Le blog qui te botte
La palme d'or cette année aurait très bien pu s'appeler Entre les murs 2 mais pour des raisons ésotériques qui nous dépassent tous, Jacques Audiard a préféré nommer son film Un prophète. C'est vrai qu'à la différence des petites racailles du collège des balmettes, le héros apprend très vite à lire, à écrire et à parler corse. Arrivé en prison nu comme un vers, sans soutien, sans expérience, on ne donne pas cher du petit cul de Malik à la Centrale. Mais c'est l'histoire d'un parcours exemplaire. Plus qu'un film de prison, Un prophète est avant tout un film de gangsters et d'apprentissage. La zonzon c'est pour le milieu sous contraintes mais comme Malik on comprend que c'est avant tout un tissus poreux où ce qui est initié dedans est continué dehors et vice et surtout vice et versa. Franchement du grand art. Du cinéma.
Non mais j'ai écrit ça quand je croyais encore qu'il y avait des limites. Mais en fait non.
bisous!