Flims


Mardi 3 novembre 2009
J'ai le plaisir de vous dire que, une couverture dans les bras, courant à la sortie de la clinique, les programmes reprennent du service. Très fort.

Avec un léger biais cependant.

Dorénavant, finis les choix impulsifs, terminées les envies suscitées par une bande annonce racolleuse, out l'ère du bling bling. Dorénavrant, ce qui compte une deux trois, ce sont les minutes.

Clones 85 min : efficace de rapidité. En plus, comme on comprend le principe assez vite (dans le futur, les gens vivent à travers des clones pour faire plein de bétises, un peu comme dans une Matrix mais en silicone et en plus nul), on se dit qu'il aurait même pu faire un peu mieux. Un format de 20 mn aurait touché la perfection.

(500) jours ensemble 96 min : traîne un peu longueur quand même. Pour les quelques midinettes qui ne l'ont pas encore vu, l'acteur dont le nom doit tourner autour de Lewit vaut le détour tellement il est trognon mignon. Mais c'est bien tout.

Le petit Nicolas 90 min : beaucoup trop long. D'ailleurs vous pouvez tout à fait vous passer de ce film énervant comme la tête à claques de ce petit Nicolas. J'avais pas réalisé en lisant Sempé à quel point son monde était ignoble, dégoulinant, gerbant. Le procès "Amélie Poulain vs La réalité qui fait mal" au sujet des taggeurs de Montmartre c'était vraiment rien à côté. Mais bon, la différence, je suppose, est que personne n'est allé voir Le petit Nicolas.

Le ruban blanc 144 min : mais quelle folie M. Haneke de faire un film aussi long. Il faut dire que pour parler des Racines du Mal, ça demande au moins du noir et blanc et de l'Allemagne version pré 1ère guerre mondiale. Au moment où l'Europe est sur le point de basculer, des crimes étranges frappent la petite communauté d'un village isolé. On ne saura jamais qui sont les coupables mais gageons qu'ils sont multiples et pas forcément majeurs. Car chez Haneke, le Mal est autant chez l'innocent chatié que chez les parents sadiques et autoritaires. Le Mal est à la racine, pas la peine de chercher la réponse, le fruit est pourri depuis bien longtemps. Ca c'est la vision du monde de M. Haneke. Pas très raccord avec mon humeur du moment qui serait plutôt guizougazougouzou.
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Par Melimelo

Lundi 21 septembre 2009

C'est vrai que le "très très puissant lobby de l'internet" me conseillerait vivement de refaire la bannière de mon blog, mais comme j'ai pas 40 kEUR sous la main là titsuite, je vais peut être juste me reposer à la place. C'est nettement plus clace.

 

Sinon, je sais pas chez vous, mais en discutant avec des Messieurs, je me suis rendue compte que j'avais quand même bu pas mal de flims ce mois-ci. hips. Et que comme, à cause de mes trois neurones restants dus à mon état avancé et presque prolongé, en tout cas allongé, j'avais décidé de me murer dans un très noble silence, pour ne pas faire chuter le niveau d'excellence de ce blog, ben je les avais tout simplement oubliés.

"Mais alors Mélo, c'est dommage quand même" - les Messieurs insistant poliement -

"Ouais, je sais, mais je préfère me reposer. Et puis il y a la finale cantonnale d'un dîner presque parfait. Et aujourd'hui, c'est cuisine régionale des Etats-Unis avec Dali qui fait cuire du foin" - Mélo baillant sur son canapé face à sa télé virtuelle -

Bon aller, je te la fais en mini et en short alors, en oubliant les bons mots et les blagues :

The film du mois c'est l'excellentissime District 9, d'ailleurs je ne sais même pas comment tu fais pour ne pas l'avoir déjà vu. Les ET débarquent ou plutôt restent coincés dans leur vaisseau au dessus de Johannesburg il y a 20 ans de cela. Pour gérer ces aliens qui n'ont aucun sens de la propriété (proprement insoutenable) et qui raffolent de paté pour chat (dégueulasserie), on les mets dans des camps de réfugiés où ils pullulent. En Afrique du Sud, déjà que la cohabitation interaciale c'est pas gagné, l'égalité des espèces je ne vous dis même pas. Ca c'est pour le décors un peu politique du moins réaliste du flim. Le reste c'est une série B super bien filmée avec des tatatatata, sgrouik sgrouik et compagnie. On adore, c'est vraiment trash. On en veut encore du Whiskas pareil.

Et sinon, qu'y a-t-il de plus trash qu'un film gore? Et oui, bravo Jean-Pierre, c'est bien un mélodrame des familles avec une petite leucémique dedans et Cameron Diaz en mère courage. Ma vie pour la tienne, c'est juste ignoble. Au départ pourquoi pas, la jeune soeur attaque en justice ses parents pour l'avoir génétiquement conçue compatible dans l'idée de faire divers prélévements pour prolonger la vie de sa soeur malade. Au final on obtient juste un film pétri, moulé aux bons sentiments d'une mièvrerie telle que toute la salle pleurait en choeur. Même le Monsieur gros tatoué à côté de moi. Moralité, personne n'osait se regarder à la sortie. Si c'est pas honteux tout ça.

