Samedi 16 février 2008
Comme j'ai un peu trop la frite en ce moment, j'ai décidé de me faire un programme ciné déprimant. A contre courant des Juno&Co, voici la mouvance des films "feeling low", avec des femmes dedans et des trucs vraiment glauques qui vous plombent jusqu'au prochain courant d'air qui passe dans votre tête. A un rythme effréné d'une fois toutes les trente secondes. I'm so blond, omg, i'm so into it.

Mon premier n'est pas un vrai flim de cinéma mais un documentaire tourné par une vraie actrice de cinéma sur sa soeur autiste. Elle s'appelle Sabine, montre le quotidien des résidants d'un centre pour adultes handicapés mentaux. On comprend en filigrane les difficultés à trouver des infrastructures adaptées, les dommages qu'ont causé l'internement psychiatrique visiblement traumatisant. On admire le dévouement des personnes qui s'occupent des pensionnaires et on se dit qu'il y a quand même de sâcrés métiers dans ce bas monde. Et on ne peut s'empêcher de se demander si la façon dont une société prend en charge ses plus faibles ne serait pas un indice de développement pertinent. Si on osait se poser des questions.
Mais loin de se cantonner dans la critique sociale, ce documentaire de Sandrine Bonnaire s'inscrit avant tout dans la singularité de la relation que l'actrice et sa soeur entretiennent par delà le handicap. Car Sabine est singulièrement singulière. D'une beauté étincelante avant son séjour à l'hôpital, elle surprend par sa vitalité, sa différence, son humour. Cela est d'autant plus frappant avec les images tournées aujourd'hui où trente kilos en plus, la bave aux lèvres, elle répète inlassablement la même question à sa soeur : "tu vas rester Sandrine? tu vas rester cet après midi? dis Sandrine? tu restes cet après midi?". Et les larmes à la vue terrible des images de sa splendeur passée. Exactement comme nous.

ffffffffffffffffffffffffffff ffffffffffffffffffffffffffffffff  (le vent)

Mon second est lui beaucoup plus formel. La fabrique des sentiments raconte la vie d'Héloise (gloops), célibataire (gloosp), 35 ans (gloops), clerc de notaire (glooooops) et sa difficulté à rencontrer les autres et surtout un homme. Ou comment le confort matériel n'arrive pas à combler le vide existentiel. Du coup, Héloïse décide de faire du speed dating ce qui lui permet de rencontrer des PAC (plans à la con) et des boulets. Finalement, elle décide de fonder une famille avec le boulet et de passer à la modernité en prenant un abonnement sur Meetic. C'est glauque à souhait, Elsa Zilberstein est belle et froide comme un statue, ça vaut un petit détour mais quand même pas de prendre sa bagnole.

ffffffffffffffffffff ffffffffffffff fffffffffffffffffffffffffffffffffff ffffffffffffffffff
par Melimelo publié dans : Flims
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