Samedi 5 avril 2008
Pour moi c'est un retour raté, un rendez-vous manqué, un tout ce que vous voudrez mais pas un bon film. Une fille qui essaie d'oublier son passif de bourgeoise derrière une activité bohème effrenée, s'éprend d'un loser de première qui l'a plus ou mions violée. Elle le suit hors de Paris et l'aidera à recoler les bouts de sa vie éparpillés dans tous les coins. Comme souvent chez Doillon, l'histoire n'a pas tant d'importance que cela. Et je ne suis pas forcément contre. Pour les connoisseurs La drôlesse, j'avais adoré par exemple. En fait, j'avais adoré tous les films de Doillon. Pas pour les scenari compliqués à rebondissements dans les tiroirs donc mais pour les dialogues lumineux. Of course! parce que ça parlote dur. Ca détricote les relations, ça analyse, ça sentimentalise à mort. Bref, et dans le vaste monde de silence dans lequel je vivais, autant vous dire, que c'étaient des grandes bulles d'oxygène. Bref, avec Le premier venu, il essaie de nous la refaire mais la magie en moins (à part une mention spéciale pour la bouille gouailleuse de Guillaume Saurrel). Et ça devient juste chiant. Juste plat. Et ça je connais déjà au quotidien, j'ai pas vraiment besoin de payer pour ça. On en a tous des paroles vides, des regards inutiles, mince on attend du plein, du bien rempli, du truc nourrissant, je sais pas moi, comme un gros oeuf de paques avec plein de chocolats dedans!
par Melimelo publié dans : Flims
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