Il y a eu aussi l'improbable Numéro 9, film d'animation fantastique dont l'histoire tient sur un ticket de métro. Pour résumer on était 8 dans la salle.

 

Et enfin, Inglorious Basterds que tout le monde a déjà vu. A priori, j'avais pas grand chose à dire dessus, à part qu'on passe quand même un bon moment, que les acteurs français font pitié à côté des autres, que Tarantino grâce au cinéma peut changer l'histoire la grande, etc. Après, il y a ce qu'on lit et ce qu'on entend dessus. En gros c'était que les acteurs français font pitié et que Tarantino grâce au cinéma peut changer l'histoire la grande, etc. Mais je tiens à rapporter un petit plus, qui n'est pas de moi mais d'un chroniqueur de France Cucu, enthousiaste et historien, qui tenait à rappeler que si Tarantino situe son histoire en France, soit dans un pays occupé, ce n'est peut être pas sans raison étant donné son engagement contre la guerre en Irak. Messieurs, méditons là-dessus.

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Par Melimelo

Mercredi 16 septembre 2009

Puisque c'est du film d'Honoré dont on parle, je dirai qu'il est dans l'ordre énervant, interrogeant pour finir sur un pas si mal.

La première partie, il faut l'oublier, elle est comme les macarons de la Durée. La famille de Léna se retrouve dans la maison familiale en Bretagne, grande et belle la maison, il va sans dire, car dans les films d'Honoré l'aisance et la richesse vont sans dire, il suffit de les montrer finalement, et tout devient si naturel, si plaisant. Pourtant même en louchant du côté d'Un conte de Noël, les enfants gâtés, ça m'énerve.

Par contre, que faut-il penser du petit conte folklorique du milieu? L'histoire on la comprend un peu quand même, c'est Katell qui ne trouve pas d'amoureux car elle les épuise en les faisant danser jusqu'à la mort. Finalement, seul le diable viendra à bout de la belle bécassine et c'est elle qui tombera d'épuisement. Le tout est de trouver le raccord avec Léna.

Du coup, tout ça devient pas si mal, parce qu'elle a beau être promise au diable, Léna se découvre peu à peu. Finalement pas si bonne mère, pas si bonne fille mais pas si hystérique non plus.

Un seul regret (mais pas d'excuses)(un, ça va, plusieurs, bonjour les dégâts)(que notre république est belle), ils n'ont même pas chanté.


Nota bene : Parce que hier Patriiiiick est mort. Et nos coeurs en pleurent encore. 

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Par Melimelo

Lundi 31 août 2009

La palme d'or cette année aurait très bien pu s'appeler Entre les murs 2 mais pour des raisons ésotériques qui nous dépassent tous, Jacques Audiard a préféré nommer son film Un prophète. C'est vrai qu'à la différence des petites racailles du collège des balmettes, le héros apprend très vite à lire, à écrire et à parler corse. Arrivé en prison nu comme un vers, sans soutien, sans expérience, on ne donne pas cher du petit cul de Malik à la Centrale. Mais c'est l'histoire d'un parcours exemplaire. Plus qu'un film de prison, Un prophète est avant tout un film de gangsters et d'apprentissage. La zonzon c'est pour le milieu sous contraintes mais comme Malik on comprend que c'est avant tout un tissus poreux où ce qui est initié dedans est continué dehors et vice et surtout vice et versa. Franchement du grand art. Du cinéma.

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Par Melimelo

Mardi 25 août 2009
Oh non, c'est le retour des vacances et je vais encore devoir dire du mal. Alors que irl, je suis une personne si douce, si agréable, si prompte à souligner le bon côté des choses. Un éclat de rires et de joie permanent. Un 1er gaou à moi toute seule.

Alors merci internet et surtout merci le cinéma de me permettre de montrer que n'est pas guimauve qui veut, qu'on peut avoir une petite voix toute chose et des doigts bien crochus sur le clavier.

C'est la rentrée, accrochez-vous.

Good morning England aurait passé le crible haut la main s'il n'y avait pas eu de comparaison possible. Hors le problème quand on fait un film sur un fils qui vient retrouver son père sur un bateau déjanté c'est qu'il y a un chef d'oeuvre fortement, mais alors très très, comparable sur ce sujet. Pas de bol, il y a Bill Murray dedans et en plus c'est un de mes films préférés. Du coup, la petite bande de Djs des mers elle semble naviguer dans une marre aux canards et paf, Melo elle dit du mal, encore du mal.

Toujours du mal pour Les derniers jours du monde malgré la présence du eternal chouchou Amalric. D'accord, ce film ne mise pas sur le réalisme. Il loucherait même du côté sur (réaliste)(tu suis ou bien?) avec enchaînement de petites scènes de genre, granguignolesques etc. Mais je sais pas, c'est pas du Bunuel, du coup on ne croit ni à la réalité environnante (fin du monde) ni au traitement onirique des aventures de notre héros. Et entre rêve et réalité, il y a juste de la place pour du pas grand chose ou du grand n'importe quoi. Au choix.

Allez, j'espère que t'as choisi la couleur de ton cartable.
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Par Melimelo
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