nota bene : Kitty, arrête les conneries, un peu de tenue, c'est Santa Cthulhu tout de même!!
Je ne sais si c'est parce que j'étais légèrement énervée cette nuit là mais à la fin de La graine et le mulet, j'ai tout simplement failli crier/pleurer de joie. Et j'ai dû me
trémousser en soufflant plusieurs fois pour me contenir, à tel point que ça en devenait presque douloureux. Oui, ok, j'ai eu un orgasme cinématographique, oui, ok, il fallait que je vous en
cause.
Pourtant, comme dans les belles histoires de sexe, c'était pas forcément bien parti. J'avais vaguement fait le lien avec L'esquive, mais putain, l'affiche de La
graine et le mulet, elle est quand même pas top sexy. Disons que j'y suis allée à reculons et disons que les premières minutes ont confirmé mon préjugé de petit film d'auteur sympathique
sur la vie d'une famille immigrée de Sète avec ses problèmes de travail, d'intégration, de relations intrafamiliales. C'est dingue comme on peut se tromper. C'est pas un petit film ce truc, c'est
un drame shakespearien. C'est une épopée antique. C'est du pur classique de celui des grands romans qui vous restent gravés dans la mémoire et vous accompagnent pour le reste de ce qui vous sert
accessoirement de vie. Et même dans une autre.
Au fur et à mesure qu'avance ce film d'amour, les personnages quittent progressivement la critique sociale pour revêtir leur costume de mythe et rentrer de plein pied dans leur légende.
Un père insignifiant devient Roi perdu dans les cours hallucinées d'une cité nocturne, une fille adoptive crâneuse et énervante se transforme en Salomé dansant pour sauver un rêve, mais dansant
avec une telle intensité que tous les notables mi racistes, mi mafieux de la ville veulent bien oublier pour un instant l'absence de la graine. La grande absente qui sera rendue par la nouvelle
concubine qui devra ravaler sa fierté pour donner au monde ce qu'un fils prodigue avait perdu. Quand je vous dis qu'on plane très haut et que ça fait mal au bas du ventre tellement
c'est bon.
nota bene : je sais qu'il ne faut pas trop croire à Saint Nicolas, mais peut être que cette année je vais échapper au bol de quinoa pour le réveillon! Chacun son mythe.
Vous n'avez pas pu louper la sortie de I am a Legend, c'est facile, tu fais un pas dans le métro tu tombes sur la belle gueule d'amour de Will Smith et tu es presque d'accord
pour le choix du titre. Comme votre sémillante serviteur est un peu une naze ces derniers temps, elle l'a loupé quand même. Qu'à cela ne tienne, après avoir squatté les
commentaires depuis quelques mois, ce soir c'est Sébi qui passe de l'autre côté du miroir et met son fil à la patte. Du (j'ai pas osé mettre
fin) fond du un trois, voici une critique de cinéma par un monsieur qui d'habitude se vante de ne pas en faire! Mais en ce moment c'est Noël tous les jours :
"On lit ça et là que I Am Legend serait la version sous stéroïdes de 28 Days Later. Bon.
Bref I Am Legend c'est un divertissement sympa, mais qui traumatise beaucoup moins (et beaucoup moins longtemps) que 28 Days/Weeks Later. Les stéroïdes on les gardera pour le
marketing. Moi je préfère la terreur british."
Merci copain! J'ai la réponse à aucune de tes questions mais tu as gagné une superbe photo de Kitty suppliciée (ben oui, tu es père de famille quand même).
"L'hiver poudroie et l'été roclite. Les petits ruisseaux font les grandes rivières et le gel embrase les toits.
Nota bene: à partir de maintenant, les jours rallongent"
Clap, clap, clap!! Lui, il a gagné une photo cochonne et vous?