Bobby est un bon film (malgré un nom ridicule (non mais je dis ça parce que le chien taré de ma tante s'appelait bobby (d'ailleurs je vais faire un post sur la vie des chiens (du moins ceux qui ont compté pour moi))). D'abord parce qu'il est parfaitement maîtrisé dans sa réalisation et dans son exécution. Dans sa réalisation avec un rythme soutenu, une tension dramatique qui monte qui monte et qui ne fait pas psshhiiiiitt. Dans son exécution avec un belle brochette d'acteurs au top. Il y a ses vieilles actrices ex sex symbols qui font passer dans leur visage marqué des émotions bien plus poignantes qu'un pic à glace. Il y a Elijah qui est boooooô. Il y a des jeunes rois. Il y a même Morpheus qui est plus convaincant qu'en matrixman. Bref il y a tout ça et c'est très bien pour nous.
Mais Bobby est aussi un bon film pour des raisons un peu moins éthérées. Parce que bien sûr c'est un film sur l'assassinat de B.F.K, futur président des USA en 1968, mais tourné en 2006, il est quand même difficile de ne pas faire la comparaison avec un président qui voulait arrêter la guerre du vietnam, qui se battait pour les idées défendues par Dr. King sur l'égalité et la justice dans son pays. Et la comparaison n'est pas flatteuse pour les States. Mais vu en 2007 en France, petit pays scarabé aux portes de l'Empire, ce film résonne aussi d'une drôle de comparaison avec une campagne pour laquelle on se sent bien incapable de s'enflammer pour une candidate de gauche. Je parle de la gauche parce que la solidarité on sait ce que cela représente pour les candidats de droite hein (là attention, pas de jugement à l'emporte pièce, je le tiens de jeunes UMPistes eux-mêmes qui ont déclaré 'la solidarité, mais on en a rien à foutre de la solidarité!!' (et un jour il faudra que je fasse un post sur la vie des jeunes UMPistes (mais c'est moins gentils que les toutous))).
Bref, la belle époque, en plus les gens ne mourraient même pas des balles dans le bide. Sauf Bobby. Bien sûr.