L'homme du jour, c'est bien sûr Jérôme Kerviel (il était encore sur facebook cet après midi, si vous voulez le poker, je pense qu'il appréciera votre geste à sa fair value), qui grâce à son
immense génie a fait perdre à lui tout seul plus de thunes que toute la crise des subprimes à la SG. Récession aux Etats-Unis, naufrages des monolines, effondrement des cours, tout ça mon
gars c'est rien comparé aux 4,9 GEUR que le jeune trader a perdus ce mercredi noir. Nique le système man!! surtout quand on pense que l'escroquerie a été réalisée sans aucun enrichissement
personnel de notre homme. Anarchiste? Militant d'al-Qaida? les journalistes s'interrogent encore et feraient mieux de le lui demander avant qu'il ne tombe par accident sur le dos et sur un
couteau. Bon, on en saura plus dans quelques jours. On regrette seulement pour le spectacle qu'il se soit arrêté en si bon chemin parce qu'étant donné qu'il n'avait plus aucune limite, s'il avait
juste doublé ou triplé ses pertes (scenario même pas stressé), c'est toute la SG qui y passait. A la louche 100000 personnes worldwide à la porte et Bouton obligé de mettre la clef des deux tours
sous le paillasson. Le grand show. Nous vivons une époque formidable.
A propos d'époque formidable, hier j'ai vu un petit bijou de film 57000 km entre nous. C'est du cinéma comme je l'aime, c'est à dire pas forcément du grand mais du proche (57000 km c'est une blague, en fait on est tous sur la même planète, je vous rassure), du identifiant pas très identifiable. Et en plus c'est un film qui prend comme sujet les relations sur internet. Voyez vous ça. Enfin voyez vous-mêmes, petits voyeurs que vous êtes de lire un blog! Parce que les blogs c'est sale, pouah, ce sont des gens torturés qui exhibitionnent leur médiocrité quotidienne à la tête de quelques autres torturés qui cherchent un ailleurs dans un vide sidéral. Bien des journalistes vous le diront. Dans le film, on montre ainsi une famille qui bat du vent autour de la webcam du beau père, un fracassé un cibouleau jouant au bébé virtuel devant une mineure qu'il appelle compulsivement Princesse (Mathieu Amalric mon chouchou est de plus en plus mon chouchou), et certes, il y a de tout cela sur internet. C'est pas moi qui dirai le contraire. Seulement et on la remercie, la réalisatrice ne s'arrête pas là. Parce que les deux jeunes protagonistes ont parfaitement intégré ce mode nouveau de relations, ils le font leur et le vide de toute la part malsaine que leurs parents qui ont bien des problèmes à régler lui ont incorporée. Alors oui, il est possible de tomber amoureux alors qu'on n'a plus d'espoir, il est possible de se promener virtuellement dans une ville alors qu'on est cloué à l'hôpital, il est possible de se rencontrer alors qu'on est à 57000 km de distance. Internet n'est pas vain, c'est juste l'âge des possibles, c'est ce que nous en faisons et c'est pourquoi parfois j'ai tant honte.
A propos d'époque formidable, hier j'ai vu un petit bijou de film 57000 km entre nous. C'est du cinéma comme je l'aime, c'est à dire pas forcément du grand mais du proche (57000 km c'est une blague, en fait on est tous sur la même planète, je vous rassure), du identifiant pas très identifiable. Et en plus c'est un film qui prend comme sujet les relations sur internet. Voyez vous ça. Enfin voyez vous-mêmes, petits voyeurs que vous êtes de lire un blog! Parce que les blogs c'est sale, pouah, ce sont des gens torturés qui exhibitionnent leur médiocrité quotidienne à la tête de quelques autres torturés qui cherchent un ailleurs dans un vide sidéral. Bien des journalistes vous le diront. Dans le film, on montre ainsi une famille qui bat du vent autour de la webcam du beau père, un fracassé un cibouleau jouant au bébé virtuel devant une mineure qu'il appelle compulsivement Princesse (Mathieu Amalric mon chouchou est de plus en plus mon chouchou), et certes, il y a de tout cela sur internet. C'est pas moi qui dirai le contraire. Seulement et on la remercie, la réalisatrice ne s'arrête pas là. Parce que les deux jeunes protagonistes ont parfaitement intégré ce mode nouveau de relations, ils le font leur et le vide de toute la part malsaine que leurs parents qui ont bien des problèmes à régler lui ont incorporée. Alors oui, il est possible de tomber amoureux alors qu'on n'a plus d'espoir, il est possible de se promener virtuellement dans une ville alors qu'on est cloué à l'hôpital, il est possible de se rencontrer alors qu'on est à 57000 km de distance. Internet n'est pas vain, c'est juste l'âge des possibles, c'est ce que nous en faisons et c'est pourquoi parfois j'ai tant honte.
par Melimelo
publié dans :
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