En ce moment mon dada c'est la zonzon. Un thème social, foucaldien, poignant. Et puis, ça change des cuicuis. Du coup, je me documente vachement, enfin à la hauteur de mes moyens, en allant voir
plein de fictions. Enfin deux. C'est ça qui est bien aussi avec mes dadas, ils ne durent jamais bien longtemps, alors profitez-en et en voiture Simone.
Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.
Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.
Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.
(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.
Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.
Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.
(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
Commentaires
En fait quand je dis que je vais à la garderie, je considère que c'est moi qui vais me faire garder. Parce que parfois les open spaces ont des allures de cours maternelles. Et que d'avoir deux chefs sur le dos, ça peut ressembler à de la garde partagée. Mais à part cette vision infantilisante de mon parcours professionnel, je ne te félicicte pas Mr. Neil, aller voir les cht'is, c'est un peu comme lire le Da vinci code, c'est un devoir national.
commentaire n° : 2
posté par :
Melody
(site web)
le: 10/04/2008 00:15:54
ah il faut lire David Chicotte ? C'est obligé ? J'ai lu le 4e de couverture, ça compte pas ?
commentaire n° : 3
posté par :
raph
(site web)
le: 10/04/2008 08:54:42
J'ai lu le titre, ça compte ?
commentaire n° : 4
posté par :
Evelyn Dead
(site web)
le: 10/04/2008 09:56:28
Moi j'ai vu "Chasseurs de dragons", c'était super bien.
commentaire n° : 5
posté par :
Sébi
(site web)
le: 10/04/2008 19:33:52
j'ai un dvd de bienvenu chez les cht'is (ne me demandais pas d'ou il vient) à la maison, ça compte comme un devoir national si je le regarde sur ma télé?
commentaire n° : 6
posté par :
ajusteur
(site web)
le: 11/04/2008 02:47:44
Et bien moi j'ai été le voir "les ch'tis", meme que je compte y retourner afin de mieux comprendre l'histoire.
commentaire n° : 7
posté par :
Duncan
le: 11/04/2008 18:32:58
commentaire n° : 8
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melo
le: 11/04/2008 20:02:33
Mademoiselle Melo
Vos scorings étant erronés, j'ai été amené à pratiquer un schlac schlac au Novotel avec un client pauvre, ce qui m'a coûté 120 euros car il ne pouvait pas payer la note. J'ai donc l'intention de vous faire poursuivre par mon huissier Maitre Jaunatre. Vos rêves de prison seront bientot exaucés.
Bien à vous
Mademoiselle Dusk
Vos scorings étant erronés, j'ai été amené à pratiquer un schlac schlac au Novotel avec un client pauvre, ce qui m'a coûté 120 euros car il ne pouvait pas payer la note. J'ai donc l'intention de vous faire poursuivre par mon huissier Maitre Jaunatre. Vos rêves de prison seront bientot exaucés.
Bien à vous
Mademoiselle Dusk
commentaire n° : 9
posté par :
dusk
(site web)
le: 19/04/2008 09:49:10
Chère Mademoiselle,
Vous me voyez bien marrie de vos aventures avec ce malotrou. Cependant, ma petite entreprise étant à responsabilité limitée, je crains que toute saisie de biens ou de scorps soit impossible. Etant moi-même en manque de schlac ces temps-ci, peut être pourriez-vous m'indiquer les coordonnées de ce nonchalant pour que j'essaie de sonder s'il est vraiment impensable que vous puissiez rentrer dans vos tréfonds.
Amicalement vôtre,
Mlle Melo.
Amicalement vôtre,
Mlle Melo.
commentaire n° : 10
posté par :
Melody
(site web)
le: 23/04/2008 01:32:34
PS : Ai vu ni l'un ni l'autre, suis à la masse point comme niveau films à l'affiche, j'ai même pas encore vu les ch'tis (cht'is ? bon le film de Danny Boon quoi), c'est dire...