bon Back to basics!

Et pour moi, un bon BtoB, à défaut d'un La vie aquatique à se mettre sous la dent, ça veut dire un petit film intello, si possible étranger, avec un beau mec dedans, si possible torturé. Comme De l'autre côté tout était possible, en Turquie en plus et sans référence aux racines chrétiennes en outre, je me suis tout de suite sentie bien dans ce film. C'est fin, délicat, ensoleillé, drôle, triste, dépaysant, un peu long aussi parfois. Ben oui, la longueur, mine de rien, c'est important pour les films dits d'auteurs. Et surtout il avait un petit goût de madeleine, quand j'éprouvais mes premiers émois cinématographiques dans l'amphithéâtre à moitié vide de la seule salle d'art et essai de la ville. Là, je compris deux choses. Primo, bien que ça me fasse plutôt mal au cul, j'étais en général plus d'accord avec les critiques de Télérama que celles de Télé 7 jours et renier son enfance, c'est pas joli joli. Secundo, je ne serais jamais prof par pur esprit de contradiction avec les autres spectateurs décrépis et solitaires du dernier Wim Wenders.

Vous n'êtes pas plus avancés, mais De l'autre côté moi, je suis bien rassurée.
par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 25 novembre 2007
La chambre des morts, ça avait beau être mon idée, c'est pas pour ça qu'elle était forcément brillante celle-là. D'abord on n'en a pas pour son argent parce qu'il manque le but évident de nous faire peur. D'ailleurs, le burlesque/ridicule prend souvent le pas sur l'horreur, ce qui n'est pas forcément bon signe surtout quand ça n'est pas intentionnel. Ensuite parce que je le classerais dans le même torchon que Les rivières pourpres (et là ça fait vraiment peur), à deux détails près :
- la scène de la poursuite en course à pieds s'essouffle bien trop vite, contrairement aux rivières où il y avait, il faut bien le reconnaître, une scène de temps suspendu ;
- Mélanie Laurent éclaire le film de sa présence ce qui n'était pas forcément le cas de Jean Reno.

Bref, étais-je en train de devenir cinéphobe? N'étais-je plus capable d'émotions devant toutes ces histoires plus minables les unes que les autres que je m'ingurgitais? Devais-je commencer la peinture sur soi au nutella pour occuper mes soirées? J'en étais à ce point de mes réflexions quand...
(à suivre)

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nota bene : mais que se passe-t-il? mon corps se transforme!!
par Melimelo publié dans : Flims
Vendredi 23 novembre 2007
Tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec la discrimination raciale aux US m'intéresse. Il fut une époque où je ne lisais exclusivement que des auteurs noirs américains comme Richard Wright, James Baldwin ou Toni Morrison. Chacun ses hobbies. J'allais jusqu'à m'inspirer de Langston Hughes pour écrire quelques textes sur ce thème. C'était mon prisme, mon angle d'attaque de la société américaine. J'étais fascinée par le South. Comment une terre où régnait un tel racisme avait pu produire le plus beau de la littérature américaine? Je me suis rendue en Lousianne pour visiter des anciennes plantations, pour parler avec les gens de là-bas de leur histoire passée et présente. Ces clefs de lecture d'une société qui n'est pas la mienne me servent souvent. Ici et maintenant.

Tout ça pour vous dire que Collision, j'avais forcément percuté. J'avais beau sentir que c'était plutôt des grosses ficelles, il n'empêche, quand quelquechose vous parle, vous avez tendance à l'intégrer à mille autres choses qui peut-être lui donnent plus d'épaisseur que prévue. Vous contextualisez comme on dit (c'est comme ça qu'on dit?). Et puis les Cahiers du Cinéma et Télérama ils peuvent gueuler, personnellement, je ne trouve pas qu'ils sont si nombreux que ça les films aux Etats-Unis qui abordent ce sujet. Je sais, je les ai tous vus. Donc, pédagogiquement, je trouvais que Mr. Haggis avait raison d'en remettre une couche.

Tout ça pour vous dire que quand j'ai vu l'affiche de Dans la vallée d'Elah avec le gros drapeau americain derrière et en sachant que c'était un film sur le retour des soldats d'Irak, il a fallu tous mes bons souvenirs de Collision pour me dire que oui, finalement il y avait moyen de se laisser tenter d'aller le voir. Parce que l'Irak ouh lalala, attention, terrain miné. Mais heureusement pour nous Haggis est sur tous les fronts et si les grosses ficelles sont toujours bien en place, le drapeau il est la tête en bas lui. Le message est assez clair, notre bonne vieille armée si droite dans ses bottes symbolisée par le vieux père Tommy Lee Jones est complètement déboussolée devant le manque de repères de ses jeunes soldats qui ont perdu dans les terres asséchées du Moyen Orient tout sens du bien et du mal. La forme très sèche renforce ce sentiment de coupure, à l'image des camarades du fils porté disparu qui restent muets devant le père, incapables de communiquer sur l'horreur qu'ils portent en eux. Comme je suis complétement biaisée (cf. premier paragraphe), j'ai particulièrement aimé la réaction hyper raciste du père envers le meurtrier présumé de son fils. A notre droite des jeunes pour qui la torture se filme au téléphone portable, à notre gauche, une armée old school réactionnaire et complétement rigide. J'aime bien quand il n'y a pas de gentils dans les films.

Sinon, il y aurait encore beaucoup de symboles à lire dans Dans la vallée d'Elah (David et Goliath, les images très années 70 etc) mais pour compléter cette histoire particulière qui fait plutôt l'impasse sur l'organisation même de la machinerie militaire américaine qui place les techniques de torture au coeur de son système de lutte contre le terrorisme international, la lecture du dossier d'Esprit d'octobre sur "L'antiterrorisme et l'état d'exception en échec" peut être utile pour, comment dit-on déjà? contextualiser?
par Melimelo publié dans : Flims
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