Dimanche 23 septembre 2007
Il existe aussi des films qui ne parlent pas de fest noz.... Même s'ils souffrent de cette grave et terrible carrence, on s'attarde parfois à aller les voir.

Par exemple, Il mio fratello e figlio unico, j'avais voulu y aller quand j'étais de séjour à Napoli, puis on m'avait invitée à manger des pâtes, bref les aléas de la vie, tu sais comment c'est. Quelques mois après, le voilà sur les écrans parisiens. J'y vais. J'y cours. Accompagnée de trois amies italiennes, parce que c'est tellement chic pour demander ses billets en VO. Notre avis unanime est que c'est presqu'un excellent film. Excellent parce qu'il retrace avec justesse un univers qui nous est cher, l'Italie des années 60, 70 à travers le destin d'une famille et de ses deux fils. Entre Accio, le fils insoumis qui passera du séminaire, aux factions fascistes pour finir au parti communiste, et Manrico son (très beau) frère, le film dépeind plus qu'un portrait social, des scènes intimistes sur les difficiles relations dans une fratrie. Entre identification, jalousie, vénération. Enfin, j'imagine, étant moi-même figlia unica. Il mio fratello est alors très proche de La meglio gioventù. Le "presque" vient du je ne sais quoi qui lui manque pour qu'on en sorte totalement rassasié. Peut-être un peu de beurre salé.

Le deuxième exemple qui me vient à l'esprit est 28 semaines plus tard, la suite pas du tout attendue du culte 28 jours plus tard. Faire une suite, c'est en général assez périlleux, surtout quand ce n'est plus Danny Boyle le réalisateur, ni Cilian Murphy le héros. A la place, certes, ils ont mis une jeune demoiselle aux yeux très bleus mais encore un peu trop dans le bouton de l'âge pour vous Messieurs. Donc, d'un film totalement atypique qui prend comme prétexte le thème des zombies, on passe à un film...de zombies. Tout simplement. Mais, j'avoue qu'il est diablement efficace. Oui, j'avoue tout. J'ai eu trop trop peur, je regardais ma montre en me disant, oh lala, encore une demie-heure, je vais pas pouvoir. Oh lala, c'est atroce. J'avais beau imaginer que s'il y avait une épidémie de zombies à Paris, je prendrais mon sac à dos et je partirais dans les montagnes. Et je ferais des petites provisions de nourritures sous mon lit. Pour pouvoir les mettre dans mon sac le moment venu. Rien à faire, j'étais bien terrifiée. Et voulez vous me dire pourquoi, mais pourquoi, les gens dans les films d'horreur, ils vont toujours se fourrer sous la terre dans le noir. Oui, pourquoi?
par Melimelo publié dans : Flims
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Commentaires

Les gens dans les films d'horreur, lorsqu'ils sont traqués dans une maison maudite par un fou armé d'une tronçonneuse, trouvent moyen de se séparer en petits groupes qui vont aller chacun explorer un étage différent au lieu de prendre leurs jambes à leur cou et de filer le plus loin possible. Puis, au moment où ils ont été presque tous massacrés, il reste un garçon et une fille qui décident, invariablement, de se séparer à leur tour en deux groupes de un...
commentaire n° : 1 posté par : Memorandhomme (site web) le: 24/09/2007 00:38:51
Moi, je suis pas conne, je suivrais l'homme.
commentaire n° : 2 posté par : Melody le: 24/09/2007 01:10:58
C'est vrai qu'il est bien Mon frère est fils unique. Et, dis, c'est quoi La meglio gioventù ?
commentaire n° : 3 posté par : Neil (site web) le: 25/09/2007 17:20:41
C'est un film zuper zuper kool de 6 heures 6 minutes qui raconte l'histoire de deux frères en Italie à la fin des années 60. C'est assez long pour bien décrire l'évolution des personnages et du contexte politique (les années de plomb). Sinon, même époque, même pays, Buon giorno notte est aussi très très bon. Mais je suis toute biaisée quand on parle de l'Italie de toutes façons...
commentaire n° : 4 posté par : Melitalie le: 26/09/2007 00:14:39
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