Dimanche 4 mai 2008
Ce soir j'ai envie de vous (re)donner envie. Comme je ne peux pas faire la danse du ventre là tout de suite, ni faire un strip quasi comic, je vais juste vous donner un bon conseil mais qui vaut son pesant de polenta. Parce que je suis certaine que Ciao Stefano vous seriez passés à côté. C'est vrai que la bande annonce à l'air gentillet. Bon le rocker punk italien (ahahahahah) de 35 ans qui connaît un passage à vide et qui quitte Roma pour revenir dans son Emilia Romagna natale, ça casse pas forcément une patte à un toutou. Sauf que si tu ajoutes le regard de Stefano qui contemple la tragédie burlesque de la vie de famille avec un curieux mélange de détachement et d'affection, tu obtiens une vision foncièrement contemporaine de l'Italie. Et vous savez quoi? Ca me donne furieusement envie.
par Melimelo publié dans : Flims
Jeudi 1 mai 2008
et hop comment perdre ses cinq lecteurs.

Mais aujourd'hui est un jour spécial puisque par une heureuse conjonction des astres, le ciel rejoint enfin la terre. La fête du travail (plus, feignasse) coïncide avec l'ascension (il paraît que quand la tête est passée, le corps vient tout seul). Le rouge et le noir quoi. D'ailleurs, à l'heure qu'il est j'hésite encore entre une petite manif merguez ou me taper trois heures de messe à la radio. Tout compte fait, je pense que je ne vais rien faire. Ah si, ressusciter le blogounet, quoique tu t'en balances pas mal puisque tu es en week end, béni soit le muguet, mais je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.

Enjoy.

Quand tu meurs, ta vie défile à toute vitesse devant tes yeux. Donc depuis une semaine que I lay dying, je vous fais un petit résumé du grand défilé. Mais vite fait, comme disent les jeunes d'aujourd'hui.
The eye ne m'a même pas fait peur, je l'ai trouvé seulement ridicule. Evidemment il y a Jessica Alba, mais à la surprise générale cela ne suffit pas à nous terroriser. Circulez, il n'y a vraiment RAV.
Penelope petite mignardise sucrée montre que même avec un nez de cochon Christina Ricci reste infiniment sexy. Je ne suis pas certaine que cela serait le cas pour Jessica Alba. Par contre les paris sont ouverts pour Scarlett (gruiiiik gruiiiik, fais le cochon pour ceux qui ont des références cinématographiques).
L'heure d'été d'Assays mérite certainement mieux que trois lignes. Je dirai seulement qu'on retrouve Jérémie Renier quatre ans après l'avoir laissé dans Violence des échanges en milieu tempéré dans la continuité de son personnage. Bourgeoisie sans complexe et mondialisée, égoïste par dessus tout. Mais malgré la critique sociale, malgré le douloureux constat que le choses ont parfois plus de mémoire que les hommes, la force d'Assayas est de ne jamais condamner, de toujours trouver ce qui sauve. Et puis il n'a pas pu s'empêcher d'ajouter des adolescents sautillants sur Loser des Plasticines, parce qu'après tout c'est quand même ce qu'il sait le mieux faire.
27 robes a été un flim compliqué dans l'état de mort cérébrale où je me trouvais hier soir. Les 20 premières minutes je n'ai absolument rien compris. Mais pourquoi cette fille allait à tous ces mariages? de quel complot médiatico financier parlent-ils? c'est bizarre sa boîte ne ressemble pas à celle d'un traiteur?... Mais que voulez vous après une longue absence, il faut le temps de reprendre ses marques. Vite fait.

par Melimelo publié dans : Flims
Mercredi 9 avril 2008
En ce moment mon dada c'est la zonzon. Un thème social, foucaldien, poignant. Et puis, ça change des cuicuis. Du coup, je me documente vachement, enfin à la hauteur de mes moyens, en allant voir plein de fictions. Enfin deux. C'est ça qui est bien aussi avec mes dadas, ils ne durent jamais bien longtemps, alors profitez-en et en voiture Simone.



Comme les chemins de traverses sont souvent plus instructifs que la grande route, ces deux flims ont la subtilité de s'intéresser non pas à la description de l'univers carcéral mais à l'enfermement que les détenus portent en eux même au-dehors, par delà les murs. Mmmmm malin.

Les 7 vierges raconte les 48 heures en dehors de la maison de correction du jeune Tano, dans une ville que j'ai crue être Séville mais qu'on aurait bien du mal à reconnaître tant les grands ensembles urbains périphériques se ressemblent. A croire que la misère n'est pas moins dure au soleil de l'Espagne ou d'ailleurs (poncif poussif et alors?). Bref, c'est la zone. C'est l'histoire de jeunes malfrats à la petite semaine le temps d'un week end, pas très intéressants, pas très perturbants, qui sont autant enfermés dans leur condition sociale qu'ils le sont entre les murs d'un centre de détention. Si personnellement je ne recule devant aucune citation, Alberto Rodriguez quant à lui n'hésite pas une seconde devant les effets un peu clinquants. Et zyva les cieux qui défilent à toute vitesse et dai le décompte du temps, comme un leïtmotiv qui rythme toute la temporalité du film et qui ne trouve de terme que dans la fuite irreversible et libératrice. C'est un tantinet prétentieux mais il faut l'avouer assez efficace. Du cinéma quoi.

