Je suis a Londres en voyage d'affaires. J'adore ecrire cette phrase. Je suis a London for business purposes. La City, l'argent facile, le sexe, Madonna, l'Eurostar, les beans, ca merite largement
le detour mais a l'heure qu'il est j'ai decide d'aller visiter Coney Island pour profiter de mon week end sur place et j'attends le ferry dans le brouillard le plus total. La bay est silencieuse.
Clapoti clapota, c'est a peine si j'entends le bateau qui s'approche. J'ai toujours reve de voir la statue de la liberte. Je monte sur le matelas a l'arriere ou la fatigue me cloue a ras de
l'eau. Je flotte. Le brouillard se fait plus dense. Autour de moi, des ailerons. Je prends bien garde a ne pas laisser depasser mes gambettes du matelas mais je decide de minder the gap et de
descendre au prochain stop, la bienheureuse Indiana.
Indiana ressemble un peu a Coney Island. Enfin d'apres ce que je peux en imaginer dans mes reves les plus foufous. Des ruelles napolitaines que j'entreprends de gravir. A mi-chemin entre le rien et le vide, je rencontre Anne. Elle aussi vient d'Annecy aux origines du monde. On n'etait pas particulierement amies a l'epoque mais elle semble tres enthousiaste. Elle me raconte la diaspora a Indiana, les conditions difficiles. Elle m'invite dans son petit appartement au dernier etage sans ascenseur certes, mais avec terrasse. Avec terrasse donnant sur la cage d'escalier ou les voisins ont decide de rejouer la scene d'Underground avec la fanfare certes, mais avec transats en bois massif. Anne me montre la dizaine de transats alignes en m'expliquant que ses futurs babes y seront tous bien installes. Je suis de plus en plus fatiguee, je decide de prendre l'air et de monter la falaise par le chemin ou les balises sont jaunes et non pas celui ou elles sont blanches.
Pour redescendre, je prendrai l'ascenseur avec Tiphaine. Dans la cabine, je nage au-dessus de sa tete en essayant de coller mon visage au sien pour lui expliquer de se mefier. Je suis un requin.
Indiana ressemble un peu a Coney Island. Enfin d'apres ce que je peux en imaginer dans mes reves les plus foufous. Des ruelles napolitaines que j'entreprends de gravir. A mi-chemin entre le rien et le vide, je rencontre Anne. Elle aussi vient d'Annecy aux origines du monde. On n'etait pas particulierement amies a l'epoque mais elle semble tres enthousiaste. Elle me raconte la diaspora a Indiana, les conditions difficiles. Elle m'invite dans son petit appartement au dernier etage sans ascenseur certes, mais avec terrasse. Avec terrasse donnant sur la cage d'escalier ou les voisins ont decide de rejouer la scene d'Underground avec la fanfare certes, mais avec transats en bois massif. Anne me montre la dizaine de transats alignes en m'expliquant que ses futurs babes y seront tous bien installes. Je suis de plus en plus fatiguee, je decide de prendre l'air et de monter la falaise par le chemin ou les balises sont jaunes et non pas celui ou elles sont blanches.
Pour redescendre, je prendrai l'ascenseur avec Tiphaine. Dans la cabine, je nage au-dessus de sa tete en essayant de coller mon visage au sien pour lui expliquer de se mefier. Je suis un requin.
par Melimelo
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