Le blog qui te botte
Je n'avais pas spécialement éprouvé le besoin d'écrire sur Away we go. Et maintenant que j'y pense, ni sur Twilight II. Etrange. On apprenait pourtant dans ce
dernier que pour ne pas vivre dans le péché, il fallait se marier avant de se faire mordre par son vampire de copain. Edifiant. Enfin, je me sentais plutôt bien sans mon blog et j'avais du
ouinouin à dorloter vous comprenez.
Et puis, hier soir, erreur fatale.
J'ai cru que La route, c'était une sorte de Into the wild sauf qu'ils allaient vers les mers du sud. Plus malin, pensais-je. Et maintenant, me revoilà
collée serrée à mon blog pour exorciser. Malin en effet. Dans le monde post-apocalyptique, il n'y plus de wild, plus que des cendres du wild. Et des semblants d'humains prêts à
s'entredévorer. A ce propos, j'avais trouvé que le réalisateur y était allé fort avec ses maisons des horreurs remplies d'humains à manger dans les caves. J'ai appris depuis qu'en fait, par
rapport au livre, il avait plutôt été soft. Il nous a épargné la scène du bébé cuit à la broche. Et je l'en remercie très fort. Mais même la version édulcorée, elle ne m'a pas plu du tout du
tout. Il faut comprendre, dans ce monde là, il place un père...et son petit garçon qu'il doit protéger. Et là, paf, identification totale. Vous comprenez, moi j'ai peur qu'elle tombe de la table
à langer. J'ai peur qu'elle s'étouffe dans son lit. J'ai peur qu'on me la vole. J'ai peur de la laisser à une nounou. Je ne peux pas la protéger de tout. Je ne peux pas la protéger d'une
catastrophe nucléaire. Je ne suis pas aussi forte que Vito et même lui, il n'y arrive pas.
Autant vous dire que c'était la déprime la plus totale, la déprime grise des fins de semaine. Et toute la nuit, des corps émaciés m'on accroché les pieds pour m'entraîner au fond de la cave. Au
réveil, pour me désennuyer un peu j'écoute les bonnes nouvelles de la terre qui chauffe. Et je découvre, stupéfaite, les merveilles que nous réserve la géo-ingénierie. Ou comment injecter un
million de tonnes de soufre dans l'atmosphère chaque année pour la refroidir ou du sulfate de fer dans les océans pour développer le plancton.
Ma bisounette, je vais t'inscrire à la randonnée à la rentrée.
c'est un truc imparable ça : dès que t'as des gosses, tu supportes plus de voir un gosse souffrir au cinoche.
(alors que tu supportes assez bien de faire souffrir le tien, avouons-le)
voilà qui est alléchant...
crevette, boultan> je vois qu'en cas de catastrophe, certains ont déjà choisi leur camp...
Duncan> moi je vais acheter un flingue
Evelyn> ben oui quoi. et Evelyn alors?
Mais étonnement, je ne pense plus à sa fragilité quand je me fait arracher la peau par les petits ongles de ma chèèèèère petite ! :D
D'ailleurs, si certains veulent un avant-goût de l'apocalypse, on envisage de la louer pendant quelques temps. Faites-moi signe ! ^^
Jérémie> nous on lui coupe les ongles. mais j'avoue, ça fait très peur.
En fait, c'est un peu nimp et pas vraiment régulier. Et encore, c'est sans compter sa fascination pour les ampoules électriques et le besoin de satisfaire sa lubie à 3h du matin pour s'endormir... Suffit de la poser devant une ampoule allumée et elle s'endort toute seule. :D
Pour les ongles, on préfère une petite lime pour ongles fragiles. Ca prend plus de temps, mais c'est bien plus rassurant !
Evelyn> on sort le bébé avec une paille. grand débat sur l'identité nationale : qu'est ce qui est pire, les blagues sur les blondes ou les blagues sur les bébés dead?
Jérémie> courage. mais c'est étonnant le coup de la lampe. remarque j'ai entendu une maman raconter que pour son petit c'était le marteau piqueur...
Et oui, j'ai testé, avec une lampe à lumière froide genre néon, ça marche 'achement moins bien. :D Ca se voit aussi avec une lanterne magique, les motifs rouges et oranges la captive plus que les autres. :D
Oui, je suis ingénieur et je me soigne... Enfin, j'essaie, ça a pas l'air gagné. :D
Mais en fait c'est : "un bébé dans deux poubelles".