Le nouveau film de Gus Van Sant commence sur une scène d'ouverture terrifiante. En effet, après trois minutes tu commences à te dire, zut, j'étais pas si en retard que ça finalement, c'est encore
cette pub pour ce soda commençant par un S (faire de l'exercice chaque jour est bon pour la santé) que tu as vu X-fois. Et puis au bout de quatre minutes, tu commences à frissonner et à réaliser
que non, que c'est vraiment LE film. C'est vraiment Paranoid Park, le park de skate le plus mal famé de Portland qui ouvre ce dernier opus sur l'adolescence. C'est vrai que tu
aurais pu aussi le deviner si tu étais un peu plus observatrice et te dire que la musique branchouille French touch derrière, c'était un peu trop pour un soda (ne rien grignoter entre les
repas). Mais si tu l'étais, tu ne serais pas là. Donc, après cette ouverture à l'esthétique facile et une fois que tu sais où tu es (siège 23, deuxième rang à gauche), tu peux enfin mater le film
sans complexe en toute décontrattitude. Mais même là, tu as un petit peu de mal à accrocher. Et puis, et puis...le talent fait son effet. Du néant absolu, Gus tire quelques moments qu'il me sera
difficile d'oublier. En fait, il met de la profondeur dans le vide. Tout en tenant l'équilibre. Wouah.
Comme le dit Alex, notre jeune skateur homicideman, il y a plusieurs niveaux de profondeurs dans les évènements qui nous entourent. Il y a le niveau de l'apparence, ce qui est réellement en train de se passer comme prendre une douche, faire l'amour, conduire une voiture. Et puis, il y a le niveau de l'émotivité, la lecture personnelle de l'expérience, ce qui est véritablement en train de se passer. Comme ressentir chaque goutte d'eau tombant sur son corps. Comme n'en avoir rien à foutre mais foutre quand même. Comme flipper sa race en conduisant en s'enfonçant de plus en plus dans le silence. Et cela, Gus arrive magnifiquement à le capter. C'est déjà pas mal, non? Si tu ajoutes à cela une maîtrise de l'enchaînement des flash back, qui rend possible le cheminement jusqu'à la rédemption, ça fait en fin de comptes un film qui compte. Un deux et puis trois. La trilogie se finit.
En plus, je ne devrais vraiment pas critiquer, quand on pense que l'autre film sur l'adolescence qui sort la semaine prochaine c'est SuperGrave. Enjoy.
Comme le dit Alex, notre jeune skateur homicideman, il y a plusieurs niveaux de profondeurs dans les évènements qui nous entourent. Il y a le niveau de l'apparence, ce qui est réellement en train de se passer comme prendre une douche, faire l'amour, conduire une voiture. Et puis, il y a le niveau de l'émotivité, la lecture personnelle de l'expérience, ce qui est véritablement en train de se passer. Comme ressentir chaque goutte d'eau tombant sur son corps. Comme n'en avoir rien à foutre mais foutre quand même. Comme flipper sa race en conduisant en s'enfonçant de plus en plus dans le silence. Et cela, Gus arrive magnifiquement à le capter. C'est déjà pas mal, non? Si tu ajoutes à cela une maîtrise de l'enchaînement des flash back, qui rend possible le cheminement jusqu'à la rédemption, ça fait en fin de comptes un film qui compte. Un deux et puis trois. La trilogie se finit.
En plus, je ne devrais vraiment pas critiquer, quand on pense que l'autre film sur l'adolescence qui sort la semaine prochaine c'est SuperGrave. Enjoy.
Commentaires
Je n'ai vu aucun des trois films consacrés par Gus Van Sant aux jeunes autistes américains qui se tirent dessus entre deux cours d'EMT, et j'ai du mal à me motiver. J'ai peur de voir plus de rien que de vide (ou l'inverse) dans le regard de ces jeunes, et j'ai très peur de ce qui est branché. J'ai peur de découvrir qu'il y a plus à apprendre des USA, pour ceux que le sujet intéresse, dans les films de la collection Masters of Horror que dans les oeuvres des intellos du skatepark. J'ai peur de passer pour un réac. Et j'ai peur que le dernier Radiohead ne soit moins bon qu'annoncé. J'ai peur. En même temps, je suis Evelyn Dead, et le monde m'attend !