Il y a longtemps que je t'aime n'a lui par contre pas grand chose du cinéma. Il lui manque définitivement ce lustre et crème à reluire, il lui manque le côté images. Mais bon, je ne vais pas en dire du mal, j'ai adoré malgré ça et malgré moi, comme le Figaro, La Croix et  Métro. Ca sucks dur je vous le dis. C'est l'histoire de Juliette qui revient après 15 ans de prison et de silence chez sa soeur Léa. Si Kristin Scott Thomas arrive parfaitement à incarner une Juliette qui s'ouvre doucement au monde et aux autres (et à leur souffrance aussi, puisqu'elle n'en a pas apparemment le monopole)(shocking) c'est surtout Elsa Zylberstein qui m'a scotchée. Je la cantonnais à des rôles froids, avec sa beauté de statue, pas très rigolote ni vivante. Elle rend juste Léa attachante, exemplaire de chaleur et d'humanité. Seulement un petit bémol sur l'instrumentalisation narrative des enfants comme vecteurs pour soulever les vérités qui dérangent. Mais c'est le seul truc artificiel que j'ai détecté dans ce film plus que casse gueule. The end.

(non mais il est 02:21 quand même et demain j'ai garderie boulot)
par Melimelo publié dans : Flims
Samedi 5 avril 2008
Pour moi c'est un retour raté, un rendez-vous manqué, un tout ce que vous voudrez mais pas un bon film. Une fille qui essaie d'oublier son passif de bourgeoise derrière une activité bohème effrenée, s'éprend d'un loser de première qui l'a plus ou mions violée. Elle le suit hors de Paris et l'aidera à recoler les bouts de sa vie éparpillés dans tous les coins. Comme souvent chez Doillon, l'histoire n'a pas tant d'importance que cela. Et je ne suis pas forcément contre. Pour les connoisseurs La drôlesse, j'avais adoré par exemple. En fait, j'avais adoré tous les films de Doillon. Pas pour les scenari compliqués à rebondissements dans les tiroirs donc mais pour les dialogues lumineux. Of course! parce que ça parlote dur. Ca détricote les relations, ça analyse, ça sentimentalise à mort. Bref, et dans le vaste monde de silence dans lequel je vivais, autant vous dire, que c'étaient des grandes bulles d'oxygène. Bref, avec Le premier venu, il essaie de nous la refaire mais la magie en moins (à part une mention spéciale pour la bouille gouailleuse de Guillaume Saurrel). Et ça devient juste chiant. Juste plat. Et ça je connais déjà au quotidien, j'ai pas vraiment besoin de payer pour ça. On en a tous des paroles vides, des regards inutiles, mince on attend du plein, du bien rempli, du truc nourrissant, je sais pas moi, comme un gros oeuf de paques avec plein de chocolats dedans!
par Melimelo publié dans : Flims
Dimanche 30 mars 2008
Je vais pas me mentir plus longtemps, le dernier Wes Anderson est dans la lignée des Derniers. C'est à dire qu'on connaît par coeur les ficelles, les atmosphères, les acteurs. Mais à la différence des frères Cohen, d'Allen et j'en passe mais pas des meilleurs, cet univers là, je ne crains pas de me le passer en boucle ad nauseam. Genre la scène de The Royal Tenenbaums avec Needle in the Hay d'Elliott Smith, la revoir 42 fois d'affilée, c'est un peu mon quotidien. Alors avec The Darjeeling Limited, on reste en famille et c'est tant mieux. Trois frères essaient de dépasser le Père en allant à la recherche d'une Mère évanescente au fin fond de l'Inde. Ainsi, ils  vont laisser sur le quai dans leur sprint pour sauter dans le train qui s'éloigne, tant un Bill Murray essoufflé (La vie aquatique non? si) pour la scène d'ouverture, que les valises Vuitton paternelles pour la scène finale. Physique et symbolique. The Darjeeling Limited ce sont donc des personnages hauts en couleurs (bleu, orange, jaune pour les intérieurs), une bo d'enfer (the Kinks non? si), des monstres (un vrai tigre au lieu d'un requin tigre), des relations humaines complicated. Mais c'est aussi un court métrage introductif Hôtel Chevalier avec une vue sur Paris de toute beauté et une Natalie Portman toute bleutée. Sauf que je pense qu'il s'est planté, c'était pas les Champs Elysées. Mais passons. Donc malgrè les trucs à creuser, malgrè que c'est encore sur le mode mineur, moi je le qualifierais bien de jubilessant et ne venez pas me contredire, vous n'avez qu'à aller au ciné.

par Melimelo publié dans : Flims
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