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Victoire! Après quatre essais infructueux, voici que les portes du "Dernier roi d'Ecosse" se sont ouvertes devant nous. Certes nous étions reléguées au premier rang, mais voir Forest Whitaker sur un écran géant à cinq mètres, c'est une expérience qui vaut le détour.
"Le dernier roi d'Ecosse", comme son titre ne l'indique pas, raconte l'histoire d'un jeune médecin écossais qui vient chercher l'aventure en Ouganda et se retrouve au centre de l'appareil politique d'Amin Dada. En gros, ce film c'est Bécassin au pays des tortionnaires.
Premièrement, Bécassin est en mal d'aventures alors il prend un globe terrestre et tombe - après avoir éliminé le Canada, mais là je ne vois vraiment pas pourquoi, c'est peut être à cause de Céline Dion, quoiqu'en 1970, ... - sur l'Ouganda. L'Ouganda semble parfait pour les désirs d'exotisme de notre jeune héros, complétement ignorant de toute réalité politique du pays, jusqu'au nom de son président. C'est donc avec un regard vierge qu'il débarque au coeur d'un pays sous le choc d'un coup d'Etat qu'il considère pour sa part comme une occasion unique de vivre de grands moments d'émotion.
Deuxièmement, après une rencontre inespérée avec le nouveau Président, Bécassin est propulsé médecin personnel d'Amin et aussi conseiller personnel. Il en profite pour abandonner la mission humanitaire qui l'avait recruté, un peu trop rurale à son goût. C'est alors que se tisse toute la tension du film centrée sur les relations de fascination réciproque que se vouent les deux hommes. Amin aime beaucoup son petit ami blanc au regard d'azur, si jeune et si plein de fougue, et Nicholas voue une admiration sans borne à Amin symbole de puissance, de luxe et de démesure.
Enfin, après cette ascension fulgurante, Bécassin découvre avec stupeur qu'Amin est un fou sanguinaire qui n'a peut être pas tenu toutes les belles promesses faites à son pays. Mais à sa décharge, c'est vrai que Bécassin n'aime pas trop lire les journaux. Par contre, étant donné son métier de médecin, il ne lui est pas vraiment pardonnable de ne pas savoir que quand on jouit des plaisirs de la chair avec la troisième femme d'Amin, un bébé par vraiment 100 % ougandais puisse voir le jour. Heureusement, Bécassin après une expiation presque christique, ne laissant pas échapper un son de souffrance, gagne sa place pour un retour calamiteux vers son Ecosse natale.
Autant vous dire, ce film est porté entièrement par Forest qui a déjà eu l'Oscar de mon coeur dans The crying game. Je vous ai donné envie là, non? Aller, vous reprendrez bien encore un peu de 300 000 morts!