Conglomérat

Publié le par Melimelo

"Et les fiiilles, on va au ciné?? On va voir Congorama, il paraît que c'est trooop bien!! Mes copains ont adoooré!! C'est un film heuh..vous voyez, trop drôle, un peu comm..heuh.. Le déclin de l'Empire américain!!

- ..., tu veux dire que c'est un film canadien?

- ouiii!!"

Alors on a pris nos bottes et nos sacs gucci et on est allé de ce pas voir le film sus cité. Seulement c'était mercredi et le mercredi la roue tourne (c'est bien connu mais pas de nous) et du coup on s'est retrouvées au Père tranquille à boire des verres de vin. Et à parler accessoirement d'accessoires.

Seulement, comme je suis un peu butée, le jeudi j'ai pris mes bottines et mon sac hermes et (devinez quoi), je suis allée voir Congorama. Contre toute attente, le film débute non pas au Congo, ni au Canada mais en Belgique. Avec un type qui n'a pas vraiment une tête de gagneur et qui ne nous est pas vraiment sympathique non plus. Et là j'ai eu un peu peur. Mais Congorama n'est pas qu'un film de genre, c'est aussi une intrigue policière, pleine de rebondissements inattendus, de secrets industriels et de disparitions d'oeuvres d'art. Finalement, je le comparerais plus au Sixième sens qu'aux films des frères Dardenne, si la comparaison était possible. Côté thriller familial à la recherche de ses origines. De plus, la thématique des Expositions universelles avec ces images de l'atomium et le récit d'une naissance prématurée près du pavillon "L'homme à l'oeuvre", donne un ton poétique un peu désuet. Très décalé. Surtout avec l'accent belge qui fraternise avec celui québécois. Congorama est un film qui prend, comme une bonne mayonnaise. Et on aime ça!

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Publié dans Flims

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