Dimanche 24 février 2008
Ai vu Notre univers impitoyable sur les rivalités homme/femme dans un cabinet d'avocats d'affaires. Construit sur le concept du "et si..." le film explore et déroule deux virtualités à partir du point où c'est madame ou bien monsieur qui obtient le poste tant convoité. La conclusion, c'est que c'est celui qui grimpe la hierarchie sociale qui nique soit avec sa secrétaire, soit avec son patron (un coup en l'air)(un coup par terre) et que le bonheur n'est pas à porter de dossiers. Le regret c'est que malgré des efforts et Alice Taglioni, ça reste un peu cliché et puis en fait on s'en fiche un peu de leur petite vie étriquée. C'est mauvais signe en général. Ce qui est encore plus mauvais signe, c'est que mes collègues se sont mis à frétiller quand je leur ai raconté l'histoire. Un film qui est office-racontable, ça craint.

Ai vu Redacted sur les ravages de la guerre en Irak. Bon Brian s'interroge sur les manipulations et la confusion qu'une superposition de points de vue et d'images peuvent entraîner. Dans le genre de Cloverfield, il laisse une caméra dans les mains d'un jeune GI au coeur de la tourmante et le fait reporter à qui mieux mieux. Je suppose qu'étant donnés les prix à la Fnac, c'est le genre de technique cinématographique qui sera amenée à prospérer mais pas forcément avec bonheur. Et là, je ne résiste pas à vous copier/coller la critique allocine : "C'est une expérience unique qui nous obligera à réexaminer de manière radicale les filtres à travers lesquels nous voyons et acceptons les événements mondiaux, le pouvoir de l'image médiatisée et l'influence exercée par la présentation des images sur ce que nous pensons et ce que nous croyons." Et sans blague, qu'est ce que vous croyez vous? Non parce que moi la révélation que certains, en cas de rupture totale des lois et des droits, c'est à dire en cas de guerre en fait, seraient trop heureux de fracasser ma petite tête de fille à lunettes, je l'ai eue en classe de terminale précisément. J'avais à l'époque des visions de certains garçons de mon entourage en treilli, c'était pour le moins terrifiant. Et encore, je trouve que c'est un peu tard. Et puis je sais pas, il y a eu Abu Ghraib, c'était un peu plus puissant comme dénonciation qu'un film de ciné tout hollywoodien soit il. La seule mention spéciale sera pour le défilé d'images final où on est littéralement perdus entre la réalité et la fiction et où l'on comprend que plutôt que d'apporter des arguments au débat, Redacted ajoute à la confusion.
par Melimelo publié dans : Flims
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