commentaire n° : 1
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Evelyn Dead
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le: 29/10/2007 13:32:17
Je voudrais corriger ma phrase sur les "intellos du skatepark". Intello n'est pas une insulte, et je m'en voudrais de donner l'impression que pour moi, si. J'enlève donc, si tu veux bien, le terme "intello", et à la place je mets un mot, celui que vous voudrez, mais il faut qu'il y ait un z et un k dedans, sinon, c'est mort. Merci :-) !
commentaire n° : 2
posté par :
Evelyn Dead
(site web)
le: 29/10/2007 13:48:54
"J'ai peur de découvrir qu'il y a plus à apprendre des USA, pour ceux que le sujet intéresse, dans les films de la collection Masters of Horror que dans les oeuvres des bazookas du skatepark."
Ah ouais, t'as raison !
Ah ouais, t'as raison !
commentaire n° : 3
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Sébi
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le: 29/10/2007 20:38:33
Si on s'intéresse aux states on peut lire les romans de Faulknerz aussi. Il y a moins de skate dedans mais c'est très jouli. On peut aussi faire des bisous bisous à un américain (qui heureusement ne sait pas lire le français). Enfin, il y a mille moyens. Et Evelyn, tu ne connaîtras pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. Tu affronteras ta peur. Tu lui permettras de passer sur toi, au travers de toi. Et lorsqu'elle sera passée, tu tourneras ton oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que toi (quoi je le connais par coeur? quoi je suis une nerd?)
Sinon, Sébi, j'espère que tu l'as placé sur le mot compte triple, bravo!
Sinon, Sébi, j'espère que tu l'as placé sur le mot compte triple, bravo!
commentaire n° : 4
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Melody
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le: 30/10/2007 00:25:41
Trop fort, j'ai trouvé une sorcière du Bene Gesserit ! Hey copine, viens, on organise des lectures publiques pour tous les chanceux qui l'ont pas encore dévoré !!! Et que penses-tu de Bret Easton Ellis pour bien appréhender l'Amérique du Nord ?
@Sébi> Bazooka, c'est le mot qu'il fallait ! Sinon, y avait aussi Kazero (mais c'est une spéciale dédicace) !
@Sébi> Bazooka, c'est le mot qu'il fallait ! Sinon, y avait aussi Kazero (mais c'est une spéciale dédicace) !
commentaire n° : 5
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Evelyn Dead
(site web)
le: 30/10/2007 08:52:07
Pour bien appréhender l'Amérique du Nord, je propose Témoignage, de Nicolas S.
commentaire n° : 6
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Sébi
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le: 30/10/2007 09:36:55
Plus j'y pense et plus je l'aime ce film. AaAh cette scène de douche ! Gus, t'es le meilleur
Hum... j'en fais trop là ?
Hum... j'en fais trop là ?
commentaire n° : 7
posté par :
Neil
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le: 30/10/2007 17:20:52
Hey Evelyn copine, on ouvre un skyblog toutes les deux? (sinon Bret, je n'ai lu que Less than zero, le plus mince de tous ses romans, et pour quelqu'un qui n'aime pas trop la branchitude, je ne recommande pas)
Hey Sebi copain, don't meSS with NicolaSS!
Hey Neil copain, tu m'en bouches un coin là (ça va, elle est pas trop imagée cette expression?), pour quelqu'un qui n'a que faire des frasques adolescentesques...
Hey Sebi copain, don't meSS with NicolaSS!
Hey Neil copain, tu m'en bouches un coin là (ça va, elle est pas trop imagée cette expression?), pour quelqu'un qui n'a que faire des frasques adolescentesques...
commentaire n° : 8
posté par :
Melody
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le: 30/10/2007 23:06:30
J'ai toujours du mal avec le cinéma de Gus Van Sant; j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose...mais je persévère. J'ai bien aimé Elephant, j'ai faillit ne pas allé au bout de Last Days; quant à Paranoïd Park, j'avoue qu'il m'a laissé sur ma faim...
commentaire n° : 9
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Moskau
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le: 17/11/2007 00:36:28
Hello Moskau,
C'est vrai que c'est prétentieux et esthétisant, mais après avoir vu Once qui est modeste et casse les oreilles, finalement je préfère le premier...
C'est vrai que c'est prétentieux et esthétisant, mais après avoir vu Once qui est modeste et casse les oreilles, finalement je préfère le premier...
commentaire n° : 10
posté par :
Melody
(site web)
le: 17/11/2007 13:25:37